Le mois dernier DeepSilver nous invitait à découvrir pour la première fois le prochain titre des allemands de Piranha Bytes (PB) : Risen. Les créateurs de la série Gothic ont donc travaillé pendant près de trois ans sur un nouvel univers qui n’est pas sans rappeler les meilleures références du jeu de rôle. Un scénario torturé impliquant plusieurs factions, des temples mystérieux et un espace de jeu se déroulant sur une île. Vous avez dit Morrowind ? Explication.
Un monde sans Dieux
Le monde de Risen est bâti sur un univers Heroic Fantasy relativement classique. Depuis près d’un millénaire les Dieux ont été chassés par un puissant magicien. Et depuis cet évènement nommé « le cataclysme », le monde a été envahi par la magie mais aussi par de puissantes créatures démoniaques. Afin de lutter contre l’apparition de ces créatures, une organisation dénommée l’Inquisition s’occupe de traquer ces monstres et de les tuer. C’est dans ce contexte qu’on devine chaotique qu’apparaît l’étrange île de Risen. Habitée depuis plusieurs années par les hommes, il s’avère que d’anciens temples émergent subitement et étrangement de la terre, que des créatures démoniaques se font de plus en plus nombreuses et il semble que le volcan qui surplombe l’île soit à deux doigts d’entrer en éruption. Afin d’enquêter sur ces étranges évènements et rétablir l’ordre, un inquisiteur est envoyé sur l’île. Sa première décision est de fermer les frontières et d’interdire à tous les autochtones de sortir des villes. Et le joueur dans tout ça ? Il a le malheur de s’être échoué sur l’île interdite et d’y accomplir son destin.
Les premiers pas sur l’île de Risen sont d’ailleurs des plus agréables. Fort de leur expérience sur Gothic 3, PB semble une fois de plus avoir mis le paquet sur les environnements pour réaliser un jeu aussi immersif que ses anciens titres. Les décors que nous avons pu apercevoir, qu’ils soient urbains ou végétaux, sont de toute beauté, et dégagent une impression constante de vie. Forêt tropicales, marais sordides, montagnes escarpées, villages à résonnance méditerranéenne, le dépaysement est assuré. Un système de météo dynamique a aussi été implanté dans le jeu permettant de partir à l’aventure sous un soleil de plomb ou de chasser des gobelins sous une pluie battante. Le plus beau finalement dans tout ça, c’est qu’il n’y aura aucun temps de chargement une fois le jeu lancé. Et comme cela ne suffisait pas, les pointilleux développeurs de PB nous ont assuré que chaque élément du jeu a été posé à la main afin que le tout soit parfaitement cohérent. Ainsi, chaque caverne, chaque fossé, chaque piège vicieux et chaque coffre présent dans le jeu est le fruit d’un choix minutieux du studio allemand. Un sens du détail qui participe un peu plus à l’immersion dans cet univers bien particulier et qui promet de longues heures de découverte. Plus que l’aspect graphique, l’intelligence artificielle des PNJ a été prévue pour coller aussi à l’heure du jour. Ainsi, la vie dans un temple de l’inquisition est rythmée par le parcours du soleil. Dès sept heures du matin les aspirants débutent l’entraînement au bâton tandis que le forgeron commence sa journée. Des horaires dont il faudra tenir évidemment compte pour les quêtes. On ne demandera pas, par exemple, au forgeron de nous forger une épée à deux heures du matin… On peut en revanche en profiter pour vérifier dans son coffre que les affaires marchent bien.










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