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| | Jésus revient, Jésus revient... |
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| | L'éclairage naturel, rien de tel. |
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Michael Arthate vient de connaître un franc succès avec son premier roman d’horreur, "Une ville en fuite". Avec les bénéfices enregistrés et pour achever le second qu’il souhaite être une confirmation de son talent, il acquiert grâce à un agent immobilier de ses amis, Jerry Carter, une splendide demeure de l’époque victorienne, le manoir Blackwood, dans les faubourgs d’une petite ville du nord de l’Angleterre.
Evidemment, la première activité à laquelle s’adonne Michael en arrivant au manoir est d’explorer celui-ci. Ce qui n’est pas extrêmement facile sur une démo aussi courte, nombre de lieux lui étant interdits faute de déplacements possibles et nombre de pièces condamnées faute d’en avoir les clés. Espérons que ces issues seront rendues possibles dans la version définitive ! Cependant Michael trouve, en dépit de l’électricité qui ne fonctionne pas, deux objets d’une importance capitale : la clé de la cave (dans laquelle semblent avoir disparus deux des hôtes précédents du manoir) – accès qui mettra fin à la démo - mais surtout le journal intime de l’ancien occupant, James T. Blackwood, témoignant de sa longue dérive vers la folie dont l’aboutissement sera son suicide, quelques trente ans plus tôt, après qu’il ait assassiné sa femme dans des conditions atroces : mais de cette affaire bien peu sont au courant. Il semblerait aussi que l’étrange manoir ne soit pas étranger à ce parcours. Un scénario qui n’est pas sans rappeler Phantasmagoria 1. Ou qui évoque Dark Fall tant par les décors – pourtant beaucoup plus aboutis dans Scratches - que par l’ambiance.
A la différence de Phantasmagoria cependant, Scratches est un jeu d’aventure à la première personne. Ce jeu bénéficie d’une rotation panoramique en 3 D permettant d’explorer les magnifiques, pléthoriques et opulents décors, objets et meubles de la bâtisse, de s’attarder sur les tableaux accrochés au mur et signés des plus grands noms de l’histoire de l’art : Brueghel, Rembrandt, Murillo...
La progression est lente et seule une main (en dehors de la loupe pour les zooms) vous indique les actions possibles : fermée et aucune action n’est possible, ouverte pour prendre, index pointé vers le haut pour avancer, index pointé vers le bas pour revenir à la progression après les gros plans. La rotation à 90° du regard du personnage est encore simplifiée (non obligatoire mais plus rapide) en faisant appel à la flèche droite ou gauche du clavier. L’inventaire est accessible par le clic droit de la souris. La musique est superbe et les décors variés certains flirtant même avec la nature morte de facture classique. Scratches, dans un environnement toutefois relativement sombre, est un jeu magnifique que les esthètes apprécieront à sa juste valeur.
Compte tenu de la durée de la preview proposée, il reste cependant difficile d’augurer du niveau de difficulté du jeu in extenso. Le nombre de manipulations et de lieux visités étant plus que limité, il faut craindre que ce jeu ne soit d’une facilité déconcertante. Seule une version plus aboutie pourra le démentir.