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| TOM'S GAMES > ARTICLES > Interview de Remy Poirson, directeur de la branche Jeux de Micro Application > Partie 5 | ||
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Le prix des jeux est-il un réel élément de différenciation pour Micro Application ? Effectivement, sur la plupart des jeux d’aventure, nous nous sommes positionnés à 39,95 €.
Oui, je pense que nous allons nous y tenir. Y compris pour les jeux autres que d’aventure. Les seuls qui, à mon sens, justifient d’être commercialisés à 45 €, ce sont Dreamfall et Paradise. Globalement, je préfère que les jeux achètent les jeux moins chers mais jouent plus souvent, et donc achètent plus de jeux. Ainsi, nous proposons par exemple Nancy Drew à 29.95 €. Nancy Drew étant un jeu relativement court, n'est-il pas normal qu’il soit proposé à un prix moindre ? Non, car sans la solution, vous avez vite fait de « galérer » par endroits, et au final d’atteindre les 20 heures de jeu. Il est vrai en revanche, qu’en terme de technologie, ce n’est pas le dernier cri mais la qualité de l'intrigue est ce qu'il y a de mieux. Les avis des joueurs sont d’ailleurs très bons dans l’ensemble, et il n’y a aucune frustration, bien au contraire. Les joueurs attendent la sortie du prochain, qui sera disponible mi-avril.
Pour moi, ce n’est pas un problème de proposer un jeu à 50 €, si vraiment il est super différenciant et si la qualité justifie le prix. Mais quand on voit Take Two mettre en vente Stronghold 2, une belle licence, à seulement 30 €, ça fait réfléchir, évidemment. D’autant que ce sont plus eux aujourd’hui qui font le marché et qui donnent le "la". Quant à nous, je pense que le fait de se placer un peu en dessous des autres en terme de prix est une façon d’envoyer un message aux consommateurs : achetez plus de jeux, ce n’est pas si cher que cela, etc. C’est en outre une manière saine de lutter contre le piratage. Même si je suis bien conscient que 40 € reste un montant élevé, surtout compte tenu de la conjoncture économique.
On les a vu, et nous ne sommes pas fermés mais : Le concept, celui de la location, est bien à mon sens. Je suis d’ailleurs bien placé pour en parler, puisque je loue plus volontiers un DVD que je n'en achète. |
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