Le muridé pour "r0x0rs" pensé par Belkin n'aura pas fait l'effet d'une bombe, ni en France, ni au sein de la rédaction. Il faut dire qu'avec toutes les Logitech (G5 et G7) et autres Razer (Copperhead, Diamondback), les souris pour joueurs aux alentours des 50 €uros fleurissent sur le marché. La Nostromo n30 était donc attendue au détour.
Après avoir dépouillé le coursier, éventré le carton et éparpillé les bouts dans les tiroirs de ses collègues, votre serviteur s'emploie à brancher cette nouvelle souris. Du bon cordon semi-rigide, une prise USB et des drivers viennent compléter le bundle de cette dernière.
A première vue, la Nostromo n30 fait l'effet d'une souris pour poulpe miniature, vos grosses mains poilues d'hommes des cavernes ne reposant qu'a moitié dessus. Rien de bien grave en somme, car quelle que soit la taille de vos "paluches", elles s'y adapteront de manière instinctive. Reste que c'est assez déstabilisant de prime abord. Ensuite vient le design futuriste et son fameux "Battle Wing" (ou volet de bataille pour les puristes), sorte d'ergo plastique moulé afin de loger au mieux votre pouce, il se situe du coté gauche et dispose d'un bouton programmable.
Si, comme indiqué : « il apporte une prise manuelle améliorée et une efficacité de mouvement comme aucune autre souris », on n'en doute aucunement, car personne ne l'aurait osé : d'une part, la souris exclue d'office les gauchers (souvent le cas de nos jours) et d'autre part, ce bouton est un transfuge du classique "middle mouse" (bouton du milieu). Et oui cher lecteur, vous avez bien lu, votre molette ne remplira que son simple rôle de molette. Adieux, veaux, vaches, boutons.
Comme nous sommes de grand journalistes d'investigation, nous allons toujours voir le dessous des choses, et là... c'est le drame. Même toi, lecteur impénitent, tu peux comprendre la détresse dans laquelle je me trouvai, lorsque, contre toute attente, une boule se profila sous le ventre de ladite souris. Me meurs-je ? Non, car il faut rappeler que cette souris n'est pas récente, elle a débutée sa carrière courant 2001.
En revanche, la réelle innovation de la Nostromo n30 était l'exploitation de l'Immersion Toucheware, sorte de force feedback pour souris. Ni un succès, ni un échec, cette technologie n'a jamais réellement percée. Que ce soit pour une utilisation bureautique ou vidéoludique, l'on reste dubitatif quant à l'apport réel de ces vibrations. Lorsque votre mulot se met à trembler indiquant une zone clickable ou qu'il subit un délirium vibratoire pour cause de frags à gogo, ce n'est ni agréable, ni immersif.
Le design de la bête ne laisse pas indifférent mais bien songeur. Une dimension a priori peu adaptée aux grandes mains, un Battle Wing pas si pratique et un pare-chocs plastique argenté bien inutile. Après nombre d'heures de jeu, on se rend compte que la taille de l'engin n'handicape en rien et votre main s'y adaptera logiquement. Mais lorsque vous vous cramponnez à votre souris, la proximité du bumper stabilisateur et du Battle Wing énervera vite les possesseurs de gros pouce.
Le sentiment profond qui ressort après l'utilisation prononcée de cette souris n'est donc pas des meilleurs. Si la sensation de glisse est bel et bien là, son poids conséquent et le cliquetis de la boule achèvera même ses détracteurs les plus chevronnés. Vous l'aurez donc compris, cette souris ne nous a pas convaincus. Et vendre un mulot à boule au même prix qu'une souris laser pour joueur n'est vraiment pas argument en sa faveur.
Découvrez nos impressions concernant l'autre produit phare de chez Belkin : le Speedpad n50 pour lequel, pour ne rien vous cacher, nous on est fan.