Liberté chérie
|
| | Marston, un écorché vif qui reprend du service |
| |
Cette nouvelle présentation a été l’occasion de revenir en détails sur maints aspects du jeu, à commencer par le monde étoffé de Red Dead. Le Far West est en pleine mutation, les indiens sont déjà pour la plupart parqués dans des réserves, et des tensions nouvelles se dessinent à la frontière sud du pays, une région âprement disputée entre Etats-Unis et Mexique, le Nuevo Paraiso. Sous ses airs de Clint Eastwood, le cigare en moins, John Marston est rentré dans le rang, après avoir mené une vie de bandits peu recommandable. Désormais heureux mari et jeune père, une organisation gouvernementale appelée « Le Bureau » - sorte de FBI avant l’heure, vient troubler sa tranquillité. Ces gros bras menacent sa famille pour forcer John à coopérer. Il doit désormais traquer sans relâche ses anciens copains criminels pour essuyer définitivement les dettes de son passé de malfrat.
|
| | Les développeurs promettent des phases de jeu très variées |
| |
Les deux missions que nous avons pu essayer ont conforté notre premier sentiment : il existe une liberté énorme dans ce titre, peut-être plus grande encore que ce que les meilleurs GTA peuvent donner. Car l’intrigue principale s’efface rapidement devant la tonne de possibilités qui s’offre à vous. Il faut dire que Johnny est un sensible de la gâchette, et, à part quelques PNJs nécessaires à la quête principale, vous pourrez trucider n’importe quel être vivant à l’écran. Et ce n’est pas parce que vous venez de prêter main forte à l’armée mexicaine, dans une opération de grande envergure pour purger la région des rebelles, qu’engager une fusillade avec cet allié de circonstance est interdit. Bien entendu, si vous réussissez à refréner vos envies sadiques, il est possible d’agir avec une certaine cohérence. En effet, votre réputation vous précède, où que vous alliez. Sauver une fille de paysan des griffes d’une bande de soulards gonflera positivement votre aura de mercenaire. Livrez-vous aux pires atrocités, et de chasseur, vous deviendrez chassé. Avec pour punition – ou récompense, c’est selon – d’autres têtes brulées qui vous engageront en duel, ou les autorités locales à vos trousses. Acheter une lettre de grâce pourra alors vous permettre de blanchir votre situation. Mais ce n’est pas pour autant que jouer le chevalier blanc sera de tout repos, car il vous sera d’autant plus dur de prendre contact avec la racaille qui peuplent les saloons pour retrouver la trace de vos vieilles connaissances.
|
| | La liberté d'agir comme bon nous semble est grande |
| |
Pads en mains, confortablement assis dans le fauteuil, à cheval de l’autre côté de l’écran, c’est là que les petits gars de Rockstar vous sortent le grand jeu. A la sortie d’un hameau, un chemin de terre fend la brousse et file directement vers la mine où se situe un prototype de sulfateuse, extrêmement bien gardé. Encore des décors qui donnent une fausse impression de liberté, où des murs invisibles se dresseront à la moindre sortie de route, me direz-vous ? Point du tout, et d’un coup de joystick, vous voilà en train de galoper à travers le désert orangé et poussiéreux du Nevada. De cette échappée belle, faites ce qu’il vous plaira. Peut-être tomberez-vous sur des marchands aux prises avec des bandits de grands chemins. Dans ce cas, aidez qui bon vous semble ou, tout simplement, passez votre chemin en admirant l’échauffourée ! Les développeurs ont même poussé le vice jusqu’au bord du gouffre, au sens propre. Car si votre cheval refusera le grand saut, vous-même n’êtes pas à l’abri d’une mauvaise chute dans une des nombreuses crevasses des Rocky Mountains. Qu’on s’improvise en Lucky Luke pourfendeur de la vermine ou Davy Crockett l’explorateur, n’importe quel rôle peut-être tenu, au moins un temps, dans Red Dead Redemption.