Petit à petit les jeux sur navigateur ou browser games commencent à se faire une place conséquente dans le monde vidéoludique. Récemment, ce sont des titres prévus pour PC et consoles comme From Dust ou Bastion qui ont fait leur entrée sur ce type de plateformes, démontrant que les navigateurs étaient en mesure de supporter des jeux de cette qualité. U4iA Games tente de relever le défi en proposant Offensive Combat, un FPS free-to-play que le studio décrit lui-même comme un browser game de « qualité console ». Cependant, la seule chose qu’U4iA Games trouve à vendre dans son trailer, c’est ce côté loufoque, déjanté et sur surtout d’un goût plutôt douteux. Mais bon, il paraît que ça plaît, alors voyons voir ce que ça donne.
L'humour selon U4iA
Offensive Combat pourrait se décrire comme une sorte de mélange pas très fameux entre Call Of Duty, Halo et une poignée (voire même une pelletée) de TimeSplitters. Il reprend donc grossièrement le gameplay des FPS les plus classiques, avec tout de même l’ambition et le mérite de vouloir se déployer sur un navigateur tout en gardant une certaine « qualité » graphique (nous y reviendrons). Les modes disponibles dans cette bêta fermée sont les conventionnels matchs par équipe, capture de drapeau, capture de point ou le chacun pour soi. Pour ce qui est des combats en eux-mêmes, vous détenez une arme principale, d’une secondaire, une arme de poing et des grenades. Les déplacements restent standards, le petit plus d’Offensive Combat étant la possibilité d’humilier le cadavre de vos adversaires fraîchement tués en effectuant une danse douteuse ou autre mouvement provocateur en appuyant sur la touche dédiée. Le taunt en question est appelé « pwn » et vous rapporte quelques points d’expérience supplémentaires lorsque vous l’effectuez. L’autre fine subtilité d’Offensive Combat réside dans la variété du style des armes, qui vont de la réplique du M16 aux guns à plasma en passant par un poulet en plastique ou un jambonneau pour la mêlée. La classe à l’état pur.
Vous l’aurez devinez, U4iA mise énormément sur un univers complètement barré à l’humour gras et vaseux, mais pas forcément efficace. Au sommet de cette tentative loupée de faire d’Offensive Combat un FPS déjanté se trouve le concept des avatars personnalisables. Vous démarrez effectivement avec pour personnage un robot aussi charismatique qu’un Francis Lalanne, dont chaque partie du corps comme la tête, les bras, le torse et les jambes sont paramétrables à souhait. Vous avez donc la possibilité de créer votre propre avatar hybride avec par exemple une tête de grenouille, des bras de poulpe, un costume de banane etc. C’est sympa, ça peut être potentiellement marrant, mais ça ne sert à rien et surtout l’effet escompté n’est pas forcément réussi. Bien sûr tous ces objets ne sont pas accessibles d’un coup. Les armes, actions de « pwn » et costumes sont déblocables en fonction de votre niveau. Il vous sera possible par la suite de les acheter ou de les louer en échange des pièces que vous gagnez en tuant vos adversaires, en capturant des points ou en terminant simplement une partie. Si vous êtes trop pressés ou que vous êtes désireux de remplir les caisses de U4iA, vous pourrez toujours acheter des crédits et ainsi vous offrir le dernier costume ridicule à la mode.
Etant encore en bêta fermée, l’expérience multijoueur reste encore très restreinte et il est difficile de se faire une idée sur l’ambiance générale qui règnera sur ce FPS. Avec seulement une demi-douzaine de joueurs connectés en même temps, il est tout simplement impossible d’organiser une partie avec le mode et la carte voulue. Il faut dans un premier temps se contenter de suivre le groupe pour ne pas se retrouver désespérément seul. Autre bémol, il n’y a pas (encore ?) de système de changement de carte, ce qu’il fait que vous êtes condamnés à jouer sur la même carte pendant des heures si vous ne prenez pas l’initiative avec les autres joueurs de passer à autre chose. Pour ce qui est des graphismes, on peut dire qu’Offensive Combat s’en sort plutôt bien pour un browser game, sans pour autant donner une claque visuelle de « qualité console » comme se targuait Dusty Welch, directeur d’U4iA. Attention quand même aux lags qui se font parfois persistants. Même s’il s’agit d’un browser game, cela ne veut pas dire que vous pourrez allégrement jouer dessus avec un Vtech en carton.
Pour résumer, Offensive Combat mise dans un premier temps pour une pseudo efficacité de surface et non sur une réelle profondeur. D’abord présenté comme un browser game au style loufoque et tordant, ce n’est pas ce qui en ressort après quelques heures de jeu, et ce n’est que très rarement que l’on va esquisser un sourire en jouant. Si déjà Offensive Combat ne remplit pas les caractéristiques qui sont censées en faire sa particularité, on peut dire qu’il y a finalement assez peu à attendre de ce jeu, si ce n’est qu’il est gratuit et disponible sur une plateforme accessible à tous. On peut donc prévoir que cela restera un FPS sympa de prime abord, mais qui ne garantit pas une expérience de jeu exceptionnelle.






















