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| TOM'S GAMES > ARTICLES > Les studios de développement de jeux d'aventure > Partie 27 | ||
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L’histoire de Rand et Robyn Miller est suffisamment connue pour que je n’y consacre pas un chapitre supplémentaire. Se reporter à L’Histoire du Jeu Vidéo d’aventure et à de nombreux autres articles. En 1987, les frères Miller créent la société Cyan et le jeu The Manhole, une innovation puisqu’il sort sur Cd. Suivront Cosmic Osmo et Spelunx. Destinés à un jeune public, ils se verront honorés d’un bon nombre de récompense. C’est en 1991 que débute la genèse de Myst. Myst et sa suite Riven seront vendus à près de 10 millions d’exemplaires.
Mudpie (en développement)
Cosmic Osmo and the Worlds Beyond the Mackerel, 1989
Un jeu qui fut une révolution et qu’on ne présente plus. Myst aura 4 suites : Riven, Exile, Révélation et The End of the Ages (2005), de nombreuses rééditions, une version améliorée Myst l’Apogée, des jeux dérivés Uru et des clones à foison.
Myst l’Apogée est la nouvelle version améliorée de Myst
Point-n-Click, Myst-like, Fantastique
Myst-like, Fantastique Mes pires craintes se sont réalisées. Les dommages sont plus importants que prévus. Je dois intervenir pendant qu’il est encore temps. Je dois trouver quelque chose … à envoyer à Riven. Entrez dans un monde à la beauté trompeuse sapée par des conflits d’un autre âge … où des secrets se tapissent à chaque pas … et rien n’est comme il paraît. Vous devez chercher. Vous devez explorer. Vous devez rassembler chaque particule d’intellect et d’intuition. Seulement alors vous apprendrez la vérité sur ce pays trouble et sur ses habitants. Vous devez laisser Riven devenir votre monde … avant qu’un univers entier ne disparaisse. » Peut-être vous souvenez-vous de votre dernière conversation avec Artus, alors qu’il était assis dans cette salle ancienne, écrivant inlassablement dans le livre qui était devant lui. Il vous avait parlé de ses fils, supplié même ; cependant son esprit semblait être ailleurs, en proie à de graves préoccupations. Il se battait contre un poids énorme ; il avait même parlé d’un adversaire encore plus puissant … «
Après quelques années de silence, un retour auprès d’Atrus s’impose : il a encore besoin de vous : ces deux chenapans de fils, Sirrus et Achenar, continuent leurs tours pendables en persévérant dans leur œuvre de destruction de ses travaux. Qui plus est, ils mêlent à ces ravages leur jeune sœur Yeesha qui risque fort de le payer de sa vie et ceci simplement parce qu’Atrus a décidé de lui apprendre le d’ni alors qu’il a toujours refusé de le faire avec ses frères. Le plan est retors : il consiste pour Sirrus, le plus amoral des deux, à s’implanter dans le corps de sa sœur en lui dérobant sa mémoire, en s’appropriant ses souvenirs. Les décors mais est-ce là encore bien nécessaire de le dire sont splendides : Spire est peut-être un peu lugubre mais en contrepartie Haven est luxuriant et Serenia comme Tomahna sont tantôt sombres, tantôt clairs : l’équilibre est donc respecté. La bande son est superbe mêlant musique et bruits extérieurs, une donnée capitale pour le jeu. parfaitement jouables et certaines axées sur les couleurs rappellent Exile, d’autres fondées sur les sons sont parfaitement dans la lignée de Myst avec peut-être un point négatif si l’on veut être pointilleux, dans la maniabilité du curseur, mais l’énigme qui m’a semblé la plus difficile demeure celle des cristaux dans Spire : outre les déjà cités problèmes de manipulation, les indices pour la glissière des trois curseurs avec une valeur exacte qui nécessite soit des calculs à n’en plus finir, soit du tâtonnement à tout crin, précédé d’un réglage d’engrenage loin d’être évident, précédé lui-même d’une recherche du nombre de lampes à allumer, sans compter les fréquences de vibration différentes, m’ont paru très prise de tête en concédant cependant qu’un amateur de cette série ne se laissera pas rebuter par si peu ! En conclusion, ce Myst 4 est du même tonneau qu’Exile, soit peut-être légèrement inférieur à Riven mais je le conseillerai néanmoins à tous ceux qui ont des trous de mémoire, qui collectionnent les pierres percées et utilisent les chaises du même nom !
Uru to D’ni est la première extension téléchargeable d’Uru Ages Beyond Myst, une seconde étant prévue incessamment. L’aventure au cœur de la civilisation D’ni capable de produire des mondes par le biais de l’écriture se poursuit, toujours aussi magique et envoûtante. Uru On-Line a fait long feu mais les concepteurs de Cyan n’ont donc pas dit leur dernier mot, capables de rebondir génialement sur cette expérience avortée en l’intégrant dans cette suite. Les visiteurs, de par leur nombre, et si j’en crois les forums, ils étaient nombreux et affluaient de toute part, ont nui à cette civilisation que les archéologues tentaient de restaurer. La ville d’Ae’gura n’est qu’un amoncellement de ruines cerné par un gouffre, tout comme l’est le Relto ou tout monde mystien. Le Grand Zéro, générateur du site, est inactif. La recherche des marqueurs – il en est plus que nécessaire - , seuls aptes à le ressusciter, va donc vous conduire dans des paysages beaucoup plus sombres et tristes que les fulgurances d’Uru. Pourtant ce désenchantement en demi-teinte, ne nuit en rien à l’immersion totale du voyageur dans sa découverte de la Cité baroque ou de ses périphéries. Le Ki jusque là textuel entre dans l’inventaire à côté du livre Relto : c’est un gadget dont la maîtrise influe sur l’issue du jeu. Les mondes d’Uru coexistent mais l’âme que vous leur aviez restituée s’est à nouveau volatilisée et vous les retrouvez pis qu’avant. Le Relto, refuge, centre et carrefour, continue quant à lui de s’enrichir ainsi que la garde-robe du personnage. Passionnant. A conseiller à ceux qui aiment la marche et le saut à l’élastique sans élastique.
The Path of the Shell, le chemin du coquillage, seconde extension d’Uru après to D’ni est cette fois commercialisée. Vendue sur CD contenant la première, elle est également présente dans une version complète où figure Uru Ages Beyond Myst, à destination de ceux qui ne connaîtraient pas ce jeu destiné à devenir un classique aux côtés de Myst et de ses suites. Votre avatar, votre alter ego puisque vous pouvez lui prêter vos traits, poursuit donc sa découverte de la civilisation D’ni au travers de quatre ou cinq âges dont deux seulement sont développés –Ahnonay et les sphères, Er’Cana et le moulin – et trois esquissés : Rolep et le sentier, K’veer réduit à une salle et Myst – eh, oui – dans lequel le joueur a droit à une courte incursion dans la bibliothèque. The Path of the Shell est un jeu difficile, mais tout aussi magnifique que ses deux prédécesseurs : baignant dans une musique d’ambiance qui aide toujours plus à l’immersion, le joueur est confronté à une vingtaine d’énigmes dont la résolution est loin d’être évidente. Cette trilogie forme une somme et possède une unité : l’imbrication des mondes, la récurrence des thèmes, l’objectif de la quête, l’amélioration du Relto – en fin de parcours vous disposerez de 16 feuilles -, la présence latente de Yeesha contribuent à faire d’Uru – j’englobe les trois – un jeu d’une énorme puissance garantissant l’évasion la plus totale dans ce monde virtuel cohérent. L’image est de qualité souffrant cependant parfois de manque de lumière, l’avatar peut maintenant en plus de marcher, courir et sauter, nager la brasse et le crawl … et continuer à enrichir sa garde-robe ou tenir son journal. La seule réserve et elle n’est pas insignifiante que je ferai à cette seconde extension concerne trois énigmes au cours desquelles vous devez pour les résoudre demeurer inactif devant votre jeu pendant un petit quart d’heure : activation des charges, réaction de celles-ci dans le cratère d’Ahnonay, ouverture de l’accès supérieur de Rolep : les concepteurs ont trouvé par ce biais un moyen très artificiel d’augmenter la durée de vie du jeu, sans doute pour répondre au reproche qui leur avait été fait lors de la sortie de D’ni que d’aucuns avaient jugé trop court. On peut aussi trouver à redire sur la conservation du Ki instrument fondamental dans l’épisode précédent mais jouant un rôle tout à fait annexe dans cet ultime volet pour lequel la fin n’est peut-être pas encore écrite, mais que Cyan n’envisage pas de prolonger. Je maintiendrai cependant en dépit de cette critique le ‘passionnant’ que j’avais attribué à To D’ni. A conseiller à ceux qui possèdent suffisamment de patience pour être encore capable de savourer un plateau de fruits de mer après avoir passé des heures à décortiquer des bulots. |
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