Tom's Games : Scarface : The World Is Yours
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Présentation Scarface : The World Is Yours

Scarface : The World Is Yours
Catégorie Jeux d'action
Développeur Radical Entertainment
Editeur Vivendi Games
Consoles     Wii scarface the world is yours
Date de sortie de  sur PC 27/10/2006 Date de sortie étrangère de Scarface : The World Is Yours 08/10/2006
Site officiel de Scarface the world is yours www.scarfacegame.com
PEGI de Scarface the world is yours PC 18 ans et +
Configuration recommandée pour jouer à Scarface the world is yours Proc. : 2 à 2,5 Ghz
RAM : 512 Mo
Vidéo : Geforce 6600


Accès direct :

[Scarface] Présentation du jeu




Grandiose. Tel est l’adjectif le plus approprié pour décrire les conditions dans lesquelles Vivendi Universal Games a reçu pour quelques jours en Espagne des dizaines de journalistes provenant de l’Europe entière afin de présenter Scarface, le jeu inspiré du film culte de Brian de Palma. L’occasion pour nous d’en apprendre un peu plus sur un titre doté de l’une des licences les plus prometteuses de l’année, qui est en cours de développement depuis un peu plus de deux ans chez les canadiens de Radical Entertainment (The Simpsons Hit & Run, Hulk…).


Par Emmanuel, le 29 mars 2006.


Introduction


Si cette scène ne vous dit rien, il faut réviser vos classiques...
Elle ne vous rappelle rien, cette Rolls-Royce ?


Il n'y aura pas de babes à l'E3 2006 : elles sont toutes en Espagne...

Si Scarface est un film culte pour nombre de lecteurs, il n’en est pas forcément de même pour la jeune génération, qui n’a pas forcément eu le plaisir de découvrir elle aussi la fameuse scène de la tronçonneuse et autres sympathiques moments. Un rapide résumé du scénario du film s’impose donc…

Issu de l’immigration cubaine, Tony Montana, alias Scarface, se fait petit à petit une place au soleil dans la pègre de Miami, et finit par parvenir au sommet de la gloire criminelle, non sans s’être préalablement débarrassé de son ex-mentor, Franck Lopez, et l’avoir dépossédé de sa femme. Ses rêves de pouvoir et de fortune finissent donc par se réaliser à la tête de son entreprise florissante Montana Management & Co, Tony posséde une villa et une limousine de luxe, et fréquente les restaurants les plus chics de la ville. Mais l’homme, toujours plus avide d’argent, finit par sombrer dans la paranoïa, entretenue par sa dépendance croissante à la cocaïne. Traqué par la police et par ses ennemis, il finit assassiné dans sa villa, lorsque des centaines de mercenaires se ruent sur cette dernière afin de l’abattrer. Non sans s’être préalablement défendu avec brio, seul contre des dizaines d’hommes armés, dans une scène d’une rare violence…


C’est précisément cette scène finale que la première mission du jeu vous invite à revivre, en vous faisant ré-écrire l’histoire de Tony Montana. En effet, l’action du jeu est postérieure à celle du film : après avoir réchappé de l’attaque contre sa demeure, Tony s’exile volontairement pendant 3 mois dans les Caraïbes, avant que de revenir à Miami plus motivé que jamais, pour reprendre ses activités illicites, re-bâtir un empire en partant de zéro, et redevenir le gangster le plus craint et le plus respecté de toute la ville. C’est sur ce retour que s’ouvrira la seconde mission du jeu.





Empire is on Fire


Mais revenons-en à la première mission, intitulée « Empire is on Fire ». Après une cinématique ne faisant finalement que reconstituer en images ingame l’assaut à l’intérieur de la villa, elle débute lorsque surgit dans le dos de Tony Montana l’homme qui, dans le film, après être entré par la fenêtre du bureau du maître des lieux, lui porte le coup de grâce. Il en va tout autrement dans le jeu, puisqu’il sera le premier d’une longue série d’adversaires à subir les foutres d’un Tony survolté.
Une fois cela fait, il vous faudra descendre le splendide escalier et faire face aux attaques de multiples assaillants. Une entrée en matière riche en action, et qui vous permettra de découvrir rapidement les modes de visée offerts par le titre (visée classique avec une croix, ou bien système de lock, qui permet de tirer tout en se mettant à couvert), ainsi que la possibilité de passer en vue première personne, comme dans un FPS. Avec d’ailleurs une petite bizarrerie en ce qui concerne cette dernière, puisque votre arme paraîtra complètement décentrée dans le coin droite de l’écran. Mais cela est compensé par le fait que, dans cette configuration, il n'est pas nécessaire de viser.
Il ne s'agit pas en effet d'une vue comme les autres, mais d'un mode spécial (intitulé "Blind Rage") auquel vous ne pourrez accéder qu'à certains moments, une fois que votre jauge de rage atteint son maximum. Pour faire grandir cette dernière, il n'y aura d'autre solution que de tirer comme un fou sur les têtes, les jambes, les bras... de vos adversaires.

Malheureusement, il ne faut pas plus de 5 minutes de jeu pour ressentir le manque de souffle de cette scène. L’action n’est pas aussi trépidante et intense qu’on aurait pu l’espérer. D’ailleurs, à aucun moment on ne voit surgir d’un même endroit une grappe de 5-6 assaillants, contrairement à ce qui se produit dans le film. Le jeu paraît presque plus « calme » que ce dernier, et l’excitation ressentie s’en trouve réduite d’autant.

Pourtant, quand on voit que Tony est capable de se prendre 3 balles tirées pratiquement à bout portant sans que cela altère en rien son dynamisme et ses capacités, on se dit qu’il serait carrément possible d’accroître l’intensité de cette première mission en augmentant le nombre d’adversaires à abattre…


Welcome to Miami !
Tony Montana is back, et ça va chier...




Quel bavard, ce Tony !


En revanche, on perçoit dès la première mission combien Tony se montre bavard dans le jeu. Près d’un meurtre sur deux s’accompagne d’une petite mimique, ou d’une phrase issue du film, ou proche de son esprit – c’est à dire contenant au moins une fois le mot « fuck » ou l’un de ses dérivés -, par laquelle Tony brocarde et vilipende ses adversaires. Cela est particulièrement vrai lorsque vous avez recours à l’un des gestes d’exécution mis à votre disposition, qui ne sont bien sûr utilisables que lorsque vous vous trouvez à proximité de l’ennemi à abattre. Ces gestes ne font pas forcément appel qu’aux armes à feu, puisque vous pourrez par exemple être amené à prendre part à un affrontement à coups de battes de base-ball.

Si cette effusion de joie et / ou de paroles accompagnant chaque effusion de sang prête à sourire au début et rappelle avec joie diverses scènes du film culte, on peut craindre un phénomène de lassitude, plus particulièrement dans certaines missions riches en action… et donc en meurtres.





Un environnement entièrement interactif


Rappelant qu’ils ont eu l’occasion de travailler un peu la chose avec Hulk, leur précédent titre, Tim Bennison, senior producer du jeu au sein de Radical Entertainment, nous a affirmé que l’un des atouts de Scarface est d’offrir un monde riche d’interactions. Et de montrer fièrement qu’il est non seulement possible de tirer sur des vitres afin de les transpercer et d’abattre les ennemis se trouvant de l’autre côté, mais aussi par exemple d’aller piquer une tête sur l’une des nombreuses plages (désespérément désertes au demeurant) – tout en ressortant d’ailleurs parfaitement sec, comme si de rien n’était. Sans oublier que vous pourrez également monter à bord et conduire n’importe lequel des véhicules présents dans le jeu (y compris les voitures de la maréchaussée), simplement en affolant son conducteur à l’aide d’une quelconque arme, ce dernier se faisant alors un plaisir de vous laisser les clefs et de disparaître sans réclamer son dû (bon, pour les flics, il faudra évidemment être un peu plus percutant, cela coule de source…).
Cela dit, une fois notre héros bien établi, il disposera de son propre véhicule avec chauffeur, qu’il vous sera possible d’appeler où que vous soyez, sans même avoir besoin de vous rendre dans une cabine téléphonique (tiens, les téléphones satellitaires existaient déjà, dans les années 80 ?).

On peut toutefois se demander si la politique adoptée (maximiser le nombre et la diversité des interactions possibles) est la bonne. Quand une Lamborghini lancée à vive allure heurte des barrières de sécurité empêchant l’accès à un pont, on est en effet assez surpris de voir sauter ces dernières à l’horizontale, et pratiquement à la même hauteur quelle que soit la vitesse du choc. On peut cependant raisonnablement espérer que ce genre de défauts seront corrigés d’ici la sortie du titre.

Radical nous promet en outre un jeu dont différentes parties ou acteurs seront dotés de leur vie propre, de leur système de fonctionnement, et entreront éventuellement en contact les uns avec les autres. Devraient notamment répondre à cette définition la circulation automobile, la D.E.A (Drug Enforcement Administration), ainsi que les autres gangs.


Ni vu, ni connu.
Avis de tempête (de feu) sur la Floride




Nostalgie, camarade…


Licence oblige, en plus de pouvoir dialoguer avec environ 240 personnages différents (depuis vos interlocuteurs « professionnels » jusqu’aux prostituées et autres passants plus ou moins recommandables), vous aurez le plaisir de retrouver au fur et à mesure de votre parcours différents figures emblématiques du film, ainsi que certains lieux déjà connus : la villa de Tony, bien sûr, mais aussi Freedom Town ou encore des clubs qu’on le voit fréquenter dans le film.

C’est précisément lors des phases de dialogue et des diverses cinématiques que vous remarquerez peut-être les efforts faits pour retrouver dans le jeu les poses et mouvements de Tony Montana dans le film. Pour l’occasion, Radical a en effet fait appel à un acteur qui a eu pour mission d’étudier avec précision ces dernières, afin de les reproduire ensuite lors de séances de Motion Capture.





Touche pas à mon quartier


Dans Scarface (le jeu), Miami est divisée en quatre quartiers, contrôlés chacun par des gangs rivaux. Votre objectif final sera donc fort logiquement d’avoir le contrôle total de la cité et des trafics dont elle est le lieu.

Pour ce faire, la phrase culte du film, celle qui cristallise en quelques mots la « méthode Montana », sera plus que jamais de rigueur, puisque l’ensemble du jeu semble bâti autour : « First, you get the money. Then, you get the Power. Than, you get the Women. » Si l’on n’en sait que peu pour l’instant sur la dernière partie, on dispose en revanche de diverses informations sur la façon dont il sera possible d’étendre votre assise financière.
La façon la plus rapide de vous enrichir consistera en effet à rallier des commerces à votre cause. Pour prendre ainsi le contrôle d’un commerce, il vous faudra y entrer (signalons au passage que cela ne nécessite pas de temps de chargement, ce qui est évidemment une bonne nouvelle), puis entamer la discussion avec le manager, qui aura tôt fait de vous demander une quelconque faveur. Après avoir accompli la mission correspondante, il vous sera fort logiquement reconnaissant, et se mettra à votre service. Un peu comme dans Le Parrain, les commerces de votre réseau viendront ainsi remplir quasi-automatiquement vos caisses sans que vous ayez rien à faire. Sauf que, contrairement à ce dernier, vos partenaires commerçants seront susceptibles de connaître quelques petits ennuis, et ils auront alors le réflexe tout naturel de se tourner vers vous pour vous demander des petits coups de main, qui seront autant de missions à accomplir.

Sans surprise, l'extension de votre emprise sur la ville n'ira pas sans irriter les gangs adversaires. A leur indifférence du début succèdera vite une certaine agressivité à votre encontre et à celle de votre réseau, dès lors que vous vous mettrez à empiéter un peu trop sur leurs plates-bandes. Un système de jauges vous permettra de savoir à tout moment où en sont vos relations avec chacun des gangs.


Au début de la partie, le problème ne se pose pas tellement. Vous commencez en effet seul et dépourvu, et n’avez que peu d’argent en poche. Avant que de songer à bâtir le réseau de commerces sur lequel il s’appuiera, Tony Montana devra donc mettre la main à la pâte, en jouant l’intermédiaire entre des fournisseurs de coke et des dealers locaux. Vous aurez donc à courir à droite à gauche pour vous approvisionner de X centaines de grammes de poudre blanche, avant de vendre votre marchandise dans la foulée, non sans réaliser au passage une confortable marge.
La détermination du prix (aussi bien dans le sens de l’achat que dans celui de la vente) se fait dans le cadre d’une négociation où vous aurez à intimider le plus possible votre interlocuteur sans pour autant trop en faire, négociation restituée sous une forme assez proche du système de visée d’un jeu de sport. Une barre apparaîtra, et il vous faudra presser une touche au moment où le curseur est le plus proche possible de la zone rouge pour obtenir le prix le plus avantageux pour vous. Evidemment, si vous ne vous montrez pas suffisamment intimidant, vous aurez à supporter un prix désavantageux…
Comme dans la réalité, il faudra être prêt à toute éventualité en cas d’échec de la négociation ou de piège tendu par un gang rival ou par la police. Ce peut être un affrontement violent, ou bien par exemple le début d’une trépidante course-poursuite en voiture, au cours de laquelle vous aurez le plaisir de constater qu’il est possible de tirer tout en conduisant.
Cela dit, l’issue d’une négociation manquée pourra également être nettement plus pacifique, et vous permettre de revenir une seconde fois à la charge, en tâchant cette fois de mieux tirer votre épingle du jeu.


Ca sent le réglement de compte...
My name is Montana. Tony Montana.




Aide-toi, le ciel t’aidera


Dans de nombreuses missions, il sera indispensable de faire preuve de la plus grande discrétion, afin de ne pas se faire repérer par les forces de police. Si vous avez le malheur, au volant de votre véhicule, d’écraser un passant innocent, vous ne tarderez pas à voir des véhicules de police lancés à vos trousses. Il faudra alors semer ces derniers pour poursuivre votre mission.

La chose nous a cependant parue assez aisée, puisqu’il n’était pas rare de parvenir à semer vos assaillants au bout de 3 ou 4 rues empruntées à vive allure…





De l’argent, mais pour quoi faire ?


Reposant en partie sur l’accumulation de cash (là encore, on retrouve l’esprit du film, et plus particulièrement la phrase centrale évoquée plus haut), le jeu vous proposera ensuite de dépenser à torts et à travers ce dernier, pour acquérir de multiples biens afin de personnaliser à votre guise la demeure de notre héros (oui oui, comme dans Les Sims !) : éléments de décoration, bateaux, machines de black-jack, réserve de vin…

Tout cela n’est en fait pas si anodin qu’il n’y paraît, car c’est ce genre de dépenses extravagantes qui permettront à Tony d’accroître sa réputation dans le milieu. Or, cet aspect du gameplay est central, dans le sens où il détermine l’attitude des gangs adverses à votre égard, et conditionne l’extension de votre réseau de partenaires, qui vous permet de jouir d’une emprise grandissante sur la ville. Vous aurez d’ailleurs accès à tout moment à une carte de cette dernière, sur laquelle apparaîtront les positions des quatre gangs rivaux, ainsi que les vôtres.

Toutefois, avant de vous lancer dans une folie dépensière sans précédent, il faudra avoir blanchi l’argent accumulé. Surtout que si vous vous faites intercepter avec de l’argent sale, vous en êtes immédiatement dépossédé. D’où le rôle des banques et du blanchiment, sur lequel rien n’a malheureusement été dévoilé pour l’instant.


Elle est pas belle, la vie ?
Sur la plage abandonnée...




Voyage voyage…


En plus de vos allers et venues dans les rues de Miami, Scarface vous emmènera également dans les Bahamas. Car comme dans le film, on n’est jamais mieux servi qu’en allant soi-même s’approvisionner à la source, plutôt que de passer par des intermédiaires qui prélèvent évidemment au passage une belle commission. Et les Bahamas constituaient effectivement un haut lieu d’approvisionnement à l’époque : les années 70-80 ont en effet été marquées par un véritable afflux de cocaïne en provenance des Bahamas et de l’Amérique Latine sur la Floride, et plus singulièrement sur Miami. Et ce n’est pas nous qui le disons, mais un spécialiste du business de la cocaïne à cette époque, auquel les développeurs ont fait appel pour l’écriture du scénario du jeu : David McKenna, l’homme qui est derrière le scénario de American History X et de Blow.

Egalement au programme, un petit passage en Bolivie, où Tony, une fois revenu au sommet de la réussite, ira régler ses comptes de façon définitive avec Sosa, l’homme qui avait commandité le terrible assaut du début, visant à l’anéantir

On n’en sait malheureusement pas d’avantage pour l’instant sur ces petits voyages d’affaires à l’étranger, puisque rien n’a été montré…





Y’a du boulôt…


La version à laquelle nous avons pu jouer date de février. Le jeu est certes prévu pour l’automne, ce qui laisse six mois aux développeurs pour peaufiner leur bébé, mais le nombre de bugs et défauts techniques nous a néanmoins paru inquiétant.

Pêle-mêle, nous avons eu la surprise de voir des personnages marcher à travers des voitures, des véhicules se coincer à travers un arbre, des adversaires disparaître à moitié dans un pilier, des clients d’un magasin courir comme des dératés contre des étagères, des caisses de marchandises passer à travers le coffre d’une fourgonnette, ou encore notre propre voiture avancer sur un pont en ayant 2 roues sur le sol et 2 roues en équilibre sur la rambarde.
Sans oublier le comportement un peu passif de certains adversaires, qui semblent particulièrement aveugles (ou en tout cas dotés de réflexes aussi développés qu’une moule…) alors qu’on passe juste à côté d’eux.
Ou encore, de façon plus générale, l’impression qu’un couvre-feu a été instauré lorsqu’on déambule dans Miami, au vu du caractère désertique de certaines rues – ce qui n’empêche pas d’ailleurs l’impression que les personnages rencontrés se ressemblent pour certains beaucoup. Sans oublier le sentiment de se trouver face à des environnements sans vie – les branches et feuilles des arbres, par exemple, restent désespérément immobiles.

A cette liste de défauts techniques, il faut ajouter un énorme effet de clipping, vraisemblablement propre (du moins on l’espère) à la version présentée, loin d’être finalisée et surtout montrée sur une Playstation 2 et non un PC. Là aussi, il faut croiser les doigts et attendre d’avoir entre les mains une version plus finalisée du jeu, plutôt que de paniquer.

Pourtant, le jeu dispose de certains atouts du point de vue technique, notamment en ce qui concerne les graphismes. Ayant écouté les critiques adressées lors des premières présentations informelles du titre au cours de l’E3 2005, les développeurs ont en effet eu à cœur de reprendre intégralement la palette de couleurs employées, afin de proposer des vues qui en « jettent » nettement plus, notamment en ayant recours à des couleurs plus vives et plus variées, et en ajoutant de nombreux éléments visuels (diverses formes d’arbres, de panneaux, de devantures, etc).
Ils ont également tenu à éviter l’effet de répétition en travaillant beaucoup sur les éclairages et les ombres (aussi bien en intérieur qu’à l’extérieur) : un même lieu vous offrira ainsi un spectacle très différent selon qu’il est visité au lever du soleil ou à la tombée de la nuit. Et il faut bien avouer qu’un coucher de soleil sur Sunset Boulevard, c’est loin d’être moche…

En revanche, ce qui est plus moche, c’est la façon dont certains véhicules sont représentés. A commencer par la fameuse Lamborghini évoquée précédemment, dont les formes nous ont semblé assez plates, et le respect des proportions assez incertain.

Quant à l’Intelligence Artificielle, elle semble pour l’heure assez limitée. Au delà du problème des adversaires aveugles, déjà évoqué précédemment, vous pourrez également avoir la surprise de créer de façon bien involontaire des embouteillages, simplement en laissant une partie votre voiture dépasser sur la chaussée pour accomplir une petite course. Il ne viendrait pas à l’esprit des conducteurs de contourner votre bolide…
De même, le fait de tirer sur un véhicule afin de procurer à son conducteur une petite poussée d’adrénaline destinée à le faire sortir pour vous mettre au volant ne provoque pas toujours la réaction attendue… Il faut parfois s’y reprendre à plusieurs fois pour parvenir à vos fins. Preuve de bravoure ou de débilité de la part des conducteurs concernés, cela reste à déterminer…
Autres moments critiques où l’Intelligence Artificielle ne fait pas parler la poudre : les courses-poursuites avec la police. Pas besoin d’être un pro des simulations automobiles pour affirmer que les comportements des flics lors de ces phases de jeux sont loin d’être pleinement optimaux, voire même plus simplement rationnels…

Mais, là encore, de gros progrès peuvent avoir lieu d’ici la sortie finale du titre, et la prudence reste donc de mise quant à ces critiques.


Un petit mot pour finir sur la bande-son, qui s’annonce très prometteuse. En effet, parmi les 50 personnalités de la musique et du cinéma qui prennent part à la création du jeu, figurent nombre de rappeurs célèbres – même s’il faut avouer que cela fait un peu bizarre d’entendre du son des années 2000 dans un jeu censé se produire en plein cœur des années 80. Heureusement, la musique offrira également de nombreux morceaux datant plutôt de l’époque du film. L’ensemble s’annonce donc assez sympa et varié.

Par contre, les effets sonores laissent encore à désirer. Les bruits des véhicules lancés à pleine vitesse sont particulièrement décevants – à commencer par celui de notre superbe Lamborghini.


Des reliefs tracés... à la tronçonneuse ?
Quel dragueur, ce Tony...




Conclusion


Avec Scarface, Vivendi Universal Games ne dispose pas seulement d’une belle licence et d’un joli nom, mais également d’un titre doté d’un réel potentiel.

Cependant, pour l’heure, et au vu des nombreux défauts constatés dans la version qui nous a été présentée (datant, rappelons-le, du mois de février), c’est l’incertitude (pour ne pas dire l’inquiétude) qui domine. Un énorme travail de débuggage et de peaufinage attend les développeurs de Radical Entertainment dans les mois à venir, s’ils veulent être en mesure de rendre la copie parfaite dans les temps. Le jeu est en effet prévu pour l’automne 2005, mais il est vrai que nous ne serions pas surpris d’être informés d’un report de quelques semaines ou mois, qui ne serait pas forcément une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui attendent ce titre avec impatience.

Un dernier mot pour rappeler que seule la version Playstation 2 était présentée en Espagne. Espérons donc que la version PC ne sera pas qu’un simple portage à la va-vite, surtout si le jeu de départ (la version Console) n’est pas parfaitement finalisée au moment de sa sortie…






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Commentaires (1)

Emmanuel
  Emmanuel le 29/03/2006 à 00:00 :
Grandiose. Tel est l’adjectif le plus approprié pour décrire les conditions dans lesquelles Vivendi Universal Games a reçu pour quelques jours en Espagne des dizaines de journalistes provenant de l’Europe entière afin de présenter Scarface, le jeu inspiré du film culte de Brian de Palma. L’occasion pour nous d’en apprendre un peu plus sur un titre doté de l’une des licences les plus prometteuses de l’année, qui est en cours de développement depuis un peu plus de deux ans chez les canadiens de Radical Entertainment (The Simpsons Hit & Run, Hulk…).



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bonjour jvoulé savoir pk qan jistalle normalement scarface et je commence a jouer il marque "envoyer raport d'éreur ou ne pas envoyer " pk sa marche pas merci davance pour votre rep

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