C’est en fin de semaine dernière qu’Ubisoft a convoqué en grande pompe tout le gratin de la presse vidéoludique pour une présentation on ne peut plus officielle du tout nouvel épisode de la franchise Assassin’s Creed. Si de nombreux éléments avaient déjà fuité en amont de cette présentation, le monceau d’informations communiqué à cette occasion valait assurément le déplacement. Alors ne perdons pas plus de temps en vains bavardages, et partons ensemble pour un tour d’horizon d’Assassin’s Creed IV : Black Flag.
Cœur caraïbes
Si vous avez un tantinet suivi l’évolution de la franchise Assassin’s Creed, vous n’êtes pas sans savoir que chacun des trois jeux (Brotherhood et Révélation étant des suites d’AC II) nous a fait voyager dans des lieux et des époques différents, en compagnie d’individus tous plus exceptionnels les uns que les autres. Vous savez aussi que ces trois jeux ne formaient qu’un tout, réunis par le méta arc narratif de Desmond. Arc qui a pris fin avec les dernières heures de jeu d’Assassin’s Creed III. Ce quatrième épisode est donc particulier, dans la mesure où il débute un tout nouveau pan de l’histoire d’Assassin’s Creed, et nous met en présence, comme à l’habitude, d’un lieu, d’une époque et d’un protagoniste inédit. Enfin presque, car notre nouvel ami n’est autre que le grand-père paternel de Connor, Edward Kenway, flibustier de son état, et assassin à ses heures perdues. Pour la faire courte, ce bon Edward est un ancien marin de la couronne reconverti dans la piraterie. Au cours de ses pérégrinations océanes, il sera confronté à la fois aux Templiers et aux Assassins, entraîné par ces derniers, et se trouvera mêlé à leur guerre millénaire. D’après ce que nous avons pu voir, Edward sera confronté à de nombreux choix moraux, à des dilemmes, et devra au final, opérer un choix entre les deux camps, continuant ainsi dans la voie ouverte par Assassin’s Creed III. La méta histoire ne sera pas en reste non plus. Exit Desmond, et bonjour… Vous. Car oui, c’est bel et bien le joueur qui sera le point focal de ce nouvel arc. Si peu de détails nous ont été communiqués à ce sujet, sachez que vous endosserez le rôle d’un employé de chez Abstergo Entertainment, la branche déjà responsable du multijoueur d’AC III. C’est en tant que chercheur que vous serez amené à explorer diverses mémoires génétiques, via l’animus, un changement de point de vue fort surprenant qui, s’il est bien fait, peut s’avérer des plus plaisants.
Autre nouveauté apportée par cet épisode, l’époque dans laquelle évoluera Edward. Pour la première fois, la série effectuera un retour en arrière, puisque l’action de cet AC IV se tiendra au tout début du XVIIIème siècle, durant la grande période de la piraterie. Le choix de cette période n’est pas anodin. Comme d’habitude avec la série, il s’agit d’une période de grand changement, de lutte et de conflits entre des idéaux forts. D’un côté, il sera possible de trouver les vieux empires que sont l’Angleterre et l’Espagne. De l’autre, les pirates et leur « république », sise à Nassau. Cet idéal libertaire, très en avance sur son temps pour certaines choses (les femmes n’y étaient par exemple pas reléguées au rang de simple boniches), et dont les actes ont mis à mal la toute-puissance des empires. Cette grande ère de la piraterie, sa richesse historique, ainsi que sa mythologie (sans pour autant verser dans le folklore d’un Pirate des Caraïbes), offre donc un cadre parfait pour installer la série. La lutte entre Assassins et Templiers trouve ainsi un nouveau terrain d’affrontement légitime, chacun des deux camps voyant son crédo illustré par l’un ou l’autre des protagonistes. Comme à l’habitude, de nombreux personnages « réels » croiseront le chemin du héros, principalement des flibustiers. Barbe Noir tiendra ainsi une place importante, tout comme Anne Bonny, Hornigold ou Calico Jack. Ces personnages hauts en couleurs, n’ont ainsi pratiquement pas eu besoin d’être retravaillés par les équipes d’Ubisoft, leurs histoires et leurs actes se suffisant à eux-mêmes. Il en va de même pour les évènements. Nous avons ainsi pu apprendre que de nombreux hauts faits de la piraterie seraient jouables, tel l’abandon de Charles Vane sur une île déserte, la fuite de Nassau sous le blocus anglais, ou bien le naufrage de l’armada espagnole et ses galions remplis d’or. Une époque riche en évènements donc, qui donnera l’occasion d’affronter une grande variété de situations.
























