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Forum Dishonored
Présentation Dishonored
Catégorie : FPS  - Editeur : Bethesda Softworks  - Disponible sur :   Dishonored sur Pc   Dishonored sur Playstation 3   Jeu Dishonored  - Forum du jeu

A ma droite, Arkane Studios, créateurs des modestes Arx Fatalis et Dark Messiah of Might and Magic. A ma gauche, Bethesda, qu’on ne présente plus tant le carton de Skyrim a été monumental. Ajoutez à cela une pincée de directeur artistique d’Half Life 2 (Viktor Antonov) et vous obtenez le très ambitieux Dishonored qui nous a fait le plaisir d’une démonstration de son univers singulier. Au programme : trailer, démo et petite présentation de l’univers visuel fantastique.

La liberté a un nom

 

Définit comme un jeu d’action à la première personne, Dishonored retrace l’histoire de Corvo, garde du corps de l’Impératrice, accusé à tort de son assassinat. En prison il rencontre un étrange personnage l’aidant à s’échapper et lui conférant des pouvoirs et le persuadant de se venger contre l’organisation politique qui l’a fait enfermer. L’histoire se déroule sur un fond de paysage sombre, urbain et manufacturier. Inspirée par Londres, son architecture, sa période obscure lors de la révolution industrielle et la Grande Peste de 1666 Dunwall se présente comme une ville oppressante et lugubre. Le monde graphique de Dishonored se veut totalement nouveau, allant au-delà d’une atmosphère steampunk trop pure et trop lisse. Qualifié de rétro-futuriste, la ville fantastique de Dunwall s’inspire d’un univers comme celui de Métropolis de Fritz Lang ou Blade Runner de Ridley Scott. Un visuel totalement nouveau ? Dans le monde du jeu vidéo peut-être, mais l’esprit de Dunwall se reflète à quelques détails près dans un 1984 ou une Guerre des Mondes. Une capitale anglaise industrielle, sale et pourrie de l’intérieur, c’est autant d’éléments récurrents que l’on retrouve dans un univers qui se veut chaotique, sur un fond de dictature. D’un point de vue technique, les décors et les personnages sont respectivement peints et dessinés à la main. Les directeurs artistiques Viktor Antonov et Sébastien Mitton se sont basés sur l’Angleterre et Londres aussi bien pour l’architecture que pour la morphologie typique de ses habitants, retranscrite sur le faciès des personnages du jeu. Leur visage est en effet très particulier et même étonnant la première fois qu’on les voit. Les traits sont très accentués voire exagérés, avec des rides à outrance déformant parfois leur figure. Chaque “classe” de garde possède sa carrure spécifique, histoire de pouvoir appréhender la manière dont vous les approcherez, et le sort que vous leur réservez.


 

L’univers de Dishonored se meut en fonction de votre style de jeu. Les créateurs cherchent avant tout à démontrer la liberté donnée au joueur d’exercer le style qui lui plaît le plus. Toute l’intrigue de Dishonored évoluera d’ailleurs selon son approche générale. Discrète ou bruyante, violente ou au contraire pacifiste. Les développeurs ont d’ailleurs évoqué la possibilité de terminer le jeu sans faire aucune victime. Dishonored comptera en tout quatre fins différentes, en adéquation avec la technique générale qui aura été adoptée. Le level design a d’ailleurs été pensé pour ce genre de possibilités. Chaque mission et niveau possède son lot de conduits, trous, cachettes pour permettre au joueur d’adopter le côté infiltration. Au contraire, il est aussi possible de passer par les toits à la vue de tous et d’exécuter sans scrupules n’importe quel PNJ. La présentation du gameplay de Dishonored se fera donc sur la démonstration de ces deux styles de jeu totalement différents. D’abord une technique très furtive, basée sur la discrétion du joueurs pour atteindre sa cible sans être repéré puis une autre tactique beaucoup plus violente mettant en avant les techniques de combat.


 

La mission présentée par Raphaël Colantonio et Harvey Smith consiste en l’assassinat de deux frères jumeaux, situés l’un et l’autre à deux endroits différents du bâtiment. Les développeurs expliquent d’ailleurs que les cibles ne seront pas positionnées aux mêmes emplacements exacts à chaque fois que la mission sera jouée. Pour atteindre son objectif, Corvo dispose d’armes, de pouvoirs et des compétences physiques accrues lui permettant par exemple de grimper et de se déplacer de toits en toits. Le panel d’armes disponibles (qui est visible en même temps que les pouvoirs dans un inventaire circulaire) se compose entre autre d’un couteau, d’une arbalète, d’un pistolet et de grenades. L’ensemble le plus varié est probablement celui des pouvoirs surnaturels de Corvo. Notre personnage a ainsi la possibilité de posséder les êtres vivants comme les rats, les poissons, les ennemis et même les cibles à assassiner. Le pouvoir Blink lui permet de se téléporter à l’autre bout d’une pièce ou derrière un garde pour le neutraliser par exemple. Le Devouring Swarm fait apparaître toute une armée de rats s’attaquant à vos ennemis, tandis que le WindBlast les repoussera à l’aide d’une frappe puissante. Corvo peut également arrêter le temps ou voir à travers les murs. Tous ces pouvoirs et armes sont autant de possibilités pour exécuter vos assassinats. Dans la mission des jumeaux, les meurtres peuvent aussi se faire passer pour des accidents. Il y aura toujours plusieurs méthodes pour tuer dans Dishonored, à peu près autant qu’il y a de passages et d’accès différents dans chaque niveau. Tout ceci pourrait laisser penser que le jeu serait d’une facilité déconcertante. Ce n’est pas sans compter la précieuse jauge de vie assez restreinte qu’il n’est pas simple de remplir. Celle-ci est visible en haut à gauche de l’écran avec la jauge “d’essence” (la jauge qui fait office de mana) accompagnée de l’icône du pouvoir que vous avez sélectionné. Il faudra donc surveiller ces barres pour ne pas sortir les pieds devant. En effet les élixirs de vie et d’essence ne courent pas les rues dans Dishonored. Ce sont d’ailleurs les combats au corps-à-corps qui vous donneront probablement le plus de fil à retordre. Ultra dynamiques, leur vitesse seront probablement la chose qu’il faudra apprendre à maîtriser en premier. Corvo est puissant, mais ce sera avant tout les réflexes qu’il faudra développer, et ainsi savoir quel type d’arme ou de pouvoir utiliser dans tel type de situation. Les animations lors des combats quant à elles sont peut-être ce qui pêche le plus dans cette démonstration, on espère qu’elles seront plus fluides d’ici la sortie du jeu à la fin de l’année.


 

Très ambitieux et très prometteur, Dishonored semble être en passe de devenir un jeu d’action de choix pour bon nombre de joueurs avides de liberté. C’est d’ailleurs cette notion d’abolition des barrières du genre qui transparaît le plus dans la présentation des développeurs, et probablement ce qui définira en premier lieu ce jeu d’action à la première personne. L’univers totalement nouveau de Viktor Antonov et de Sébastien Mitton n’est également pas en reste pour offrir à Dishonored la qualification de jeu le plus attendu de l’année 2012.


Par LadyPatar, le 25 avril 2012