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| TOM'S GAMES > ARTICLES > Travailler dans les jeux vidéo : découverte de l’Institut Supérieur de l’Art Digital (ISART) > Page 6 | ||
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Bref historique et présentation Les fondateurs d'ISART Digital ont lancé leur projet avec comme idée maîtresse d'offrir une formation alliant la théorie à la pratique, utilisant à son plein potentiel le principe des contrats en alternance (contrats grâce auxquels un étudiant peut à la fois bénéficier d'un enseignement théorique en école et d'une expérience concrète en entreprise). A la fin du cursus, les étudiants disposent alors de "toutes les clefs nécessaires pour ouvrir les portes du monde du travail". ISART Digital forme actuellement environ 150 élèves encadrés par une équipe d’une vingtaine de professionnels. Fort logiquement, l'école est en relation avec l'ensemble des studios français de développement de jeux vidéo et de films d’animation. On imagine qu'en plus d'aider à trouver un stage ou un contrat en alternance, l'école permet, si ce n'est une embauche garantie, au moins certaines facilités pour trouver des pistes. Et même si le jeu vidéo en France reste un domaine d'une ampleur encore limitée, il n'en est pas moins en plein essor, d'autant plus actuellement avec les ouvertures amenées par des supports dérivés (jeux sur mobiles, etc). De manière générale, le niveau et les compétences requises pour intégrer ISART Digital tournent plus autour de la créativité, d'une bonne culture générale sur les jeux vidéo, et d'une sérieuse pratique de l'anglais. On y demande aussi un minimum de capacités rédactionnelles ainsi qu'un sens du relationnel, travail en équipe oblige. En dernier lieu, le jeu étant un travail à part entière, il convient de faire preuve d'une certaine maturité (accessibilité : bac pour la section 3D Broadcast et bac+2 pour la section Game Design). Ce constat vient de l'enseignement même prodigué dans les lieux, enseignement dont l'axe principal repose avant tout sur la conception de jeu et non leur programmation.
Les formations à ISART Digital sont au nombre de trois. Le cursus 3D Broadcast dure deux ans (possibilité de prendre l’option de spécialisation 3D jeu vidéo en 2ème année) et permet de se rompre à tous les aspects d'une production en images de synthèse. Le cursus Game Design, d'une durée de deux ans également, a pour but de maîtriser les techniques d'écriture et de conception du jeu vidéo et de découvrir les différents aspects inhérents à la production d'un jeu. Enfin, ISART Digital propose une formation Web Print d'une année, préparant à la fonction d'infographiste, tant pour le domaine du Web que pour celui de l'impression. |
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Le sujet étant un peu plus éloigné du domaine du jeu, nous ne nous attacherons qu’aux grandes lignes. Si le Broadcast n'est pas pour vous une appellation parlante, sachez qu'il s'agit de réalisation de films en image de synthèse, et qu'il s'agit donc d'une voie dans laquelle l'aspect graphique est prépondérant. Comme nous le précisait Fréderic Castellano, responsable pédagogique Broadcast, il s'agit ici d'apprendre les techniques propres à la scénarisation, la narration, puis la réalisation et la structuration d'un film. On y pratique tant le storyboard que le développement de personnages, et la 3D est ici intégrée comme un composant d'un processus global. La première année est dite "assez intense", du fait entre autres du nombre de notions à assimiler. Par ailleurs, la partie Broadcast (en plus de sa spécialisation jeu vidéo), si elle ouvre à de nombreux métiers, peut aussi être dans certains cas une passerelle vers la formation Game Design. |
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Toni Doublet et Xavier Boissarie, les deux responsables pédagogiques de la section Game Design à ISART Digital, nous ont expliqué un peu plus longuement en quoi consiste la formation à la création de jeux... Le Game Design consiste à transformer une ou plusieurs idées intéressantes en un jeu tout aussi prenant. Concevoir et réaliser un jeu requiert d'avoir une vision globale de son sujet. Les aspects à prendre en compte sont évidemment nombreux, et on passera facilement des problèmes d’ambiances liées aux sons à la gestion de la production. La création de jeux laisse beaucoup de marge à la créativité, point qui n'est d'ailleurs pas sans être à l'opposé des attentes des éditeurs. La formation ici n'a pas pour objectif d'apprendre aux étudiants à faire un clone d'un autre jeu, mais bel et bien à transformer vos idées en un concept jouable. L'une des principales désillusions qui ressort parmi les étudiants relève d'une mauvaise estimation des contraintes de l'environnement technique. D'une année à l'autre, selon les profils (technique ou artistique), l'adaptation est plus ou moins aisée. "On préfère une tête bien faite plutôt que bien pleine" La démarche créative requiert de sortir des sentiers battus. Cela se traduit par le fait que le projet étudiant ne doit pas de se calquer sur un jeu classique. C'est ici un choix pédagogique clairement affirmé. Pour devenir Game Designer, le profil idéal reste celui du "mouton à 5 pattes", de la personne alliant un sens technique à des qualités artistiques. Etre autonome, avoir le sens de l'organisation, être curieux, y compris sur des domaines d'activités parallèles, sont des points positifs si l'on n'est pas initialement pluridisciplinaire. La maturité apporte pour sa part un regard et un sens critique souvent source de meilleures idées. Le reste viendra avec l'apprentissage. Le problème de la dualité PC / Console n'est pas abordé, la formation n'étant pas orientée sur le développement, sauf dans le cadre de la logique des contraintes techniques du support (limitations matérielles). |
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A la question « A quoi peut servir d'avoir une formation poussant à la créativité si la majeure partie des éditeurs tablent essentiellement sur des valeurs sûres (clones et suites), et non sur des créations originales ?», Xavier Boissarie nous répond fort justement que la créativité peut très bien s’exprimer dans un contexte à priori peu original. Parmi les premiers postes qu'un étudiant en Game Design est susceptible d'avoir, il y a le poste de Level Designer. La création d'un niveau de jeu requiert beaucoup de créativité, et ici le problème de travailler sur un clone de jeu ne se pose pas. Le Level Designer est devenu une spécialisation à part entière dans l’industrie du jeu vidéo. C’est la personne qui est en charge de réaliser les cartes / niveaux de jeu dans lequel le joueur évoluera. Pour cela, il devra prendre en compte nombre de facteurs, tels les contraintes techniques du moteur du jeu, le gameplay souhaité, le dosage de la difficulté, ou encore le sentiment général qui se dégagera de son travail. De plus, son rôle l’amènera à être en relation avec d’autres acteurs du jeu, tel les infographistes, les sound designer, et bien évidemment le responsable du projet, le Game Designer. Le poste de concepteur de jeu (Game Designer) s’apparente beaucoup à celui de chef de projet. La part de création se situe essentiellement au niveau de ce que l’on appelle le gameplay, ou plus précisément ce subtil mélange entre interaction et plaisir de jeu. Quel va être le rythme du jeu ? A quels types d’adversaires sera confronté le joueur ? Jusqu’où doser la difficulté ? Quels seront les actions possibles ? Les questions sont bien sûr nombreuses, devront être clairement définies afin d’en tirer des réponses qui pourront être traduites en directives pour l’équipe chargée de la réalisation. Notons enfin que si le Game Designer peut souvent être amené à mettre la main à la pâte dans son projet, sa fonction l’orientera beaucoup plus vers le suivi du jeu et la coordination de son équipe. Cette dernière, plus ou moins importante selon le jeu, regroupant différents métiers (infographiste, animateur 3D, programmeur, scénariste, compositeur de sons…), demandera donc au Game Designer d’avoir une solide base de connaissance afin de profiter au mieux des compétences de chacun. Parmi les autres postes existant dans le domaine du Game Design et permettant de débuter dans le métier, on notera aussi celui de Testeur professionnel ainsi que des postes liés à la réalisation de jeux dérivés, tell les jeux en Flash pour la publicité ludique (advertainment). Enfin, l'activité des PME dans le domaine du jeu connaissant une certaine croissance, on voit ces temps-ci émerger en France plus de besoins pour des profils polyvalents. Quand l'effectif de la société est limité, la capacité d'adaptation permet de mieux passer d'un projet à un autre. |

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A la question « A quoi peut servir d'avoir une formation poussant à la créativité si la majeure partie des éditeurs tablent essentiellement sur des valeurs sûres (clones et suites), et non sur des créations originales ?», Xavier Boissarie nous répond fort justement que la créativité peut très bien s’exprimer dans un contexte à priori peu original. Parmi les premiers postes qu'un étudiant en Game Design est susceptible d'avoir, il y a le poste de Level Designer. La création d'un niveau de jeu requiert beaucoup de créativité, et ici le problème de travailler sur un clone de jeu ne se pose pas. Le Level Designer est devenu une spécialisation à part entière dans l’industrie du jeu vidéo. C’est la personne qui est en charge de réaliser les cartes / niveaux de jeu dans lequel le joueur évoluera. Pour cela, il devra prendre en compte nombre de facteurs, tels les contraintes techniques du moteur du jeu, le gameplay souhaité, le dosage de la difficulté, ou encore le sentiment général qui se dégagera de son travail. De plus, son rôle l’amènera à être en relation avec d’autres acteurs du jeu, tel les infographistes, les sound designer, et bien évidemment le responsable du projet, le Game Designer. Le poste de concepteur de jeu (Game Designer) s’apparente beaucoup à celui de chef de projet. La part de création se situe essentiellement au niveau de ce que l’on appelle le gameplay, ou plus précisément ce subtil mélange entre interaction et plaisir de jeu. Quel va être le rythme du jeu ? A quels types d’adversaires sera confronté le joueur ? Jusqu’où doser la difficulté ? Quels seront les actions possibles ? Les questions sont bien sûr nombreuses, devront être clairement définies afin d’en tirer des réponses qui pourront être traduites en directives pour l’équipe chargée de la réalisation. Notons enfin que si le Game Designer peut souvent être amené à mettre la main à la pâte dans son projet, sa fonction l’orientera beaucoup plus vers le suivi du jeu et la coordination de son équipe. Cette dernière, plus ou moins importante selon le jeu, regroupant différents métiers (infographiste, animateur 3D, programmeur, scénariste, compositeur de sons…), demandera donc au Game Designer d’avoir une solide base de connaissance afin de profiter au mieux des compétences de chacun. Parmi les autres postes existant dans le domaine du Game Design et permettant de débuter dans le métier, on notera aussi celui de Testeur professionnel ainsi que des postes liés à la réalisation de jeux dérivés, tell les jeux en Flash pour la publicité ludique (advertainment). Enfin, l'activité des PME dans le domaine du jeu connaissant une certaine croissance, on voit ces temps-ci émerger en France plus de besoins pour des profils polyvalents. Quand l'effectif de la société est limité, la capacité d'adaptation permet de mieux passer d'un projet à un autre. |

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A la question « A quoi peut servir d'avoir une formation poussant à la créativité si la majeure partie des éditeurs tablent essentiellement sur des valeurs sûres (clones et suites), et non sur des créations originales ?», Xavier Boissarie nous répond fort justement que la créativité peut très bien s’exprimer dans un contexte à priori peu original. Parmi les premiers postes qu'un étudiant en Game Design est susceptible d'avoir, il y a le poste de Level Designer. La création d'un niveau de jeu requiert beaucoup de créativité, et ici le problème de travailler sur un clone de jeu ne se pose pas. Le Level Designer est devenu une spécialisation à part entière dans l’industrie du jeu vidéo. C’est la personne qui est en charge de réaliser les cartes / niveaux de jeu dans lequel le joueur évoluera. Pour cela, il devra prendre en compte nombre de facteurs, tels les contraintes techniques du moteur du jeu, le gameplay souhaité, le dosage de la difficulté, ou encore le sentiment général qui se dégagera de son travail. De plus, son rôle l’amènera à être en relation avec d’autres acteurs du jeu, tel les infographistes, les sound designer, et bien évidemment le responsable du projet, le Game Designer. Le poste de concepteur de jeu (Game Designer) s’apparente beaucoup à celui de chef de projet. La part de création se situe essentiellement au niveau de ce que l’on appelle le gameplay, ou plus précisément ce subtil mélange entre interaction et plaisir de jeu. Quel va être le rythme du jeu ? A quels types d’adversaires sera confronté le joueur ? Jusqu’où doser la difficulté ? Quels seront les actions possibles ? Les questions sont bien sûr nombreuses, devront être clairement définies afin d’en tirer des réponses qui pourront être traduites en directives pour l’équipe chargée de la réalisation. Notons enfin que si le Game Designer peut souvent être amené à mettre la main à la pâte dans son projet, sa fonction l’orientera beaucoup plus vers le suivi du jeu et la coordination de son équipe. Cette dernière, plus ou moins importante selon le jeu, regroupant différents métiers (infographiste, animateur 3D, programmeur, scénariste, compositeur de sons…), demandera donc au Game Designer d’avoir une solide base de connaissance afin de profiter au mieux des compétences de chacun. Parmi les autres postes existant dans le domaine du Game Design et permettant de débuter dans le métier, on notera aussi celui de Testeur professionnel ainsi que des postes liés à la réalisation de jeux dérivés, tell les jeux en Flash pour la publicité ludique (advertainment). Enfin, l'activité des PME dans le domaine du jeu connaissant une certaine croissance, on voit ces temps-ci émerger en France plus de besoins pour des profils polyvalents. Quand l'effectif de la société est limité, la capacité d'adaptation permet de mieux passer d'un projet à un autre. |

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A la question « A quoi peut servir d'avoir une formation poussant à la créativité si la majeure partie des éditeurs tablent essentiellement sur des valeurs sûres (clones et suites), et non sur des créations originales ?», Xavier Boissarie nous répond fort justement que la créativité peut très bien s’exprimer dans un contexte à priori peu original. Parmi les premiers postes qu'un étudiant en Game Design est susceptible d'avoir, il y a le poste de Level Designer. La création d'un niveau de jeu requiert beaucoup de créativité, et ici le problème de travailler sur un clone de jeu ne se pose pas. Le Level Designer est devenu une spécialisation à part entière dans l’industrie du jeu vidéo. C’est la personne qui est en charge de réaliser les cartes / niveaux de jeu dans lequel le joueur évoluera. Pour cela, il devra prendre en compte nombre de facteurs, tels les contraintes techniques du moteur du jeu, le gameplay souhaité, le dosage de la difficulté, ou encore le sentiment général qui se dégagera de son travail. De plus, son rôle l’amènera à être en relation avec d’autres acteurs du jeu, tel les infographistes, les sound designer, et bien évidemment le responsable du projet, le Game Designer. Le poste de concepteur de jeu (Game Designer) s’apparente beaucoup à celui de chef de projet. La part de création se situe essentiellement au niveau de ce que l’on appelle le gameplay, ou plus précisément ce subtil mélange entre interaction et plaisir de jeu. Quel va être le rythme du jeu ? A quels types d’adversaires sera confronté le joueur ? Jusqu’où doser la difficulté ? Quels seront les actions possibles ? Les questions sont bien sûr nombreuses, devront être clairement définies afin d’en tirer des réponses qui pourront être traduites en directives pour l’équipe chargée de la réalisation. Notons enfin que si le Game Designer peut souvent être amené à mettre la main à la pâte dans son projet, sa fonction l’orientera beaucoup plus vers le suivi du jeu et la coordination de son équipe. Cette dernière, plus ou moins importante selon le jeu, regroupant différents métiers (infographiste, animateur 3D, programmeur, scénariste, compositeur de sons…), demandera donc au Game Designer d’avoir une solide base de connaissance afin de profiter au mieux des compétences de chacun. Parmi les autres postes existant dans le domaine du Game Design et permettant de débuter dans le métier, on notera aussi celui de Testeur professionnel ainsi que des postes liés à la réalisation de jeux dérivés, tell les jeux en Flash pour la publicité ludique (advertainment). Enfin, l'activité des PME dans le domaine du jeu connaissant une certaine croissance, on voit ces temps-ci émerger en France plus de besoins pour des profils polyvalents. Quand l'effectif de la société est limité, la capacité d'adaptation permet de mieux passer d'un projet à un autre. |

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