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 TOM'S GAMES > ARTICLES > Les studios de développement de jeux d'aventure > Partie 13 Imprimer cette page  Faire suivre cette page à un ami  Ajouter JeuxVideoPC.com à vos favoris  Mettre JeuxVideoPC.com en page de démarrage  Accéder à nos flux RSS

Arxel Tribes



Carte d'identité

Adresse : The Arxel Guild S.a.r.l. 20, rue Saint Fiacre 75002 Paris, France
Téléphone : 33 01 44 76 06 16
Site
Sociétés liées : Cryo Interactive


Présentation
Sur le site : ‘Arxel Tribe spécialisé dans le développement et la publication de jeux vidéo, se compose d’une équipe de 60 designers, programmeurs et artistes graphistes. Durant les 4 dernières années, nous avons développé 5 jeux d’aventure. Les objectifs de la société sont de créer des jeux vidéo pour PC, MAC, Playstation et X-BOX pour un très large public.’

Editeur/développeur franco-slovène, cette société édite des produits développés par elle-même (Mistmare, Hannibal, Ring, Hitchcock...) ou par d'autres sociétés (Devastation, The Gladiators, Trainz, Disciples II...).

La société The Arxel Guild est créée en 1993 à Ljubljana (Slovenie) et à Paris (France). Elle se consacre durant trois ans au développement d’applications pour le Comité Olympique autrichien, la Banque Commerciale Italienne et l’Oréal.

En 1996, le studio entre en contact avec Paulo Coelho, auteur de best-sellers et avec Moebius : c’est ainsi que débute le développement de leur premier jeu d’aventure, Pilgrim, qui sortira en 1997 et sera publié par Infogrames. En 1998, avec Cryo Interactive comme co-éditeur et distributeur, Arxel travaille en étroite collaboration avec Philippe Druillet et les disques Decca, sur Ring, une adaptation de l’opéra de Richard Wagner. Le jeu sera traduit en 17 langues, distribué dans plus de 50 pays, vendu à plus de 300 000 exemplaires et aura rapporté en 1999, plus de 2,6 millions d’euros.

En 2000, Wanadoo Edition (Groupe France Télécom) publie Louvre, Cryo et Réunion des Musées Nationaux Pompéi, des accords avec Universal Studios permettent la naissance de Hitchcock, The Final Cut, et en septembre la société annonce qu’elle va se lancer dans l’édition. The Arxel Guild devient alors l’éditeur Arxel Tribe.

En 2001, le co-éditeur et distributeur de jeux vidéo italien CTO S.p.A. devient actionnaire majoritaire de The Arxel Guild SA.

Arxel Tribe qui s’était spécialisé dans le jeu d’aventure s’ouvre sur d’autres genres en développant des RPG et des jeux d’action comme Mistmare et Hannibal.

Cette société à fermé en 2003, sans éditer le jeu Hannibal développé par la branche Slovèque du groupe.


Jeux d'aventure

Faust : Les 7 jeux de l’âme, 2000
Alfred Hitchcock : The Final Cut, 2001
Légende du Prophète et de l’Assassin (La), 2000/ 2001
Louvre, 2000
Pilgrim, 1997
Pompéi : La Colère du Volcan, 2000
Ring : The Legend of the Nibelungen, 1999
Ring 2, le Crépuscule des Dieux, 2002/2003
Secrets d’Alamut (Les), 2001


Jeux d'action

Casanova, 2001
The Gladiators : Galactic Circus Games, 2003


Jeux de stratégie et autre

Disciples 2
Hannibal
Mistmare, 2003
Primitive Wars, 2001
Trainz (simulation)


Ring : The Legend of the Nibelungen

Point-n-Click, Myst-like, Fantastique,
Vision à 360° - Première personne

Ring, l'Anneau des Nibelungen, est un jeu édité par Cryo et développé par Arxel Tribe. La musique, quelle surprise, est de Wagner. No comment ! On aime ou on n'aime pas, moi j'aime. Si on n'aime pas, on cherche un autre jeu. Le graphisme est de Druillet : même chose : j'avais adoré Les six voyages de Lone Sloane à sa sortie et surtout Delirius, un pur chef d'oeuvre. Le graphisme de Druillet en 1972 et les mondes qu'ils dépeignaient étaient complètement révolutionnaires : Druillet est sans conteste l’un des pères de la BD moderne et je n'insulterai personne en disant que des très grands comme Moebius, Bouck ou Gimenez lui doivent énormément. J'avais moins aimé Vuzz. Ring retrouve la vague épique sur laquelle Druillet a toujours surfé, même si parfois son coup de crayon n'est pas aussi parfait qu'il a pu l'être. Voilà pour le graphisme. Le jeu comporte quatre aventures distinctes : très inégales en difficulté : les épisodes Loge et Brunnehilde sont selon moi très faciles ; l'épisode Alberich, plus difficile reste très rationnel ; Siegmund est plus tordu. Voilà où le bas blesse : des niveaux de difficultés trop disparates. L'interface et les manipulations sont agréables. Un bon jeu que l'on ne peut que conseiller à ceux qui ne s'emmêlent pas trop les pinceaux et qui ne confondent pas Kiravi avec Walkyrie. Reardon 6,5/10

Ish fils de la Terre doit, selon la légende de l’Anneau des Nibelungen, rendre à l’humanité sa juste place dans l’univers. Ish vit tranquille sur son astéroïde quand un androïde nommé Dril, survient pour le charger d’une mission : il doit rétablir la paix et réunir les éléments dispersés pour reconstituer l’Anneau : pour cela, il aura à se rendre dans les quatre régions élémentales dirigées par Alberich le nain, Loge l’esprit du feu, Sigmund et Brünnhilde la walkyrie rebelle.

Une intrigue assez alambiquée avec une introduction qui soulève plus de problèmes qu’elle n’apporte de réponses. Il n’y pas d’ordre pour explorer les 4 mondes mais l’histoire gagne en cohérence si vous adoptez l’ordre signalé. Cependant si vous êtes coincé quelque part vous pouvez changer de monde, mais pour cela il faudra changer de CD également. Les puzzles sont variés et de difficultés inégales. Vous devez sauvegarder souvent car vous pouvez mourir.


Pilgrim (1997)

Trilogie

Adaptation du roman de Paulo Coelho : Le Pèlerin de Compostelle
Design et personnages de Jean Giraud (Mœbius)
Point-n-Click, Historique
Première personne

L’interface est simple et efficace, les déplacements ne se font qu'à la souris, le système de dialogues présente des défauts et les dialogues eux-mêmes, trop nombreux, deviennent pesants et soporifiques.

Les décors sont corrects, les personnages statiques, les déplacements imposés se font par tableaux dans un ordre préétabli, la trame étant globalement très linéaire.

Les énigmes sont de difficulté moyenne sans difficulté insurmontable.
On meurt souvent.

Quête ésotérique, sur fond de religion et de politique, en plein Moyen Age, Pilgrim, par le Livre et par l'Epée est le premier volet de la trilogie mettant en scène un jeune chevalier Simon de Lancrois.

1208 : autour d'un mystérieux manuscrit rapporté des croisades par un templier renégat, se tisse une terrible machination.

Simon de Lancrois, en acceptant de remettre ce parchemin à Pétrus, un ami de son père résidant à Toulouse, pensait juste accomplir la dernière volonté d'un mourant. Il se retrouve pourtant propulsé sur la route de Compostelle, poursuivi par Diégo d'Osma l'inquisiteur du pape Innocent III. Car ce parchemin est primordial puisqu’à terme, il pourrait mettre en danger le catholicisme en favorisant le catharisme.


Faust - 7 Games of the Soul (1998/1999)

Point-n-Click, Fantastique, 360°


Faust, les 7 jeux de l'âme est un jeu produit par Arxel Tribe et distribué par Cryo en 1998, sans doute un de leur meilleur. Le Faust que vous incarnez baigne sans conteste dans un milieu beaucoup plus proche du film Les Monstres que du personnage de Goethe. Pourtant la présence constante du Diable, policé et savoureux, maître tentateur et expert en traîtrise, vous renvoie une image dosée d'un monde excentrique dans lequel subsistent les imparables défauts de l'espèce humaine. Sept destinées (et même un peu plus) qui s'enchevêtrent tout en formant chacune un tout, se déroulent dans un parc d'attraction : vous devez en démêler l'écheveau, même si à aucun moment vous ne pouvez interférer sur l'accompli. Deux soeurs siamoises qui finissent par se haïr pour cause d'amour, pour cause d'argent ; un peintre défiguré dont on rejette le talent jusqu'au jour où il utilisera comme support une peau de femme et dont l'ultime désir est de séduire ; un dompteur de tigres misanthrope, alcoolique, flambeur et haineux (tout pour plaire quoi !); un nain qui trempe dans l'alcool de la prohibition en faisant travailler des enfants et quelques autres personnages féminins qui n'ont pour tort que d'être des victimes, voici quelques unes des figures dont vous êtes appelés à comprendre le séjour au purgatoire. Le jeu est d'une difficulté fort correcte et peut se jouer à plusieurs. Les énigmes sont variées et l'image belle ainsi que la musique appropriée. De plus si vous avez quelques inquiétudes, vous pouvez vérifier où vous en êtes dans votre progression. Réconfortant, non ? Un jeu à conseiller à ceux qui parlent à leur double ainsi qu'à ceux qui ont épousé une tigresse.

Ce jeu est une grande réussite : il dispose d’une bande son excellente, il baigne dans une atmosphère déconcertante, il propose des énigmes très particulières mais extrêmement logiques. Les décors et la jouabilité sont très satisfaisants, les visages des personnages relativement expressifs. Son interface est simple et permet de suivre la progression dans le jeu.


Le contexte initial :

Marcellus Faust est un vieil homme qui a été choisi par Méphisto, le Diable en personne, pour trancher sur le sort post mortem de sept âmes qui dans les années 1930 ont vécu à Dreamland, un parc d’attraction maintenant désaffecté.

Toutes les informations lui seront données et il pourra étudier en toute liberté ces sept destinées incarnant les 7 péchés capitaux, qui s'enchevêtrent tout en formant chacune un tout : des soeurs siamoises; un peintre défiguré ; un dompteur ; un nain et quelques autres, voici quelques unes des figures dont vous, Marcellus, secondé par Homunculus, un esprit de votre fabrication, êtes appelé à comprendre le destin qui les a conduit au purgatoire.


La légende du prophète et de l’assassin (2000)
The Legend of the Prophet and the Assassin

Suite de Pilgrim
Point-n-Click, Historique, vision 360°
Première personne

La Légende du Prophète et de l'Assassin est un jeu linéaire non-violent disposant d’une interface simple et efficace consistant le plus souvent à prendre des objets pour les appliquer au bon endroit, et d’un menu assez confus. Si les fugaces cinématiques ne sont pas trop mauvaises, les graphismes pré-calculés sont mous et les personnages réellement hideux. Cependant, contrairement à Pilgrim, la quête est la même du début à la fin. Les dialogues sont aussi moins nombreux et moins harassants que dans l’épisode précédent. Les énigmes sont d’une difficulté moyenne et assez souvent logiques.

La musique est lancinante et répétitive et la durée de vie très courte.
On risque encore de perdre la vie assez fréquemment.


Dans l’Orient mythique du XIIIème siècle, un chevalier, Tancrède de Nérac, déserte l’Ordre des Templiers pour se tailler un fief personnel parmi les peuples du désert et les bandits de grand chemin.

Il devient alors As-Sayf « Le Cimeterre », dont la réputation d’exceptionnel meneur d’hommes et de stratège redoutable se répand des frontières de Byzance au désert du Nefoud. Sa légende le précède et son ombre suffit à faire trembler bédouins et tatars.

Après des années de cette vie nomade, n’ayant rien conquis d’autre qu’une aura de guerrier redouté dans tout le Proche-Orient, la conscience lourde du poids de ses actes, Tancrède de Nérac, apprend l’existence de Simon de Lancrois. Cet homme, ce prophète, a su rassembler autour de lui des individus de tous horizons, de toutes religions pour les faire œuvrer dans un but commun : la construction d’une cité idéale à l’écart des tourments du monde Fasciné par ce rêve, Tancrède part à la recherche de Jébus, la ville des disciples de Simon.

Après 5 ans d’errance, il parvient au terme de sa quête, aux portes de Jébus. Mais, c’est une ville en ruine qu’il découvre : Simon a trahi ses disciples, il n’est jamais venu.

Brisé par la découverte d’une Jébus anéantie, Tancrède reprend la route en jurant de retrouver Simon de Lancrois pour venger son espérance déçue.


Les secrets d’Alamut (2001)

Arxel Tribe
Coédité avec Wanadoo Edition, Dreamcatcher Games publiera durant l’été 2001 et dans un même boîtier The Secrets of Alamut et The Legend of the Prophet and the Assassin.

Point-n-Click
Première personne

Le jeu commence exactement à l’endroit où s’était terminé l’épisode précédent mais sans difficultés d’adaptation puisque l’interface, les graphismes, les personnages, la musique, la jouabilité, le menu sont rigoureusement identiques à ceux de La Légende du Prophète et de l'Assassin.

Les énigmes, de bonne facture, s'enchaînent à un rythme effréné ce qui ne permet pas d’adhérer véritablement à l'histoire et par conséquent donne au scénario un rôle d’arrière plan.

Les dialogues contrairement à ceux de Pilgrim sont devenus rares. La durée de vie est très courte.

Cinq ans se sont écoulés depuis La Légende du Prophète et de l'Assassin, durant lesquels Tancrède de Nérac, a sillonné le désert à la recherche du prophète Simon de Lancrois.

1257, dans les sables d’Orient, Tancrède de Nérac, le templier devenu bandit, atteint les portes d’Alamût, la forteresse des Assassins. Il va lui falloir survivre à des pièges mortels pour retrouver la trace de sa proie. Mais sa traque le mènera beaucoup plus loin encore, vers le monastère de Sainte-Catherine, au pied du mont Moïse, dans une mine hantée au bord de la mer Morte, et toujours plus loin dans ce désert peuplé de démons mais parfois aussi d’alliés inattendus.


Pompéi : La Colère du Volcan / Pompéi : The Legend of Vesuvius (2000)
(Réédité sous le titre Timescape Journey to Pompeii par Dreamcatcher)

Point-n-Click, Historique, rotation 360°

Première personne
La musique est superbe.

Les graphismes sont très quelconques : les décors ne sont pas assez particularisés, de nombreux sites sont inaccessibles et les personnages comme fréquemment chez Cryo, ne ressemblent à rien.

La partie documentaire est assez mal exploitable, sans doute l’une des moins réussie du genre.

La jouabilité est aisée, les indices rapidement découverts, les énigmes sans grande difficulté dans un jeu très linéaire et très court.


Le contexte initial :

Adrian Blake est un explorateur et cartographe anglais de renom. Envoyé en mission en 1918 dans la région d'Erevan, ville de l'Arménie actuelle, Adrian tombe gravement malade dans une grotte. Il ne peut plus se mouvoir. Alors que ses chances de survie diminuent et qu’il commence à perdre espoir, la déesse Ishtar (Aphrodite) apparaît et lui propose de soigner son mal s'il lui déclare son amour.

Adrian, en dépit de sa situation désespérée, refuse car il aime Sophia, sa fiancée, qui l’attend en Angleterre. Ishtar dépitée lui promet qu’il sera puni. Adrian d’une façon ou d'une autre, s’en sort, car on le retrouve un an après, la veille de son mariage, quand il découvre que Sophia a disparu. Très angoissé, il cherche une explication dans ses manuscrits qui le ramènent à Ishtar : il découvre une ancienne malédiction de la déesse qui pourrait justement expliquer la disparition de Sophia. En approfondissant ses recherches, l’étude de ses manuscrits lui apprend que pour faire revenir Sophia, il doit sauver son "incarnation" à trois reprises dans trois époques différentes. Ce qui laisse présager une trilogie. Partant de Marseille, Adrian effectue un voyage dans le passé pour se retrouver à Pompéi en 79 après JC, quatre jours avant l’éruption du Vésuve. Son objectif est de retrouver Sophia, de la séduire et de la convaincre de le suivre avant que le volcan ne se réveille. Il dispose de 4 jours pour ce faire.




Partie précédente :
Art of Mind Productions



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