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 TOM'S GAMES >  ARTICLES    >     Settlers 7 : Retour aux sources
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Présentation The Settlers 7 : A l'aube d'un nouveau Royaume

Dans la famille des séries sans fin, on demande les Settlers. Ces colons hauts en couleurs n'en finissent plus de squatter nos PC, et ce depuis bientôt vingt ans ! Une grosse dose de gestion, une pointe d'action, un gameplay éprouvé, voilà la recette de ces petits bonshommes qui nous reviennent en force dans un septième volet intitulé The Settlers 7 : Paths to a Kingdom.

Tout beau, tout neuf

 

Quand Benedikt Grindel, le producteur du jeu, vous parle en personne de son petit protégé, c'est avec l'œil vif et la voix sûre d'elle. Pour lui, The Settlers, c'est avant tout un concept à perpétuer, la marque de fabrique du studio Blue Byte, tombé sous le contrôle d'Ubisoft depuis le cinquième épisode. Après deux productions passables, on sent que l’envie de reprendre les choses en mains a transcendé toute l’équipe pour créer un jeu meilleur. Comment redevenir la référence du genre gestion/stratégie, incarnée dorénavant par Anno 1404 ? Là réside tout le défi à relever pour une série en perte de vitesse. Afin de redorer son blason, la licence compte d’abord rester fidèle à elle-même : une gestion pointilleuse du territoire et des ressources, couplée à un développement tentaculaire de son empire, lentement mais sûrement. Le gros point noir de ce système, tant pour le novice que le joueur expérimenté, résidait dans la redondance de votre développement, une fois maitrisé. Et, après plusieurs dizaines d’heures de jeu, l’impression de toujours reproduire le même schéma, à quelques nuances près, est vivace. La critique semble cette fois avoir été entendue, le joueur pourra désormais faire grandir sa ville selon trois axiomes : entretenir une armée vaste et puissante, être à la pointe de la recherche technologique ou devenir un empire mercantile incontournable. Ainsi, si le plaisir de développer son économie et son territoire reste intact, le soft gagne de façon appréciable en rejouabilité.


 

A coups d’exploitation minière ou de canons, l’esprit de compétition est un autre aspect important de la saga, qui se voit clairement renforcé dans Paths to a Kingdom. Avec l’introduction des points de victoires, il ne s’agit plus de rayer l’adversaire de la carte pour gagner, du moins plus seulement. Des objectifs établis à l’avance permettent de remporter ces précieux points, désormais seul moyen d’obtenir la victoire. Disposer d’au moins 30 soldats, frapper 25 pièces d’or ou être le premier à former des moines copistes sont autant de façon de les accumuler. Mieux encore, bien que chèrement acquis, ils ne sont pas définitivement attribués, les renversements de classements sont donc nombreux. De plus, un système de handicap vient donner un coup de pouce au joueur le plus à la traine, soit une nouvelle occasion de chambouler un peu la hiérarchie. A cela s’ajoute des quêtes optionnels disséminées ça et là, qu’il n’est pas négligeable de remplir, car il y a des ressources rares ou la possibilité de déclencher un raid de mercenaires sur la base adverse à la clé. Ces nouvelles possibilités s’intègrent étonnement bien dans un jeu qu’on croyait sclérosé par les années, et viennent multiplier les possibilités stratégiques.


Qui dit nouveauté dit également moteur graphique remis au goût du jour. Déjà assez flatteur avec l’Héritage des rois, le résultat est ici très probant. Les couleurs sont chatoyantes et les settlers vaquent à leurs occupations de façon convaincante. On peut zoomer pour admirer les détails avantageux de dame nature, ou au contraire reculer la caméra et regarder à 360° les environs d’un coup d’un seul. Surtout, quel plaisir de retrouver cette patte graphique cartoon, qui donne un côté attachant à la série sans pour autant la rendre niaise. L’absence de brouillard de guerre a également été décidée, le jeu joue donc sur la transparence, et il faudra anticiper au mieux le moindre mouvement de ses adversaires. A ce propos, le jeu reprend les mécanismes du précédent épisode pour ce qui est de la conquête de territoires : des lopins de terre neutres entour votre domaine principal et il faudra y mener des escarmouches pour se les approprier. Un compte à rebours se déclenche une fois la victoire assurée, pour éviter les rushs effrénés en début de partie. Certains points vraiment stratégiques – en plein milieu de la map par exemple – peuvent même vous gratifier d’un point de victoire. Plus dérangeant, même s’il s’agissait d’une version non définitive, un manque de fluidité flagrant était à déplorer à l’écran. Peut-être que les écrans pharaoniques – 32’’ - des salles de présentation d’Ubisoft, avec des résolutions et détails au max, y étaient pour quelques choses…


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4 commentaires sur cet article


anonyme
Anonyme le 21 février 2010 à 10:39
trop fort je suis fan des settlers donc a mon avis ça va me plaire
anonyme
Anonyme le 6 février 2010 à 12:38
Merci pour ce focus fort intéressant !
BuN le 5 février 2010 à 12:03
Benedikt, c'est Benoît en allemand ;)
anonyme
Anonyme le 5 février 2010 à 10:49
Quand Benedikt Grindel, le producteur du jeu, vous parle en personne de son petit protégé, c'est avec l'œil vif et la voix sûre d'elle. Pour lui, faut savoir si c'est un homme ou une femme ^^