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Forum Spec Ops The Line
Preview Spec Ops: The Line
Catégorie : Action > Guerre  - Série : Spec Ops  - Editeur : 2K Games  - Disponible sur :   Spec Ops: The Line sur Pc   Spec Ops: The Line sur Playstation 3   Spec Ops Xbox360  - Forum

Cela faisait plus d’un an et demi que nous n’avions plus de nouvelles de Spec Ops : The Line. Dévoilé lors de l’édition 2010 de la GamesCom, le jeu des berlinois de Yager ne nous avait pas vraiment convaincu. Il faut bien avouer que sous ses aspects de shooter lambda et son thème de la guerre contemporaine bourrée de soldats américains, on avait bien du mal à se sentir excité. Et de fait, les développeurs n’étaient pas vraiment convaincus par la présentation de leur titre à la presse. Non pas que leur jeu était mauvais, non, disons plutôt que c’est le genre de soft qu’on a du mal à appréhender en un quart d’heure sur un salon bruyant. Un an et demi plus tard, les développeurs allemands reviennent avec une nouvelle version de leur jeu sous le bras. Et surtout une façon de nous le présenter bien plus alléchante que ce qu’on a pu voir il y a quelques mois. Explications.

Sablocaplyspe Now

 

Le scénario de Spec Ops : The Line prend place à notre époque, une période durant laquelle les américains sont toujours embourbés dans les montagnes d’Afghanistan. L’action se déroule à Dubaï, l’immense capitale de l’état du même nom, une Rapture moderne si l’on en croit les développeurs. Construite au milieu du désert grâce à la fortune d’une poignée d’Emirs richissimes et la sueur d’ouvriers payés au lance-pierre, c’est la cité idéale pour une débauche de folie meurtrière. Car avant même de rentrer dans le cœur du sujet, il faut savoir que les développeurs de Spec Ops : The Line ont l’ambition de ne pas faire un shooter comme les autres. « On a habitué les joueurs à vivre du Michael Bay avec les shooters traditionnels. Notre ambition consiste plutôt à faire du Coppola » nous explique François Coulon, le réalisateur du jeu. Comprenez par là que Yager ne veut pas nous faire revivre une énième expérience dans la peau d’un marines lambda dont le seul but est de tirer sur des terroristes/russes/aliens, mais bien de nous plonger dans les atrocités et la brutalité de la guerre telle qu’elle est vraiment. A ce titre, le capitaine Walker, le soldat que l’on va incarner durant l’aventure ne sera pas une brute sans état d’âme. C’est un soldat qui a déjà fait ses armes en Afghanistan et qui sait se servir de son arme, mais qui cherche avant tout à bien faire son devoir, à savoir protéger les civils et sauver l’innocent. Ce qui nous amène au pourquoi de sa présence à Dubaï.


 

Le scénario de Spec Ops : The Line est relativement touffu. Quelques mois avant le début de l’aventure, Dubaï a été prise dans une immense tempête de sable. Une véritable avalanche de poussière qui a détruit une bonne partie de la ville. L’armée américaine décide d’envoyer le colonel John Konrad et son 33ème bataillon pour aider à l’évacuation de la ville. Mais devant l’ampleur de la catastrophe, l’armée demande à ses hommes de quitter les lieux au plus vite. Konrad refuse d’obéir et décide de rester sur place pour tenter de sauver les habitants restés sur place. La tempête de sable engloutie la ville, laissant derrière elle un vaste wasteland dont personne n’osera approcher durant les six prochains mois. Jusqu’au jour où l’armée reçoit un étrange message radio provenant de Konrad. Celui-ci appelle à l’aide en précisant que l’évacuation a été un échec sur toute la ligne et qu’il a besoin d’aide. L’Etat Major décide donc d’envoyer le Capitaine Walker, le lieutenant Adams et le sergent John Lugo sur place pour le retrouver et accessoirement comprendre ce qui s’est passé dans l’ancienne capitale durant les six derniers mois. C’est ici qu’entre en scène le joueur.


ETPS : Emotional Third Person Shooter

 

Voilà pour les grandes lignes du scénario. Une fois sur le terrain, Spec Ops se présente somme toute comme un TPS des plus classiques. Le Capitaine Walker possède toute la panoplie d’actions du parfait guerrier vu de dos, à savoir viser plus précisément en épaulant son arme, se mettre à couvert derrière n’importe quelle protection verticale, porter deux armes maximum et balancer des grenades flash ou à fragmentation à l’aveugle. Il est également possible de donner des ordres simples aux deux hommes qui l’accompagnent. Une simple pression sur LB en visant un ennemi permet donc de demander à Adams de créer un tir de suppression sur une cible proche ou à Lugo de sniper un ennemi planqué trop loin. Les développeurs insistent sur le fait que ce système d’ordre est totalement optionnel, les deux marines qui nous accompagnent se débrouillant très bien tout seul. De fait, après avoir essayé le jeu durant une heure et demie, il s’avère que la partie shooter de Spec Ops : The Line est tout à fait honnête. Alors bien sûr il ne faut pas s’attendre à une révolution du genre, on reste dans le traditionnel shoot and cover, mais le tout est très dynamique avec des affrontements nerveux (une rafale suffit à abattre un ennemi) et des situations relativement variées. Durant la prise en main on a pu par exemple s’essayer à quelques phases de tir dans le désert, dans une carlingue d’avion abandonnée, mais aussi dans les ruines forcément très verticales d’une tour en ruine. Les ennemis nous ont d’ailleurs semblés très réactifs, puisqu’ils n’hésitent pas à balancer des grenades quand on tendance a trop se planquer, à nous contourner et même à tirer sur des bidons explosifs quand on fait la bêtise de penser qu’ils n’y penseront pas. On attendra donc de toucher à la version finale pour juger de la qualité de cet aspect sur la longueur, mais en l’état, il semble parfaitement rôdé.


 

Si vous avez bien suivi ce qu’on a pu dire il y a quelques paragraphes, vous vous posez normalement la question de ce qui différencie Spec Ops d’un autre TPS classique. A vrai dire, je me suis aussi posé la question lors de la session de prise en main. La différence se fait sentir assez vite lors des premières cinématiques et surtout des choix qui vont se poser au joueur. Sans rentrer dans le déroulement précis du scénario, on va vite apprendre que Dubaï est en pleine guerre civile. D’un côté, on trouve une partie des civils qui a pris les armes et tire sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à de l’américain, et de l’autre les restes du 33ème bataillon qui se sont visiblement transformés en véritables pillards sans foi ni loi et qui abattent des civils sans poser la moindre question. Ajoutons à ce merdier, des hommes infiltrés de la CIA et notre héros dont le but est de retrouver Konrad et vous commencez à avoir une petite idée de la complexité de l’histoire dans laquelle est coincé le Capitaine Walker. En fait, plus Walker va s’enfoncer dans Dubaï, plus il va être plongé au cœur de la folie meurtrière des hommes qui ont pris le contrôle des restes de la capitale. On assistera donc à des scènes de guerres réelles, de celles qui sont censées nous retourner les tripes. Le mot d’ordre est ici « conséquence ». A l’instar de cette scène de torture d’un agent de la CIA par un groupe du 33ème bataillon. Pour faire parler l’agent infiltré, les soldats abattent méthodiquement des civils devant les yeux de l’agent. Le joueur a alors le choix : soit il va abattre les bourreaux de l’agent et laisser mourir des innocents, soit il va d’abord abattre ceux qui tirent sur les civils et s’occuper ensuite de l’agent. Dans tous les cas, les choix du joueur auront des impacts multiples. Sur la fin du jeu, naturellement, mais aussi sur le moral de nos coéquipiers, qui n’hésiteront pas à commenter les actions de leur capitaine. Ne vous attendez certes pas à réfréner une révolte dans votre squad, mais plutôt à essuyer des états d’âmes (souvent justes) de jeunes soldats embarqués dans un combat qu’ils ont bien du mal à comprendre. Un peu comme dans la vraie vie, en fait.



La guerre sale, la vraie
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