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Alors qu’il n’est pas franchement le titre le plus attendu de cette année dans le catalogue de son éditeur (qui compte tout de même des jeux comme Max Payne 3 ou encore Bioshock Infinite), il se pourrait bien que Spec Ops : The Line trouve son public et, pourquoi pas, crée la surprise. Voici venu le temps de faire un bilan de nos premières heures de jeu sur la campagne solo du titre de 2K Games. Du sable à tous les étages
Le scénario de Spec Ops : The Line est plutôt original et inventif. L’action se déroule à Dubaï, une ville dont le faste ne se présente plus. Mais cette cité de rêve a perdu de sa superbe suite à six mois de tempête de sable incessante. Dès le début de la tempête, le 33ème régiment américain a été envoyé sur place pour désembourber la situation et venir en aide aux populations civiles. Mais son chef, le colonel Konrad, a choisi de désobéir aux ordres de repli et de rester en ville avec tous ses hommes. Ce n’est que quelque mois plus tard qu’un petit détachement de trois hommes des Delta Force est envoyé sur place pour débrouiller la situation et évacuer les éventuels survivants. Adams, Lugo et Walker (le personnage joueur) vont avoir fort à faire une fois sur place puisqu’ils devront faire face à une guerre civile. Dès leur arrivée sur le terrain, nos trois hommes se font agresser par une faction civile armée. Plus loin, alors qu’ils sont venus pour prendre contact avec le 33ème, les hommes composant ce dernier les attaquent également sans sommation. Enfin, ils vont même réussir à trouver des agents de la CIA venus eux aussi pour rendre compte de la situation. Ce micmac improbable va amener nos trois héros à faire des choix cornéliens comme, par exemple, sauver des civils ou un agent qui peut leur fournir des informations. Ils seront également amenés à utiliser des armes sales, pour ne pas dire dégueulasses, comme des bombes au phosphore blanc. Un produit qui fait fondre la chair et la peau sur les os des victimes. La psychologie des personnages est d’ailleurs mise en avant et l’on suit l’évolution de leur moral au fil des pérégrinations. Les relations entre les trois soldats se dégradent au fil des combats, à l’image de leur apparence physique, et on sent qu’il en faut peu pour que l’un ou l’autre craque totalement sous la pression. Un développement des personnages original et un scénario bien senti, voilà les premières impressions que laisse Spec Ops : The Line.
On est également saisi par les décors du jeu. Les tempêtes successives ont rendu la ville quasiment inhabitable et les buildings en ont pris pour leur grade. Il règne à Dubaï un sentiment aussi étrange qu’attirant de mort et de désolation. Les level designers s’en sont donnés à cœur joie, que ce soit en intérieur ou en extérieur. On aurait pu craindre une certaine monotonie, notamment au niveau de la palette de couleurs, mais la progression dans l’aventure rassure. Les développeurs parviennent à varier les décors en fonction du moment de la journée et des éclairages ou encore selon notre position. On passe de l’ocre du désert au gris des bâtiments ou au bleu profond de la nuit. Autre point intéressant découlant de ces décors : la gestion du sable. Il n’est pas rare de trouver des parois de verre ou des plafonds destructibles qui, une fois mis en miettes, laissent entrer des mers de sable qui ensevelissent nos ennemis. Un bon moyen de prendre l’avantage en faisant plusieurs victimes d’un seul coup tout en économisant ses munitions, au demeurant plutôt rares. Les environnements sont donc variés mais aussi remplis de positions de couverture comme des voitures détruites, des distributeurs renversés et autres. L’IA ne se prive d’ailleurs pas pour utiliser les couverts et nous canarder sans se montrer. Les ennemis mettent à profit l’ensemble du décor et leurs possibilités d’attaque comme des manœuvres de contournement pour nous prendre par les flancs ou l’envoi de soldats lourdement protégés qui foncent sur nos positions. Là encore, on apprécie la variété des ennemis et de leur équipement qui nous poussent à bouger et utiliser différentes tactiques et armes pour s’en sortir.
Au niveau de l’arsenal il s’avère bien fourni et réaliste. On ne compte pas les pistolets mitrailleurs ou fusils d’assaut modélisés. On trouve également des armes lourdes comme des lance-roquettes, des lance-grenades et des tourelles fixes. L’action est omniprésente et n’est coupée que pour quelques séquences de dialogue qui laissent entrevoir l’effondrement psychologique progressif des trois personnages centraux. Cette version preview proposait quelques 13 chapitres de la campagne solo, soit six heures de jeu environ. C’est la moitié de cette partie solo qui se révèle être un challenge intéressant. Il va falloir progresser très prudemment car le héros ne peut encaisser que peu de pruneaux. Il ne peut d’ailleurs pas être sauvé par ses deux compères lorsqu’il faiblit. Par contre, on peut venir en aide à Adams et Lugo s’ils tombent sous les balles ennemies. Ils peuvent également se soigner l’un l’autre si on leur en donne l’ordre. Pour ce qui est des ordres justement, on peut demander à nos deux lascars de lancer une grenade aveuglante dans certaines situations ou encore d’attaquer une cible bien précise sachant que Lugo tient lieu de sniper et que Adams remplit le rôle de soldat lourd avec sa mitrailleuse. Techniquement parlant il faut bien reconnaître que le jeu offre un rendu graphique très agréable à l’œil avec des textures fines, des personnages et des décors riches en détails ainsi que des animations réalistes. Nous n’aurons constaté que quelques petits freezes d’écran lors du chargement en streaming des cut scenes. Rien qui ne puisse être optimisé avant la sortie du jeu. En bref, c’est une preview fort encourageante qui nous a été livrée ici et on attend maintenant de voir ce que propose Spec Ops : The Line durant le reste de sa campagne et ainsi que son mode multijoueur. Le jeu devrait être disponible le 29 juin prochain sur PC, PS3 et Xbox 360. Par NatasFH, le 29 mai 2012
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