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[Film] Stay Alive : quand jeux vidéo et réalité se rejoignent...




C’est au cours d’une projection privée réservée à la presse que nous avons pu découvrir Stay Alive, film d’horreur dans lequel jeu vidéo et réalité finissent par ne faire plus qu’un, qui sortira dans les salles françaises le 12 juillet, après sa sortie aux Etats-Unis en mars.


Par Emmanuel, le 14 juin 2006.


Un jeu inquiétant




Le film débute avec la mort et l’enterrement d’un jeune homme dont on ne sait finalement que peu de choses, si ce n’est qu’il s’appelle Loomis. Tout juste apprend-on que sa disparition s’est faite dans des circonstances brutales et mystérieuses.

Alors qu’il revient de la cérémonie et broie du noir, la sœur de Loomis apporte à Hutch, un des meilleurs amis du disparu, une sacoche contenant différentes choses n’ayant plus aucune utilité chez elle. Parmi elles, un jeu vidéo, intitulé « Stay alive ».
N’ayant jamais entendu parler de ce titre, Huch ne va pas tarder à interroger sa bande d’amis gamers (dont Loomis faisait partie). Tous âgés de 20 à 25 ans et fans de jeux vidéo, ils possèdent évidemment une certaine culture du domaine. Pourtant, aucun d’entre eux n’a jamais entendu parler de ce titre.

Un soir, ils sont donc une demi-douzaine réunis chez Hutch pour s’essayer au jeu, accompagnés à distance de de leur ami Miller, qui joue depuis son bureau. Après avoir inséré le DVD du jeu dans l’ordinateur, démarre une longue phase introductive qu’il est impossible d’interrompre. Elle comporte notamment une sorte de prière incantatoire aux relents maléfiques, que nos chers amis lisent tous en chœur. La suite, qui n’est pas sans donner des frissons à certains des jeunes, affirme à nos amis joueurs qu’ils n’auraient jamais du jouer au jeu. Trop tard : la partie est lancée, et, après une phase de customization des persos au cours de laquelle nos héros semblent ne même pas avoir la main, c’est l’heure de passer à l’action, ce que Swink, le plus « geek » de la bande (qui nous est présenté comme quasi-débile au début du film, avant que cela évolue par la suite) attend bien sûr avec impatience.

Voici donc nos six héros virtuels sur la route d’entrée d’une demeure aux allures menaçantes. Le premier d’entre eux s’avance, et se retrouve confronté à une espèce de créature naine surgie de nulle part. Ni une, ni d’eux, il s’excite sur son pad et tire plusieurs coups sur la chose, qui finit par s’effondrer. Mais se relève rapidement et revient à l’attaque, une partie de son corps s’étant reconstituée comme par magie.

Après cette première entrée en matière assez étrange et déroutante, les personnages avancent de quelques pas sur la route, et se retrouvent alors dans un cimetière où ce ne sont pas une, mais des dizaines de créatures similaires qui apparaissent et s’en prennent à nos héros. S’ensuivent des scènes d’action assez bourrin, représentées intégralement en vue à la troisième personne (ou Third Person Shooter), au cours desquelles les joueurs font tout pour préserver la vie de leur avatar virtuel.

Ils y parviennent tant bien que mal, et sont alors en mesure de pénétrer au sein de l’inquiétante bâtisse que côtoie cette demeure. Las, ils finissent tous par y mourir dans des circonstances à chaque fois assez gores.

La partie est donc finie, et la petite équipe tâche de retrouver calmement ses esprits après ces minutes éprouvantes. Miller ferme la porte de son bureau et s’apprête à rentrer chez lui, lorsqu’il se trouve confronté à une série d’apparitions de personnages similaires à ceux affrontés dans le jeu – notamment des petites créatures comme celles évoquées plus haut, qui au passage ne sont pas sans rappeler l’inquiétante fillette de [url=Le film débute avec la mort et l’enterrement d’un jeune homme dont on ne sait finalement que peu de choses, si ce n’est qu’il s’appelle Loomis. Tout juste apprend-on que sa disparition s’est faite dans des circonstances brutales et mystérieuses.

Alors qu’il revient de la cérémonie et broie du noir, la sœur de Loomis apporte à Hutch, un des meilleurs amis du disparu, une sacoche contenant différentes choses n’ayant plus aucune utilité chez elle. Parmi elles, un jeu vidéo, intitulé « Stay alive ».
N’ayant jamais entendu parler de ce titre, Huch ne va pas tarder à interroger sa bande d’amis gamers (dont Loomis faisait partie). Tous âgés de 20 à 25 ans et fans de jeux vidéo, ils possèdent évidemment une certaine culture du domaine. Pourtant, aucun d’entre eux n’a jamais entendu parler de ce titre.

Un soir, ils sont donc une demi-douzaine réunis chez Hutch pour s’essayer au jeu, accompagnés à distance de de leur ami Miller, qui joue depuis son bureau. Après avoir inséré le DVD du jeu dans l’ordinateur, démarre une longue phase introductive qu’il est impossible d’interrompre. Elle comporte notamment une sorte de prière incantatoire aux relents maléfiques, que nos chers amis lisent tous en chœur. La suite, qui n’est pas sans donner des frissons à certains des jeunes, affirme à nos amis joueurs qu’ils n’auraient jamais du jouer au jeu. Trop tard : la partie est lancée, et, après une phase de customization des persos au cours de laquelle nos héros semblent ne même pas avoir la main, c’est l’heure de passer à l’action, ce que Swink, le plus « geek » de la bande (qui nous est présenté comme quasi-débile au début du film, avant que cela évolue par la suite) attend bien sûr avec impatience.

Voici donc nos six héros virtuels sur la route d’entrée d’une demeure aux allures menaçantes. Le premier d’entre eux s’avance, et se retrouve confronté à une espèce de créature naine surgie de nulle part. Ni une, ni d’eux, il s’excite sur son pad et tire plusieurs coups sur la chose, qui finit par s’effondrer. Mais se relève rapidement et revient à l’attaque, une partie de son corps s’étant reconstituée comme par magie.







Après cette première entrée en matière assez étrange et déroutante, les personnages avancent de quelques pas sur la route, et se retrouvent alors dans un cimetière où ce ne sont pas une, mais des dizaines de créatures similaires qui apparaissent et s’en prennent à nos héros. S’ensuivent des scènes d’action assez bourrin, représentées intégralement en vue à la troisième personne (ou Third Person Shooter), au cours desquelles les joueurs font tout pour préserver la vie de leur avatar virtuel.

Ils y parviennent tant bien que mal, et sont alors en mesure de pénétrer au sein de l’inquiétante bâtisse que côtoie cette demeure. Las, ils finissent tous par y mourir dans des circonstances à chaque fois assez gores.

La partie est donc finie, et la petite équipe tâche de retrouver calmement ses esprits après ces minutes éprouvantes. Miller ferme la porte de son bureau et s’apprête à rentrer chez lui, lorsqu’il se trouve confronté à une série d’apparitions de personnages similaires à ceux affrontés dans le jeu – notamment des petites créatures comme celles évoquées plus haut, qui au passage ne sont pas sans rappeler l’inquiétante fillette de F.E.A.R.. Alors qu’il s’éloigne, il entend que la porte de son bureau s’est rouverte, et décide d’aller la refermer. Ce faisant, il réalise qu’un bruit étrange provient de son bureau. S’approchant de son PC, il réalise qu’il s’agit de sa manette qui est en train de trembler. C’est alors qu’il est attaqué mortellement par un personnage sorti de nulle part. Ecran noir.


Loomis
Hutch




You die in the game : you die in real life


Quelques heures plus tard, Hutch, qui n’est pas encore averti du drame, arrive au bureau de son ami et est surpris d’y voir moult forces de police qui l’empêchent d’accéder au bureau de Miller. Il comprend rapidement que quelque chose ne tourne pas rond. Responsable de l’enquête, l’inspecteur King viendra alors lui dire ce qu’il en est et l’interroger. Etant l’une des dernières personnes avec qui la victime a été en contact, il fait fort logiquement partie des suspects privilégiés.

En repartant, Hutch parvient à jeter un œil à la dépouille de son ami, et ce qu’il voit lui glace le sang, tant le corps de Hutch est dégoulinant et mutilé au niveau du visage.

Lorsque Abigail, October, Phineus, Swink et Hutch se retrouvent un peu plus tard, ce dernier exprime le trouble qu’il ressent au vu de l’étrange coïncidence voulant que deux de ses amis sont morts dans la réalité exactement comme leur équivalent virtuel l’avait été dans le jeu. Figure métaphorique du « drogué » au jeu, Swink n’en a que faire et l’accuse de délirer, tant un tel rapprochement paraît inconcevable. Il s’empresse d’ailleurs rapidement de retourner dans sa partie.

Pourtant, Hutch ne croit pas si bien dire. En effet, un par un, plusieurs autres jeunes de la bande vont mourir dans des circonstances à chaque fois étranges, mais systématiquement similaires au sort qui fut le leur au cours de la partie…


Miller
Swink




La légende


Jeu d’horreur non commercialisé (décrit à plusieurs reprises dans le film comme un « jeu underground », sans qu’on sache d’ailleurs ce qu’il faut entendre par ce terme !), Stay Alive s’inspire de la véritable et glaciale histoire d’une femme de la noblesse du XVIIème siècle, la Comtesse Bathory.

Riche, belle et cultivée, Elizabeth Bathory s’était mariée à l’âge de 15 ans au comte de Transylvanie. Tandis que son époux bataillait sur divers fronts, la jeune femme, délaissée, s’ennuyait ferme dans son château, et cherchait fort logiquement à se distraire. S’étant initiée à la magie noire, elle se trouva un hobby fort malsain : y emprisonner et torturer ses malheureux créanciers.

Après la mort du Comte, les choses empirèrent en passant à la vitesse supérieure. En effet, soucieuse de préserver sa jeunesse, Elizabeth découvrit que le sang frais avait un effet miraculeux sur son teint. Elle se lança alors dans une quête effrénée, enlevant, torturant et éventrant des dizaines de malheureuses jeunes filles pour se baigner dans leur sang. De sinistres rumeurs finirent par s’épandre sur son compte, conduisant à une enquête dont les conclusions furent édifiantes : Bathory était soupçonnée d’avoir sacrifié pas moins de 650 filles !

Stay Alive nous apprend que l’esprit de cette serial killer lui a survécu et a trouvé un point de chute dans un célèbre repaire de vampires et adeptes de la magie noire : La Nouvelle-Orléans.






Vous aussi, vous pouvez prédire l’avenir !


Assurément, si vous n’êtes pas un habitué des films d’horreur, la peur pourra être au rendez-vous, et le jeu des jeunes acteurs, assez convaincant à ce niveau (mais qui l’est malheureusement nettement moins lorsqu’il s’agit de jouer sur le registre de la tristesse), renforce à merveille le sentiment d’angoisse. Les plans de caméra lors des scènes de meurtres sont de bonne qualité, et accroissent l’inquiétude. En outre, un dosage correct semble avoir été trouvé entre ce qu’il faut montrer et ce qu’il est juste nécessaire de suggérer. Ce qui n’empêche pas quelques scènes relativement gore, qui peuvent conduire à déconseiller ce films aux plus jeunes.

Cela dit, le sentiment d’angoisse est plus qu’atténué par le fait qu’on devine à l’avance tout ce qui va se produire. Chaque nouveau meurtre semble un peu « téléphoné » et n’apporte que peu de surprises. Pire, il en va de même de l’issue du film, que l’on peut prévoir à peu près dès la fin des vingt premières minutes. En clair, Stay Alive est un film d’horreur dont le suspens est quasi-absent. Génant.

On pourra également reprocher à Stay Alive de renvoyer une image assez dégradante (pour ne pas dire caricaturale ou grotesque) des gamers, notamment à travers le personnage de Swink, particulièrement ridicule dans la première moitié du film, avec sa casquette à l’envers et son gant censé l’aider à mieux jouer. Cela dit, la perception qu’on a de ce personnage évoluera positivement au cours du film, puisqu’il paraîtra rapidement beaucoup plus mature et sensiblement moins « déconnecté » de la réalité qu’au début.
Soulignons aussi qu’un effort a été fait pour placer dans le film (hormis de la publicité déguisée pour la Playstation 2 ou encore pour Alienware, particulièrement mis en avant puisque ce sont sur des portables de la société américaine que jouent nos jeunes amis) des termes du vocabulaire gamer, tels « First Person Shooter » ou « Noob ». Une façon de rassurer maladroitement le spectateur quant aux connaisses réelles du monde des joueurs par l’équipe de réalisation ?

Stay Alive fait en tout cas la part belle à un procédé assez original : à plusieurs reprises au cours du film, à commencer par la scène dans le cimetière décrite plus haut, ce qui est montré à l’écran est simplement ce qui apparaît sur l’ordinateur des joueurs, c’est-à-dire le jeu. La qualité technique de ces scènes est évidemment loin d’un F.E.A.R ou d’un Doom 3, mais elle reste relativement suffisante pour l’utilisation qui en est faite dans le cadre présent. Surtout, à partir du moment où le virtuel et le réel finissent par être complètement entremêlés, on a à plusieurs reprises l’occasion de voir des personnages réels évoquer exactement en parallèle de leur avatar virtuel, dans le même univers et face aux mêmes dangers. D’un point de vue « artistique », cela s’avère assez intéressant, même si le procédé renforce l’aspect irréaliste de l’histoire.

Quant aux musiques, sans être exceptionnelles, elles sont conformes à ce qu’on attend dans un titre de ce genre.

Dernière remarque pour finir : la version projetée était une VO sous-titrée en français. Pas de problème particulier à signaler à ce niveau, mais il est donc impossible pour le moment de se prononcer sur la VF.






Conclusion


Au final, ce Stay Alive est donc un film d’horreur qui se démarque avec une thématique tentant de toucher ce vaste public qu’est lui des gamers (la bande-annonce se fait fort d’ailleurs de rappeler qu’ils sont 100 millions aux Etats-Unis). Malheureusement, son impact est limité par le manque de rebondissements. Du début à la fin du film, l’histoire semble se dérouler selon une trame toute tracée, ne laissant que peu (voire pas du tout) de place à l’originalité et aux surprises. D’où un sentiment relativement mitigé, même si l’idée de départ est de qualité.






Le casting


Hutch : Jon Foster
Abigail : Samaire Armstrong
Swink : Frankie Muniz
Octobre : Sophia Bush
Phineus : Jimmi Simpson
Miller : Adam Goldberg
Loomis : Milo Ventimiglia
Jonathan : James Haven
Young : J. Richey Nash

Réalisateur : William Brent Bell
Scénaristes : William Brent Bell & Matthew Peterman






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Derniers commentaires (8)

anonyme
  Commentaire anonyme déposé le 25/10/2009 à 21:57 :
j'ai vue ce film et je l'ai bien aimer,il est vraimment super

anonyme
  Commentaire anonyme déposé le 07/09/2009 à 23:02 :
ohhh il fait peure

anonyme
  Commentaire anonyme déposé le 10/08/2009 à 19:58 :
merci

anonyme
  Commentaire anonyme déposé le 12/07/2009 à 12:54 :
tro bien le film, j'ai flippé o moment où mon portable c'est mit a vibrer aussi XD
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