Place au jeu, maintenant. Nous avons commencé les tests du Cougar sur des jeux d’action. Mais, soyons clair, ce joystick a été construit pour les fanatiques de la simulation, et n’a pas été conçu pour satisfaire les appétits bourrins des joueurs branchés jeux d’arcade. Malgré tout, tester le Cougar sur des jeux comme Yager (simulation de vaisseaux) ou Mechwarrior 4 permet de se faire une bonne idée de la prise en main et de l’ergonomie de ce Hotas. Et le résultat est loin d’être mauvais. Sur Yager, le joystick a immédiatement été reconnu par le jeu, et toutes les touches du joystick ont pu être attribuées à une commande. Et il s’avère que le Cougar se débrouille finalement très bien avec ce genre de jeu. Grâce aux nombreux boutons facilement accessibles sur le joystick, et avec un peu de mémoire (mais les habitués des Hotas ont tous une bonne mémoire, c'est bien conny), il est possible d’assigner en quelques clics pas moins d’une quinzaine de commandes aux boutons directionnels, et ce sans jamais forcer sur la main pour les atteindre. On assigne ainsi quatre commandes différentes à un unique bouton multidirectionnel afin de tout avoir sous la main. Le principal problème du Cougar avec les jeux d’action se ressent au bout d’une petite heure de jeu : les ressorts du joystick, très durs, fatiguent très vite le bras à cause des changements de directions vifs, voire violents, que l’on donne durant les phases d’action. On se rend alors compte que le joystick n’a pas été conçu pour ce genre d’utilisation : la base à beau être lourde, lors des à-coups violents, le socle a tendance à se décoller de la table. On regrette alors que Thrustmaster ait juste collé des fixations en caoutchouc sur la base et n’ait pas fourni de ventouses. Malgré tout, le Cougar a parfaitement rempli son rôle sur les jeux d’action. Si, sur Yager, il était parfois difficile de viser vite et bien à cause de la dureté des ressorts, la dureté du manche était en revanche sensiblement moins problématique sur Mechwarrior 4 et, au contraire, aidait à la visée. Toujours sur Mechwarrior 4, notons simplement que les cliquetis à répétition émis par la manette des gaz (qui servent sur une simulation à savoir où se situe la post-combustion) ont eu le don d’agacer mes proches collègues de bureau.
C’est bien évidemment sur les simulations pures et dures que le Cougar prend tout son sens. Testé sous IL-2 Sturmovik et Lock-On, le périphérique de Thrustmaster est parfaitement dans son élément. Passons d’abord rapidement par l’interface de programmation du joystick, qui s'effectue grâce à un logiciel appelé Foxy, permettant de créer des macros personnalisées pour chaque jeu. La programmation se fait dans un langage complexe précis (et c’est un euphémisme) qui le réserve aux plus acharnés de la simulation. Sachez seulement que, par défaut, un certain nombre de macros et de profils sont fournis avec le programme d’installation, et que si vous ne comprenez pas grand chose à la programmation du Cougar, une communauté très active à mis en ligne des profils pour les jeux les plus récents. Un mauvais point toutefois pour le Cougar : tous les logiciels, ainsi que le manuel d’utilisation, sont intégralement en anglais. Le Cougar est sorti depuis quelques années maintenant, mais Thrustmaster n’a toujours pas jugé utile de le traduire. Sachez enfin, pour finir sur les logiciels, qu’il est possible de régler comme vous le désirez les zones mortes de débattement du joystick, d’inverser les axes et de changer la fonction de chaque bouton très facilement grâce à une interface différente de Foxy.
Pour revenir à nos simulations, le Cougar est tout simplement ce qui se fait de mieux pour apprécier pleinement ce genre de jeux. Les boutons rotatifs de la manette des gaz sont idéalement placés pour régler au millimètre près les volets, les gaz (si vous n’aimez pas la poignée de gaz) ou la portée du radar. Les cliquetis qui ont tant énervé mes chers collègues se sont finalement révélés extrêmement pratiques pour régler précisément la vitesse de l’avion. Enfin, le mini-stick demande un peu d’entraînement, mais une fois qu'on a réglé sa sensibilité et qu'on s'y est habitué, il se révèle parfait. Peu de choses à reprocher au joystick enfin, même si la dureté des ressorts est parfois un peu trop forte, surtout quand on le maintient pendant quelques temps dans une position particulière. Il est, en revanche, d’une précision redoutable. Indéniablement, le Cougar est le Hotas parfait pour les simulations de vols. Du grand art.