Première impression, le graphisme à gagné en détails. L'image est plus douce, et les couleurs plus chatoyantes. Le résultat n'est pas aussi intense qu'une forêt oblivionnienne, mais la 3D capturée redevenue 2D façon cell-shading est toujours du plus bel effet. Pendulo annonce avoir « juste » poli le jeu de toute part, ce que Rafaël Latiegui a pris soin de résumer par une formule choc « le plus simple des screenshots de Runaway 2 est bien plus complexe que le plus complexe du Runaway originel ».
L'ambiance sonore quant à elle retrouvera ses concepteurs d'avant, avec une bande originale très agréable et efficace (désormais en 5.1). Une version collector avec la B.O est vivement souhaitée par les développeurs, mais rien n'est encore décidé à ce niveau.
On en mange plein les mirettes avec les cinématiques qui parcourent le jeu. Annoncées pour un total de plus de 90 minutes, les FMV sont partout - et même trop nombreuses au goût de Rafaël Latiegui. Sans devenir un Wing Commander, elles semblent effectivement par trop présentes dans le jeu. A peine grimpe t-on d'un rocher sur une corniche que hop, voici une micro-cinématique de dix secondes. Notons au passage que les dialogues disposent de lypsinch avancé.
Concernant le jeu en lui-même, nous n'avons malheureusement pas pu l'essayer afin de l'apprécier pleinement. De plus, comme tout jeu d'aventure, Runaway 2 a cette tendance (fort compréhensible au demeurant) de ne pas dévoiler toute l'intrigue aux joueurs désireux de s'aventurer plus loin avec Brian Basco.
Niveau gameplay, c'est est fini du point'n click microscopique : place aux coudées franches. Fort du retour des joueurs et de la communauté, Pendulo Studios a bien pris en compte les principales critiques adressées à l'égard de Runaway, à savoir les indices ou objets trop cachés. Il faut avouer en effet que la recherche du pixel caché en avait rebuté plus d'un...
Ce que l'on peut dire en revanche, c'est que l'humour semble intact. Exit le bus de drag-queen au milieu du désert, mais rebonjour à Joshua le génie fou et à Sushi, la hackeuse milliardaire. Et bienvenu à Koala, le chérubin destructeur, Lokelani, la collectionneuse d'hommes et Knife, le Brice de Nice local.
Vous l'aurez donc compris, rien de très très neuf sous le soleil de Runaway 2 depuis l'avant première de l'année-dernière. La sortie étant prévue pour début septembre, nul doute que l'été va sembler long aux aficionados du premier opus...