You cannot be serious !
Premier constat, Mario Tennis Open met l’accent sur des matches plus techniques. Finies les attaques spéciales propres aux personnages comme dans Mario Power Tennis. La réalisation de coups puissants est maintenant contextuelle. Le point d’impact d’une balle sur le court est désormais signalé par une zone colorée sur le terrain. Cela aide bien évidement à repérer les trajectoires, mais pas uniquement. Cette zone se colorie et un symbole y apparait pour signifier le type d’attaque qui est recommandée. Par exemple, si un Bloups bleu apparait, c’est un coup coupé qui sera recommandé (bouton B) alors qu’une Bomb-omb grise conseille un amorti (boutons B puis A). La recommandation se fait selon la trajectoire de la balle et le placement de l’adversaire. Chaque coup dont le plat, le lift ou le lob, possèdent leur symbole correspondant. Le but est alors de réaliser la bonne attaque au bon moment pour en décupler les effets. Il est donc obligatoire de maitriser ces attaques pour prendre l’avantage sur l’IA. En revanche, face à un joueur pouvant lui aussi comprendre les symboles et les anticiper, il faut faire preuve de ruse pour le feinter ou non. C’est là que le système prend toute sa dimension technique et se révèle particulièrement appréciable. Par exemple, si une zone rouge apparaît dans son camp, il est possible de feinter l’adversaire et de faire un amorti vicieux plutôt que d’envoyer une patate chaude en coup droit comme le laisse penser l’indication. Cela permet d’une part une prise en main rapide des différentes attaques, mais révèle un aspect stratégique encore jamais atteint dans la série. Fini le tapotage de boutons au filet, c’est avant tout par anticipation qui faudra concevoir son jeu. Nintendo réussi le tour de force de rendre à la fois son jeu plus technique tout en permettant à chaque joueur d’en appréhender les clés très rapidement.
Les différentes capacités de la 3DS sont naturellement mises à contribution. A l’aide de la fonction gyroscopique, la visée lors des services se réalise en pivotant horizontalement sa console. Ce qui oblige à la tenir droite devant soi. Sur l’écran tactile, sont présents les raccourcis de chaque coups, mais cela les rend impossible à charger et oblige une tenue particulière de la portable pour ramener le pouce en son centre. Quelques minutes de jeu suffisent pour se rendre compte que malgré son accessibilité, ces fonctionnalités se révèlent assez gadgets, voire peu ergonomiques, ne permettant pas un jeu efficace et technique sur le long terme. Le choix des personnages et des courts a lui son importance sur la jouabilité. Les huit terrains proposés, issus pour la plupart de l’univers des jeux Mario, modifient l’importance des rebonds et de la vitesse de la balle. Et les personnages, bien qu’exemptés de coups spéciaux, possèdent une corpulence jouant sur la vitesse, la puissance et l’effet. Les plus gros sont plus lents et puissants, alors que les plus petits préfèrent la vitesse. De Mario à Bowser, en passant par Yoshi et Waluigi, la dizaine de personnages initiaux feront également une petite place pour les Miis. Et pas n’importe lesquels, car ces derniers sont entièrement personnalisables. Selon ses résultats en match, il est possible de débloquer des accessoires et vêtements tels que des raquettes, t-shirts, chaussures… Il faut d’abord les acheter dans la boutique Mii prévus à cet effet, avant d’habiller son avatar dans le vestiaire. Il est ainsi possible d’améliorer les capacités de son avatar en termes de d’effet, d’agilité ou de puissance.
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| | Le mode Super Mario Tennis |
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Pour obtenir argent et objets, il est nécessaire d’aborder tout les modes de jeu présents. Exhibitions et tournois à difficulté croissante sont bien évidement de la partie. Quatre modes annexes, plus orientés scoring, sont à découvrir. Par exemple, viser au travers d'anneaux, faire le maximum d'échanges avec un Luma ou renvoyer le plus de balles en esquivant les crachas de Plantes Piranhas. Mais le mode de plus innovant se nomme Super Mario Tennis. Face au joueur, se déroule un niveau inspiré du premier Super Mario Bros. Il faut alors bien viser pour tuer les ennemis, casser les briques, récupérer pièces et objets, et ainsi terminer les stages sans perdre trop de balles et marquer le maximum de points. Parmi ces modes spéciaux, certains ont la possibilité d’être jouables à deux. Le mode multijoueur, éléments essentiel dans les épisodes précédents, ne manquera donc pas le rendez-vous. Que ce soit en local ou en ligne, jusqu’à quatre joueurs peuvent s’affronter et ainsi rajouter une bonne dose de fun et de technicité. La communication sera possible lors du jeu en double avec un signale « j’ai » placé sur la gâchette gauche. Visuellement sans défaut, le jeu n’est pas pour autant une prouesse technique. Il rempli son rôle avec un visuel lise et coloré ainsi qu’une 3D discrète se faisant même oublier.
Le studio Camelot a pris le pari de revenir à des bases plus techniques, et ce n’est pas pour nous déplaire. Entre la maitrise des attaques spéciales et l’amélioration des capacités de son Mii, chaque joueur devra y trouver son équilibre pour imposer son style de jeu. Mais c’est bien le multijoueur qui reste la pierre angulaire de cet épisode pour avoir une expérience de jeu optimale et amusante, sans trop tourner en rond. Le premier service est prévu pour le 25 mai !