Il y a de cela 15 jours, Ubisoft nous invitait au cœur de la capitale pour découvrir plus en profondeur l’un des ses plus gros titres à venir cette année : Ghost Recon : Future Soldier. Prévu pour le mois de mai prochain sur Xbox 360 et PS3 (et un peu plus tard dans l’année sur PC), nous avons pu y jouer une poignée d’heures, juste de quoi recueillir nos premières impressions sur un titre pas franchement original mais en tout cas très efficace.
Ghost Recon : Modern Warfare
Comme d’habitude avec Ubisoft lorsqu’il s’agit d’écrire le scénario d’un jeu de guerre moderne, c’est l’écrivain désormais maison Tom Clancy qui s’y colle. Et comme d’habitude avec le romancier américain, on aura ici affaire à un complot mondial mettant en péril la sécurité des Etats-Unis et du monde occidental, une histoire d’ogives nucléaires égarées et bien sûr de vils russes nostalgiques de la grandeur passée de leur pays, des vendeurs d’armes africains, etc, etc. Bon, ce n’est certainement pas le scénario le plus original que l’on ait vu dans l’histoire du jeu vidéo, mais il a tout cas le mérite d’envoyer notre escouade de quatre gus des Ghost Recon voir du pays un peu partout sur les cinq continents. Le jeu est naturellement tourné vers la coopération à quatre joueurs humains, mais il est tout à fait possible d’y jouer seul, l’IA prenant alors le relais sur le terrain.
Dans les faits, comment se passe Future Soldier ? Si vous avez suivi un tantinet l’actualité autour du jeu d’Ubisoft, vous savez déjà qu’il s’agit d’un jeu de tir à la troisième personne mélangeant des scènes d’actions dans la plus pure tradition de Gears of War et des séquences d’infiltrations qui ne sont pas sans rappeler un certain Splinter Cell. La campagne de Future Soldier est composée de 11 niveaux qui alterneront entre phases d’infiltrations et phases de combats. Dans la démo de quatre niveaux que nous avons pu essayer, nous avons assisté à des combats urbains dans une ville afghane, une infiltration dans un camp de réfugié dans un désert africain, une exfiltration d’une source d’information ou encore la prise d’assaut d’une base militaire secrète perdue en Russie. Si les premiers niveaux sont relativement fermés pour apprendre au joueur les bases du jeu, on lui laissera ensuite le champ libre avec des décors plus ouverts pour mettre en place des stratégies de contournement ou de diversions plus évoluées.
Car, comme l’indique le titre, Future Soldier fait la part belle aux gadgets militaires du futurs, du genre de ceux qui permettent abattre un groupe de quatre ennemis en appuyant une seule fois sur la gâchette. Lorsque l’on joue en mode infiltration par exemple, il est possible de cibler jusqu’à quatre ennemis à la fois. En les ciblant, les membres de l’escouade vont alors automatiquement se placer discrètement sur le terrain alentour pour les tenir dans leur viseur. Il ne reste plus alors au joueur qu'à appuyer sur la gâchette et les trois autres membres de l’escouade vont aligner leur cibles respectives au même moment que le joueur. Ca ne vous rappelle rien ? On avait droit à ce genre de fantaisie dans le dernier Splinter Cell, Ubisoft avait alors appelé ça le Mark and Execute. Il faut admettre en tout cas que c’est une méthode efficace, franchement classe et assez gratifiante pour celui qui tient la manette. Ne croyez pas pour autant que les Ghost Recon passeront leur temps à rester planté dans les sous-bois à attendre que des cibles passent devant leur viseur. Dans beaucoup de niveau, Future Soldier se transforme en un Gears of War-Like dans lequel il faut se planquer derrière des couvertures (destructibles et plus ou moins sensibles aux balles suivant leur matière), balancer des grenades et aller ranimer ses coéquipiers tombés sous les balles. De fait, nos super soldats n’ont de super que leurs gadgets, puisqu’il suffira généralement de quelques courtes rafales pour manger la poussière. Impossible de se la jouer bourrin pour espérer finir la mission correctement. On ne s’en plaint pas.






















