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 TOM'S GAMES >  ARTICLES    >     Kartuga : Présentation du jeu
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Présentation Kartuga

Kartuga est un énième browser game free to play dont vous n’avez probablement jamais vraiment entendu parler jusqu’ici. Pour être tout à fait honnête, avant de voir le jeu, j’avais juste vu quelques images et vidéos, sans jamais m’attarder sur son cas. Et pourtant, Kartuga semble avoir quelque chose en plus que ses concurrents. Son univers de piraterie tout d’abord, mâtiné d’un peu de jeu de rôle et d’une petite touche de steampunk, et son gameplay, aussi simple qu’accrocheur. Après y avoir joué et avoir discuté avec ses développeurs, voici nos premières impressions.

Typiark !

 

Kartuga est donc un mélange de batailles navales et de jeu de rôle suppléé par un mode multijoueur. Pour faire un peu plus simple, le jeu de Ticking Bomb Games propose à la fois une petite campagne solo avec quêtes et scénario pour monter ses niveaux et quelques modes multijoueurs pour affronter des adversaires humains en ligne et en équipe. Ici, on incarne un pirate à la recherche d’un trésor légendaire dans le monde de Kartuga. La campagne solo sera surtout l’occasion de prendre en main son bateau et de comprendre les mécanismes simples mais pas simplets du jeu. Comme tout bateau qui se respecte, on fera avancer notre navire avec les touches directionnelles et on tirera avec la souris en prenant soin de bien mettre notre bateau de côté pour utiliser ses rangées de canon à plein. Evidemment le jeu n’est pas aussi basique, puisqu’en bas de l’écran s’affiche un panel de compétences à débloquer dans un arbre de talent qui permet d’arroser les ennemis avec des boulets spéciaux ou diverses attaques spéciales pour les ralentir, tirer plus vite ou aider ses alliés. La campagne solo nous demande donc d’aller couler quelques navires marchands, de réaliser quelques quêtes fed-ex pour des PNJ paresseux ou de retrouver des bouts de trésors sur l’une des cinq cartes de 6 km². Ce n’est clairement pas la révolution de ce côté-là, mais il faut bien admettre que faire monter son vaisseau de niveau a un côté addictif indéniable.


 

Car c’est finalement le point le plus intéressant de Kartuga : faire en sorte que son navire devienne de plus en plus puissant. A force de couler des rafiots marchands, des pirates et de retrouver moult trésors perdus aux quatre coins du monde, notre frêle esquif va rapidement se transformer en gros bill des mers capable de terrasser n’importe quoi en une salve de canon. Le jeu propose trois classes de vaisseaux, léger, moyen et lourd avec chacun une maniabilité et une puissance de feu en rapport avec sa taille. Chacune de ces trois classes dispose d’un arbre de talent divisé en trois permettant par exemple dans le cas d’un Protector (les vaisseaux lourds) de se transformer en tank, en DPS dealer ou soutien. Evidemment il faudra terminer une bonne partie des 12 niveaux de la campagne pour atteindre le fameux niveau 40 et posséder un vaisseau bien mastoc. Ajoutez à tout cela un système de loot pour améliorer ses canons, une gestion des membres d’équipage pour attribuer quelques bonus de coups critiques ou de manœuvre à son navire et vous avez une petite idée de la profondeur de la chose.


 

De l’aveu même des développeurs, la campagne solo ne sera de toute façon qu’un amuse-gueule avant de parader dans la cour des grands : le mode multijoueur. Celui-ci se décompose en deux modes : Domination et Destruction. Passons rapidement sur le deuxième mode, que nous n’avons pas pu essayer et qui consiste pour la première équipe à poser une bombe à un endroit précis et de la protéger pendant que leurs adversaires tenteront tout pour la désamorcer. Le mode domination quant à lui reprend les bases du MOBA. Dans une arène relativement petite et parsemée de tours, deux équipes s’affrontent pour capturer les bases de l’adversaire. Il est alors nécessaire que les membres des deux équipes se coordonnent pour bien profiter des synergies des classes respectives. Les quelques minutes que nous avons passé dessus étaient franchement amusantes et loin d’être dénuées de toute subtilité. Il fallait en effet savoir bien anticiper la trajectoire des ennemis, prendre en compte l’inertie de son bateau et gérer au mieux ses compétences pour infliger des dégâts à l’équipe adverse. A terme ce mode multijoueur devrait apporter des récompenses aux joueurs, qu’il s’agisse d’équipement ou simplement d’expérience. Les développeurs ne savent en revanche pas encore s’ils vont permettre de remettre à zéro son arbre de compétences commencé dans la campagne solo pour l’adapter aux joutes multijoueur.


 

Kartuga se paye en plus le luxe d’être fort joli avec son moteur graphique issu de l’Unity Engine, que ce soit pour les bateaux ou ses superbes décors qui ne sont pas sans rappeler Anno 1404. Les développeurs nous ont en plus assuré que le jeu pourrait tourner sur des PC très modestes et dans des navigateurs internet antiques. Enfin, free to play oblige, une boutique sera disponible pour les plus pressés. Les développeurs ont passé cinq bonnes minutes à nous expliquer qu’il n’est pas question pour eux de faire un pay to win. Cette boutique se contentera de personnaliser l’apparence des bateaux, mais aussi de gagner du temps en achetant des gemmes spéciales permettant de débloquer plus rapidement certaines pièces, canons ou membre d’équipages que l’on aura de toute manière en jouant sans sortir la carte bleue.


Kartuga devrait par ailleurs entamer une phase de bêta fermée dès cette semaine, le mercredi 27 février pour être précis. Il est d’ores et déjà possible de s’y inscrire en se rendant sur le site officiel.


Par Zick, le 26 février 2013