Après nous avoir fait découvrir le mode solo de Ghost Recon Future Soldier en janvier dernier, Ubisoft nous a invité dans ses locaux parisiens pour dévoiler le mode multijoueur. Contrairement à ce qu’on pouvait s’attendre, il ne s’agit pas d’un quelconque mode deathmatch, mais bien d’un véritable mode coopératif à quatre demandant une bonne dose coordination.
Ma vie pour la horde
Ubisoft nous a donc permis de prendre encore une fois en main Ghost Recon Future Soldier durant deux bonnes heures, mais cette fois-ci avec trois autres joueurs humains. Le mode coopératif se décompose en fait en deux grosses parties. La première consiste à faire la campagne du jeu avec des amis (on y revient un peu plus loin) et la seconde est un mode horde, comme on le voit désormais dans beaucoup de TPS militaires. Ce dernier consiste à affronter 50 vagues d’ennemis de plus en plus puissants et à les empêcher de prendre le contrôle d’une zone bien précise de la carte. A chaque vague passée, il est possible de se rendre sur des caisses de ravitaillement en armes, en munition et en gadgets, qui offrent des pétoires de plus en plus puissantes, puisant dans l’énorme arsenal que propose le jeu.
Concrètement, il est nécessaire que les joueurs s’entendent bien sur le terrain. La carte que nous avons pu tester se révélaient être plutôt vaste et bourrée d’entrée pour les ennemis. Il faut donc choisir soigneusement ses couvertures et faire en sorte que nos collègues couvrent bien nos arrières pour ne pas être pris à revers. La dizaine de vagues que nous avons pu réaliser étaient franchement intenses, et il nous est arrivé à plusieurs reprises de devoir recommencer pour en réussir certaines. L’IA est en effet du genre agressive, elle n’hésite pas à se mettre à couvert, à balancer des grenades (flash et à fragmentation) voire à utiliser des véhicules dans les niveaux les plus élevés. Pour aider les joueurs à ne pas être débordés, Ubisoft a mis en place un système de killstreaks qui se débloquent avant chaque grosse vague. Radar plus puissant, camouflage renforcé, pose de tourelles automatiques et envoie de missile sol-air sont quelques-unes des aides que l’on ne peut utiliser qu’une seule fois durant toutes les vagues du jeu. A cela s’ajoute naturellement tous les gadgets de la campagne solo, à savoir la possibilité de marquer jusqu’à quatre ennemis pour que tous les membres du squad puissent connaître exactement leur position, de lancer des grenades à détection de mouvement ou encore de poser des Claymores. Et si le tir ami n’est pas prévu (même dans les modes de difficulté les plus élevés), les dégâts explosifs ne sont pas regardant, eux, de leur provenance.
Coopération = communication
Sympathique mais finalement très classique, ce mode horde fait office de bon hors d’œuvre au vue du plus gros morceau du mode multijoueur de Future Soldier : la campagne jouable à quatre du début à la fin. Pour nous convaincre de son potentiel, les développeurs ont lancé la dixième mission du jeu, l’une des plus longues de la campagne. Le but était ici de venir en aide à un général Russe encerclé par des forces militaires ennemies. Les Ghost Recon sont alors envoyés au front pour dynamiter l’artillerie et donner un peu d’air à notre courageux russe. La mission commence discrètement dans les bois et consiste à s’infiltrer silencieusement derrière les lignes ennemies. Pour ce faire, il est possible, tout comme dans la campagne solo, de marquer jusqu’à quatre ennemis en appuyant sur la touche R1/RB. Chaque joueur va alors en prendre soldat adverse en mire jusqu’à ce que la cible s’entoure d’un halo bleu. Quand les quatre joueurs ont les quatre cibles en visée, un tir commun permet alors d’enclencher une séquence de ralenti pour les abattre silencieusement. Et il faut bien admettre que cela fonctionne parfaitement, à condition toutefois de ne pas se faire repérer. Il nous est arrivé régulièrement, après avoir abattu quatre cibles, de nous retrouver sous le feu ennemi quand les corps ont été découverts.
Et c’est là que le mode coopératif de Future Soldier prend tout son sens. Dans le mode campagne, l’IA s’occupe particulièrement bien de gérer le reste du squad des Ghost Recon. Mais quand il s’agit de quatre joueurs humains, la chose se complique forcément. Il faut communiquer en permanence sur sa position et sur celle des ennemis, se couvrir mutuellement, réanimer les alliés et marquer les cibles pour être plus efficaces. Et de fait, nous sommes morts très souvent durant cette mission, alors même que nous n’étions qu’en mode de difficulté normale. Non seulement, les Ghosts encaissent peu de dommage (ce qui relève grandement la difficulté), mais il faut en plus veiller à ce qu’aucun des membres de l’équipe ne reste par terre plus d’une minute. Sans quoi il est obligatoire de recommencer la mission au dernier checkpoint. Les développeurs nous ont d’ailleurs assurés qu’en mode de difficulté maximale, il n’est tout simplement pas possible de relever un allié par terre. Sur le terrain, il est pratiquement obligatoire de planifier des stratégies pour s’en sortir. Pendant que deux joueurs attirent l’attention des ennemis, les deux autres vont tenter une prise à revers et balancer des grenades vicieuses. Le niveau présenté était également suffisamment large pour permettre aux joueurs de se séparer assez loin et tenter des prises en sandwich osées.
En bref, ce mode multijoueur promet de belles choses si la majorité des missions de la campagne s’avèrent aussi riches et ouvertes que celle que nous avons pu voir. Les développeurs nous ont précisés que la mission que nous avons pu faire faisait partie des plus longues de la campagne (nous avons mis environ une heure et demi pour la boucler) et qu'au moins deux autres seraient aussi longues. Le reste de cette campagne proposera également de la variété, avec par exemple des missions d’infiltration qui requièrent de ne jamais se faire repérer. Rappelons enfin que Ghost Recon Future Soldier est attendu pour le 24 mai prochain sur Xbox 360 et PS3 et un peu plus tard dans l’année sur PC.

















