Ne cherchez pas trop à comprendre comment raisonnent les gens du marketing chez Runic Games. Avec pas moins d’un an retard et une sortie prévue dans quelques semaines, le développeur américain n’a pas hésité à sortir la bêta de Torchlight 2 une semaine tout juste avant la sortie de Diablo III. Pourquoi vouloir absolument chercher la collision avec le géant de Blizzard ? Ne nous le demandez pas, nous nous posons encore la question. Quoi qu’il en soit, nous avons pu essayer la bêta de Torchlight 2, et celle-ci s’est avérée à la hauteur de nos espérances.
(Peu de) Portes, (beaucoup de) monstres, (une floppée de) trésors
Et comme pour faire un beau pied de nez à Blizzard, la bêta de Torchlight II n’est, elle, pas une démo déguisée. Celle-ci comporte en fait le premier acte du jeu et demande une grosse après-midi pour être bouclée en mode normal. La principale particularité de cette bêta fermée est de proposer pour la première fois dans la série de la coopération en ligne (seules les parties sur internet sont d’ailleurs activées pour le moment) et de pouvoir boucler ces 6/7 heures de jeu avec 5 autres amis. Les quatre classes du jeu final sont également toutes biens présentes et peuvent être montées au moins jusqu’au niveau 23 (voire plus), ce qui permet de se faire une bonne idée de l’arbre de compétences. Ces quatre classes se décomposent de façon classique. L’Outlander est le rogue du jeu, spécialisé dans les arbalètes, canons, arcs et autres pistolets. L’Embermage est le magicien de service que l’on peut spécialiser dans le feu, la glace et l’électricité, les trois branches de son arbre de talent. Le Berserker est un guerrier capable d’invoquer un esprit du Loup pour lui venir en aide durant les combats. Armé de griffes ou d’armes à deux mains, il est également spécialisé dans les dégâts de froid. Enfin L’engineer est un guerrier lourd, privilégiant les armes à deux mains lentes mais faisant beaucoup de dégât. Spécialisé dans l’assemblage de petits robots, il peut s’entourer mines rampantes explosives ou de soigneurs mécanisés.
Comme dans le premier Torchlight, tous les personnages créés peuvent être accompagnés d’un animal de compagnie. Runic a bien compris que les joueurs voulaient du choix et il est cette fois-ci possible de se lancer dans l’aventure accompagné d’un félin, d’un bouledogue, d’un loup, d’un petit dinosaure, d’un roquet, d’un oiseau ou d’une loutre. Il n’y a de toute façon pas de différence entre eux, ils feront tous les mêmes dégâts et attaqueront tous à la même vitesse. Ils ont toutefois bénéficié de quelques avancées par rapport à l’opus précédent. Si l’on peut toujours les utiliser comme mule et les envoyer au village pour revendre les babioles inutiles, il est enfin possible de leur donner une liste de courses sommaire, idéale pour ramener quelques parchemins d’identification ou de précieuses potions de soin ou de mana. Et comme dans le premier opus il est toujours possible de transformer ses compagnons en monstres plus puissants en leur donnant des poissons divers et variés à pêcher préalablement. La pêche a subit quelques modifications soit dit en passant puisque les coins de pêche que l’on peut trouver ici et là ne sont plus exploitables indéfiniment mais seulement six fois de suite. Il est d’ailleurs indiqué que pêcher dans les coins dangereux permet de récupérer des poissons rares et, pourquoi pas, du loot digne de ce nom.
Si vous avez joué au premier Torchlight, tout ceci devrait vous être très familier. De fait, Torchlight 2 ne réinvente pas le hack and slash mais se contente d’approfondir le gameplay du premier épisode. Les nouveautés ne sautent pas immédiatement aux yeux. La caméra est un peu plus éloignée, la vitesse de déplacement a été accélérée et les monstres s’avèrent un peu plus nombreux que dans le premier épisode. Ce qui change beaucoup en revanche, ce sont les environnements et la taille des cartes dans lesquels on évolue. Il n’est plus question de descendre encore et encore dans la mine (ou la crypte) de Torchlight, mais bien partir à l’aventure sur les terres dévastées par étrange méchant qui s’est emparé de l’âme de Ordrak, le grand méchant du premier épisode. Un bien pour un mal, puisque ce que l’on gagne en liberté d’exploration se perd en narration. Déjà pas bien fourni dans le premier jeu de Runic, le scénario de ce Torchlight est réduit à la portion congrue, à savoir se rendre d’un point à l’autre d’une carte et casser la gueule à des monstres de plus en plus forts sans vraiment avoir à se soucier du pourquoi ou du comment. On perd cette impression autrefois plaisante de s’enfoncer de plus en plus profondément dans le sous-sol que l’on trouvait dans le premier épisode, mais il faut bien avouer qu’on a du mal a souvenir pourquoi on était allé aussi bas. Quoi qu’il en soit, les cartes de Torchlight 2 ont le mérite de proposer beaucoup d’espace et d’être – comme leurs aînées – générées aléatoirement à chaque nouvelle partie. Les environnements sont donc très généreux en surface, parsemés de quêtes secondaires et de donjons à explorer, idéals pour trouver de nouveaux objets et monter de niveaux.
























