Trois fabricants de consoles se répartissent actuellement le marché mondial du jeu vidéo : Sony, Nintendo et Microsoft.
Sony est apparu en 1995 sur le marché des consoles de jeux vidéo avec la Playstation ou PSX, renommée et redesignée (plus petite et plus compacte) plus tard en PSone. Fort de ce succès (elle s’est vendue à presque 80 millions d’unités dans le monde), Sony décide de lancer la nouvelle génération de consoles en mars 2000 au Japon, avec la Playstation 2, devançant ses concurrents de 6 mois. Nintendo, présent depuis de nombreuses années dans l’industrie du jeu vidéo (la firme japonaise a conçu son premier jeu vidéo en 1977 : le TV-Game 6), est leader dans le monde des consoles de jeux portables (avec la célèbre GameBoy). Après le lancement de nombreuses consoles (depuis 1983 avec la NES), Nintendo a lancé sa console nouvelle génération, la GameCube, en septembre 2001. Dernier arrivé dans la course aux consoles de nouvelle génération et fabricant récent de consoles de jeux vidéo, Microsoft tente de s’imposer sur ce marché. La firme américaine a déjà une expérience dans le jeu vidéo puisqu’elle développe des logiciels de jeux depuis plus de vingt ans (son jeu Flight Simulator a récemment fêté son vingtième anniversaire). Microsoft a souhaité diversifier ses activités afin de bénéficier de ce marché en forte croissance. Ces fabricants de consoles conçoivent un système informatique dédié au jeu vidéo, le font fabriquer (Microsoft) ou le fabriquent eux-mêmes (Sony), en assurent le marketing et la distribution. Il s’agit d’une industrie « lourde », le succès d’une console commençant à vingt millions de pièces vendues, soit un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards de dollars.
Comme dans toute l’industrie électronique grand public, la maîtrise des coûts de fabrication est un facteur essentiel de la concurrence. Microsoft sous-traite sa fabrication au Mexique et Nintendo en Chine. De plus ces acteurs développent également des jeux et possèdent des studios de développement en interne : on les appelle les éditeurs first-party.
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