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 TOM'S GAMES > ARTICLES > Les studios de développement de jeux d'aventure > Partie 34 Imprimer cette page  Faire suivre cette page à un ami  Ajouter JeuxVideoPC.com à vos favoris  Mettre JeuxVideoPC.com en page de démarrage  Accéder à nos flux RSS

Detalion



Carte d'identité

Detalion (voir aussi LK Avalon)
Site


Présentation

Des nouvelles en provenance de Pologne affligeront les fans de jeux d’aventure : le développeur Detalion a fermé ses portes. Renommé pour ses jeux à puzzles comme Reah et Mysterious Journey, Detalion a également été l’un des quelques développeurs de pointe par sa volonté d’introduire la technologie dans le genre, en utilisant un moteur 3D temps réel dans la plupart de ces jeux récents. Le dernier jeu développé par Detalion est Sentinel,

sorti fin 2004.
Detalion avait déjà été obligé de se séparer d’une grande partie de son équipe il y a quelques mois, mais avait continué à chercher des solutions jusqu’à ce que cette issue devienne inévitable. Selon Maciej Miasik, producteur de jeux et co-propriétaire de Detalion, la société existe encore officiellement pour le moment et pourrait même reprendre ses activités si les fonds de secours attendus arrivent. Il n’y a cependant à l’heure actuelle aucun nouveau projet de développement et les perspectives ne sont pas roses.

C’est un jour noir lorsqu’un développeur ayant une réputation aussi solide quant à la qualité de ses titres ne peut trouver le soutien d’un éditeur, mais cela nous rappelle que le business dans un secteur aussi confiné est pour le moins précaire. Nous ne pouvons qu’espérer que l’équipe pleine de talent de Detalion ne demeurera pas sur la touche trop longtemps. (Adventure Gamers, 4 mars 2005)


Jeux d'aventure

Schizm : Mysterious Journey (novembre 2001) (voir LK Avalon)
Schizm 2 : Chameleon (mars 2004)
Sentinel : Descendants In Time, 2005


Schizm 2 : Chameleon (2004)

Schizm II Chameleon est un très beau jeu auquel je ferai cependant deux reproches : le manque de recul pour savourer les merveilleux paysages graphiques et la solution glissée dans la jaquette. Je vois déjà les objections qui ne vont pas manquer de fuser : pour le recul, on dispose de tout le temps nécessaire pour se poster à n’importe quel endroit du jeu et admirer le panorama : c’est vrai, mais cela nécessite une action supplémentaire. Quand on est pris dans le cours du jeu, il faut effectivement faire des pauses et se tourner à 360° pour apprécier le travail des designers ; les plans larges d’emblée sont rares, il faut les rechercher. On joue que diantre, et si le paysage est idyllique qu’on nous le donne à voir ! La solution dans la jaquette elle aussi est trop tentante : de deux choses l’une ou on la brûle, ou on la consulte : la tentation est trop forte et bien fort qui saura y résister. De la même manière, l’effort de la rechercher sur le net ou de chercher une aide sur un forum perd tout son sens : à quoi bon puisqu’il n’y a qu’à consulter un fascicule. L’interface est très simple, le maniement aisé. Le déplacement clic droit souris même réglable est très rapide. Le thème oppose deux ethnies : on avait déjà cela dans les BD d’Auclair, Mad Max au cinéma et The Longest Journey (ou quelque chose d’approchant) ; un groupe développe la technologie, le groupe d’en face colle à la nature et leurs idéaux se télescopent au point qu’ils passent leur temps à s’affronter. Votre objectif va consister à les réconcilier. Les points positifs sont cependant nombreux : qualité des éclairages et de la définition couleur (une 3D temps réel très satisfaisante –exception faite peut-être du personnage qu’on incarne un peu trop statique à mon goût et qui plus est affublé d’un costume ridicule ! -, qualité des énigmes d’un niveau régulier (assez ardu sans toutefois atteindre la difficulté de celles de Schizm I), qualité du scénario. Jeu d’une beauté froide ai-je dit ailleurs : je le maintiens, renforcé encore par les voix françaises qui lisent leur texte et ne le jouent pas. Au ciné, on dirait qu’ils jouent faux. Bref un jeu esthétique mais sans chaleur, ni conviction, un jeu sans âme que je conseillerai à ceux qui aiment les fleurs en plastique et les faux-semblants.

Dos de boîte :
Alors que vous croyiez être le seul de votre race à avoir survécu à une guerre destructrice, vous découvrez une contrée reculée, épargnée par le conflit. En ce lieu, deux civilisations se livrent un combat sans merci ; au-delà, des terres arides à perte de vue. C’est dans cette oasis que vous découvrirez les restes d’un monde rempli de secrets cachés, d’exotisme, de loyautés et de traîtrises.

Pénétrez au plus profond de ce monde en vous faisant passer pour divers membres des tribus locales grâce à la technologie Chameleon. Découvrez les innombrables mystères qui s’offrent à vous.


Sentinel, Dans l’antre de la Dormeuse (2005)

Bien qu’ayant comme point de départ un roman, le point faible de Sentinel, Dans l’antre de la Dormeuse, est dans la faiblesse de son scénario. Dans la lignée de Schizm, produit par les mêmes studios – Detalion, pour les nommer -, la structure du jeu en mondes distincts est fort inspirée de Myst tout comme le sont les énigmes à résoudre. Pour le reste, rien à lui reprocher à l’exception d’un bug dans le 6ème monde (Goda) qui apparemment n’est pas général : il m’a tout simplement empêché de résoudre l’énigme proposée, mais une fois la solution entrée j’ai pu continuer sans problème. L’objectif est donc de visiter 7 mondes et d’en rapporter les cristaux dans le huitième, celui de la tombe 35. Pour obtenir ces cristaux, il faut résoudre chaque fois trois puzzles différents basés pour la moitié sur les couleurs, et pour l’autre sur les sons ou la logique. Certains puzzles présentent une bonne difficulté non tant pour la résolution que pour comprendre le système qui les régit. La prise de notes est obligatoire. Il est vrai aussi que si l’on se bloque à un niveau, il n’est pas évident de se débloquer seul. Pour certains puzzles, celui de la passerelle dans Tergett ou celui des consoles dans Goda, les solutions seront trouvées après pas mal de tâtonnements et d’essais tant le nombre d’options est élevé. La progression demeure très linéaire mais le gameplay est agréable. Un jeu sympathique à conseiller aux nécrophiles allumés et à ceux qui persistent à penser que la vie après la mort ne peut qu’être technologique.

Dos de boîte :
La porte ne s’ouvre qu’une seule fois pour chaque génération.
Pour la vôtre, c’est aujourd’hui.

Les tombeaux Tastans renferment depuis des temps immémoriaux les secrets les plus intimes de cette civilisation disparue. Certains croient que ces sépultures recèlent de fabuleux trésors, d’autres prétendent que cette richesse est en fait un ensemble de connaissances et de technologies jadis développées par ces êtres ultra évolués.

Vous allez bientôt découvrir la vérité en entrant dans les tombes à la recherche de ces richesses et ce, au péril de votre vie.

A l’intérieur, une étrange sentinelle vous attend, une image holographique féminine, Intelligence Artificielle laissée là par les Tastans pour veiller sur leurs sépultures. Tour à tour bienveillante puis manipulatrice, elle se révèle petit à petit bien au-delà de sa simple fonction de gardienne.
Etes-vous prêts à plonger dans les griffes de la Dormeuse ?




Partie précédente :
Dejavu Worlds
Partie suivante :
The Digital Village



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