Konami nous a proposé de venir voir le nouveau cru de PES. Une offre que ne se refuse pas, surtout après un opus 2012 pas mauvais mais complètement enterré par un FIFA en très grande forme. Une fois n’est pas coutume, PES 2013 va essayer d’oublier les errements de l’année dernière et de se rapprocher de son principal concurrent. Explications.
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Ceux qui ont joué à FIFA 12 vous l’affirmeront tous, l’année dernière PES était très loin d’égaler la qualité de son principal concurrent. Prenant une approche bien plus arcade et nerveuse que son adversaire de toujours, le jeu de foot de Konami avait au moins le mérite de surprendre agréablement ceux qui avaient aimé les épisodes 5 et 6 sortis sur PS2. Mais autant le titre s’avérait sympathique le temps de quelques soirées entre potes, autant il devenait rapidement fatigant lorsqu’il s’agissait de jouer sérieusement en ligne et voir ses pauvres défenses trouées par le moindre attaquant de plus de 80 kilos. Mais tout ça, c’est fini si l’on en croit Konami. Le développeur japonais a compris que les fans de PES voulaient du jeu construit. Et il a donc décidé de revoir le rythme du jeu à la baisse.
Car c’est bien cela qui ressort de ces quelques minutes passés en compagnie du jeu. Bien plus lent que l’édition 2012, les échanges entre les joueurs et la vitesse de la balle semblent beaucoup plus posés et donc plus faciles à anticiper. L’inertie des footballeurs demande désormais une plus grande attention, tandis que de nouveaux outils sont désormais à la disposition des joueurs pour avoir un plus grand contrôle sur la balle. Konami s’est mis en tête de donner des noms techniques anglais pour chacune de ces nouveautés (Full Control, Manual Shooting, Deft Touch, Active IA), autant de termes que personne ne retiendra mais qui auront pourtant un véritable impact sur le terrain. La principale nouveauté, c’est qu’en laissant le doigt appuyé sur R2/RT le joueur qui a la balle peut maintenant la contrôler du plat du pied. Une fois arrêté on peut alors faire glisser la balle sur le sol pour feinter le défenseur et réaliser plus facilement des petits/grands ponts. Cette même touche R2/RT permettra également de réceptionner proprement une balle aérienne. Au moment précis ou la balle touche le joueur, une pression sur ladite touche permet alors de relancer la balle devant soi, de refaire directement une passe aérienne ou de feinter un adversaire qui tentait de la capter. Sur le papier, c’est très intéressant, mais ce nouveau système de contrôle de balle s’adressera très clairement aux vétérans de la série, ceux-là même qui profiteront de ce système pour dribbler une équipe entière avec un attaquant surdoué. On attendra la version finale pour juger sur pièce l’équilibre de la chose.
Reste le point le plus critiquable de PES 2012 : la défense. Dans cette version 2013 elle a subit de grosses améliorations. La plus notable est la transposition de la défense tactique de FIFA 12 dans le titre de Konami. Concrètement, une pression sur X/A lors d’un pressing permet au joueur en défense de tendre le pied pour tenter de chiper la balle à son adversaire. Et comme dans FIFA 12, si ce même joueur rate le ballon il restera sur place un petit moment et laissera le champ libre à son adversaire. Et de fait, cette amélioration permet effectivement à la défense de se montrer plus résistante face aux assauts d’attaquants musclés ou agiles. Konami nous a également assuré que la défense réagira bien mieux que par le passé grâce à l’Active AI. Désormais les défenseurs feront automatiquement attention aux espaces et tenteront toujours de rester en ligne lors d’attaques sur les ailes par exemple. Là encore, nous n’avons pas assez joué pour avoir un avis définitif sur la chose. Ce qu’on a pu voir en revanche, c’est que les gardiens ont subi certaines retouches. Beaucoup moins facilement bernables, ils sont désormais plus réactifs et captent enfin des balles en cloche. Il était temps.
Graphiquement enfin, il ne faut pas se faire d’illusion, PES est encore en retard par rapport à son concurrent. Même si la version que nous avons pu voir n’était pas définitive, on pouvait déjà noter un certain manque d’ambiance dans les stades remplis de clones, des animations encore un cran en dessous de ce que l’on trouve chez EA et un contenu certainement revu à la hausse par rapport à l’année dernière (Konami n’a d’ailleurs pas tout annoncé à ce sujet) mais déjà dépassé par FIFA. Enfin, sachez que le jeu en ligne intégrera enfin un matchmaking intelligent permettant d’affronter des joueurs de son niveau et qu’il sera bien plus simple de jouer avec ses amis via les menus du jeu. Le minimum syndical diront ceux qui ont tâté l’excellent mode multijoueur de FIFA. Alors ne soyons pas défaitiste, ce PES 2013 n’a pas encore tout montré et l’on sait bien par expérience que les derniers mois de développement sont ceux qui voient arriver le plus de changement dans un jeu de foot. D’ailleurs les améliorations de la défense couplée au meilleur contrôle de balle laissent penser que PES 2013 sera bien plus technique que son aîné, faute d’être plus dynamique. Réponse en tout cas à la fin du mois prochain avec la sortie du jeu sur toutes les consoles de salons et PC.



















