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Focus est un éditeur pragmatique. A quoi bon présenter des jeux français à la presse française à Los Angeles alors que les deux partis se trouvent sur place ? Nous nous sommes donc rendus à l’évènement pré-E3 de l’éditeur français pour découvrir Confrontation, le prochain jeu de stratégie de Cyanide. Quatre points pour GriffonConfrontation, à la base, est un jeu de plateau/figurine se déroulant dans un univers steampunk où des forces du bien et du mal se tapent dessus pour le contrôle de la planète. Pour être honnête je ne connaissais pas du tout le jeu originel, et les quelques rapides recherches effectuées sur le sujet ne m’ont pas apporté beaucoup plus. Pour faire simple, dans le jeu vidéo Confrontation deux camps se tapent dessus : le Griffon et le Scorpion. Il s’agit naturellement de deux peuples aux aspirations très différentes. Le premier, le Griffon, est du genre fanatique zélé à la recherche de la paix et de la vérité quels qu’en soit les moyens. Le deuxième est du genre über-evil, vit dans les sous-sols d’un désert attenant au royaume de Griffon et sa spécialité est de créer des bestioles agressives à partir de bout d’ADN trouvés ici et là. L’histoire du jeu débute quand le Scorpion commence à se montrer de plus en plus intéressé par le territoire de son voisin et que des grosses bestioles visiblement pas très nettes se mettent à décimer des troupes à la frontière. Ni une, ni deux, le Griffon envoie des agents enquêter sur place, et ces agents, c’est bien entendu le joueur qui va en prendre le contrôle. Avant de rentrer dans le cœur du gameplay, sachez que la campagne solo amènera le joueur à rencontrer le Scorpion, les Orcs et les Wolfens durant quelques escarmouches. Chacune de ces races sera naturellement jouable à loisir en multijoueur dans des parties en un contre un uniquement. Confrontation se présente donc comme un titre de combat tactique, qui se détache complètement des règles du jeu de plateau. Derrière ce terme très flou se cache en fait un jeu de tactique en temps réel dans lequel le joueur contrôle une escouade de quatre héros et les fait combattre à la façon de Baldur’s Gate. Dans les faits, on fait avancer ses personnages en temps réels sur des cartes fermées (la démo de présentation nous montrait par exemple un laboratoire du Scorpion), et dès que des groupes d’ennemis apparaissent, il est possible (et même fortement recommandé) de mettre le jeu en pause et de commencer à donner des ordres. Exactement comme dans Baldur’s Gate. Au joueur alors de se servir au mieux des compétences de chacun des personnages pour réussir à passer des groupes d’ennemis peut-être pas aussi puissants que l’escouade du joueur, mais souvent en surnombre. Pour en venir à bout, il va donc falloir mettre en place des chaînes d’ordres à chacun de ses coéquipiers, les placer judicieusement et jongler avec les six groupes de sortilèges/pouvoirs que, alliés comme ennemis, auront à leur disposition. Ces six groupes (qui comprendront chacun différents types de sorts) possèderont chacun un avantage et une faiblesse sur un autre, comme dans Naruto. Sur le terrain, cela signifie que lorsqu’un ennemi lance un sort lui permettant d’esquiver plus facilement les coups, si l’un des héros du groupe possède un buff permettant d’augmenter ses chances d’atteindre sa cible, celui-ci sera le contre idéal. Évidemment, nos quatre héros (parmi 12 sélectionnables avant chaque mission) ont avec eux quelques pouvoirs qui leurs sont spécifiques. On retrouvera donc des personnages avec des compétences de tanking, de soin, d’attaque à distance et de buff, et chacun des personnages disposera d’un arbre de compétence propre qu’il faudra monter avec les niveaux. Les compétences spéciales, les caractéristiques (agilité, force, volonté, etc.) et un arbre de spécialisation des armes sont d’ailleurs les seules choses personnalisables sur son personnage. Elles sont toutes très garnies et devraient d’ailleurs autoriser une certaine rejouabilité au titre. En revanche, des premières aux dernières missions, tous les héros conserveront leurs deux armes. Il n’y aura en effet pas de loot dans Confrontation, juste de l’expérience et des points de compétences à ajouter à ses personnages. Un point qui nous fait un peu tiquer actuellement et qui risque de rendre cette nouvelle licence – pourtant prometteuse sur bien des points – moins attractive pour les fans de ce type de jeu. Confrontation est prévu pour la fin de l’année, sur PC uniquement. Par Zick, le 20 mai 2011
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