Après avoir adapté avec succès le jeu de plateau Blood Bowl sur PC et console, Cyanide persiste et signe avec Dungeonbowl. Spin-off le plus populaire de la licence Blood Bowl, Dungeonbowl en reprend les bases, à savoir du football américain dans un univers médiéval-fantastique. Ici, fini la pelouse des stades, c’est dans des donjons remplis de pièges que réside la particularité du jeu. Et C’est cette fois-ci sans éditeur que Cyanide se lance dans l’aventure, pour proposer ce jeu destiné initialement aux fans. Pour nous présenter son nouveau jeu issu de l’univers de Games Workshop, Cyanide nous a fait une petite démonstration dans ses locaux.
L’underground du Blood Bowl
Reprenant les fondements de Blood Bowl, Dungeonbowl s’éloigne des stades et de leurs règles, pour nous entrainer dans les profondeurs des donjons. Pour la petite histoire, le Dungeonbowl est une compétition organisée par des collèges de magie, en marge du traditionnel Blood Bowl. Chaque collège soutenant une équipe, ce ne sont plus des races qui s’affrontent mais des équipes composées de plusieurs races. On retrouve donc les traditionnelles, déjà présentes dans Blood Bowl, tels que les humains, les elfes, les orcs, les halfelins et bien d’autres... Une écurie se compose obligatoirement d’une race primaire, une secondaire et de mercenaires. On peut par exemple prendre les nains en race principale et ajouter quelques nordiques en défense. Bien que chaque collège possède ses spécificités raciales, l’aspect stratégique est ainsi accru. Bien évidement, des quotas harmonisent les équipes pour en équilibrer les parties. Comme pour Blood Bowl, un système monétaire en début de match oblige chaque équipe à faire des choix limités, l’empêchant d’avoir une équipe surpuissante. Il n’est pas nécessaire d’avoir joué à Blood Bowl avant pour comprendre DungeonBowl, même si une pratique de son ainé en facilite l’approche. Les commandes et la jouabilité au tour par tour restent les mêmes, les amateurs ne seront pas déboussolés. Comme pour le football américain, il faut déplacer ses joueurs stratégiquement pour s’emparer du ballon et l’amener dans la zone de défense adverse. Mais en plus d’anticiper les mouvements de ses opposants, il devient nécessaire de penser avec l’environnement. C’est là que réside toute la particularité de jouer à l’intérieur de donjons et non plus sur l’herbe verdoyante d’un stade.
Les donjons imposent quelques nouvelles règles, ce qui en fait toute l’originalité du jeu. D’abord, ce ne sont plus de simples terrains rectangulaires comme pour le Blood Bowl, mais bien des véritables donjons avec des salles et des couloirs. Un match commence avec six joueurs dans chaque équipe, mais il est possible d’en appeler un nouveau à chaque tour. Pas de kick-off pour débuter le match, le ballon est caché dans l’un des six coffres répartis sur la carte. Sachant que cinq de ces coffres sont piégés, se ruer dessus n’est peut être pas la meilleure solution. Une fois le ballon acquis, on tente de l’amener dans la zone adverse. Pas de système de point, la victoire se remporte dès le premier ballon marqué. La durée des matchs devient donc plus irrégulière, allant de 10 à 40 minutes. Pour jouer un peu plus sur le côté hasardeux, six téléporteurs viennent enrichir la zone de jeu. Permettant l’arrivée de nouveaux joueurs, ils peuvent aussi être utilisés pour se déplacer plus rapidement, mais aléatoirement. Leur usage reste toutefois limité car potentiellement dangereux. Autres surprises propres aux donjons : murs, fosses, pics et autres obstacles sont de la partie. La sortie de terrain devient dès lors bien plus dangereuse, et la moindre chute dans de la lave ou des tentacules engendre un jet de dégâts. Des éléments qui apportent un aspect bien plus aléatoire que dans le jeu de plateau original. Un joueur inexpérimenté peut donc espérer que les jets de dés ou les téléporteurs soient à son avantage pour prendre le dessus sur un adversaire aguerri. La prise en compte des risques devient donc un élément non négligeable dans l’élaboration d’une stratégie.
Le donjon réside au cœur du titre, ce qui explique aussi la présence d’un éditeur de niveau. Complet et intuitif, ce dernier permet de manipuler à sa guise tous les éléments vus précédemment. Jusqu’à la décoration, rien n’est laissé au hasard. Les donjons ainsi créés peuvent atteindre la taille maximale de 127 cases sur 127, ce qui en fait d’incroyables aires de jeu. On peut dès lors se retrouver dans de vrai labyrinthe ou au contraire dans un espace ouvert. Cyanide souhaite ainsi s’appuyer sur la communauté pour élaborer les donjons farfelus et/ou impitoyables. Chaque terrain ainsi créé peut être partagé, noté par la communauté et même validé pour rejoindre la liste des terrains en matchmaking. L’aspect communautaire est particulièrement mis en avant dans un titre exclusivement multijoueur. Jouable bien évidement online, il reste possible de s’amuser en local que ce soit en LAN ou à deux sur un même PC, mais point de campagne solo. Pour rendre cette expérience de jeu optimale, la technologie consacrée au jeu en ligne a été revue. C’est donc sur des serveurs dédiés que les joueurs pourront marquer leurs touchdowns. Comme pour Blood Bowl, les équipes sont persistantes. C'est-à-dire que chaque match octroie de l’expérience pour, à terme débloquer des nouvelles compétences. Dans cette même optique, si l’un des personnages meurt ce sera définitif. Les caractéristiques des personnages et leur apprentissages reste le même que sur le jeu initial. Idem pour la customisation des équipes, qui se limitent aux couleurs, au nom et logo. C’est bien la composition de l’équipe qui apportera la seule nouveauté de ce côté-là.
Cyanide s’adresse clairement aux fans avec ce spin-off de Blood Bowl. Licence déjà destiné à une niche, Dungeonbowl se veut tout de même plus accessible avec un aspect aléatoire plus important et donc plus équitable. La maitrise pure ne suffit plus et il faut cette fois compter bien plus sur la chance. Dungeonbowl est prévu pour la mi-juin, sans plus de précision pour le moment. Mais seuls les joueurs PC pourront profiter de ce jeu exclusivement disponible en téléchargement pour un prix avoisinant les 15€.























