Secoué du bocal
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| | Comme en vrai, regarder la télé ne nous apporte rien de bon. |
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Pour nous faciliter les choses, Focus Home Interactive nous a fait parvenir une version preview contenant le second chapitre du jeu. Nous voilà donc largués en pleine scène de dialogue sans autre préambule ni une miette de scénario pour nous orienter. On retrouve Brian Basco, héros récurent de la série, tout de blanc vêtu et visiblement désireux de s’évader de cet endroit mystérieux. Notre homme doit trouver le moyen de fuir par les conduits d’aération d’un casino. L’accoutrement blanc du personnage rappelle immédiatement un uniforme d’hôpital et la confirmation nous vient rapidement. Nous nous trouvons bel et bien dans un établissement hospitalier mais d’un genre particulier : un asile. Le casino précité n’étant qu’une chambre vide squattée par les pensionnaires pour leurs nuits de poker illégal. Pour bien marquer le coup, Brian se trouve enfermé dans le quartier des malades les plus atteints. Après une rapide balade dans les couloirs, il semble que le personnel soit aussi dérangé que les patients.
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| | Marcello vous sera d'un grand secours malgré ses neurones abîmés. |
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Les diverses conversations nous laissent entrevoir une accusation de meurtre envers Brian qui doit donc faire des pieds et des mains pour sortir d’ici et s’en aller prouver son innocence. Vu l’état de délabrement cérébral de la faune local, il ne pourra compter que sur lui-même pour parvenir à ses fins. Le décor est planté, tout en 2D et fort bien réalisé, tandis que les personnages, en 3D eux, s’intègrent merveilleusement à l’environnement. Un tel cadre et des acteurs aussi fleuris qu’un autostoppeur incurable, un mime resté bloqué sur sa prestation et un vieux gâteux de 102 ans laissent présager des situations loufoques au possible. L’humour ne se laisse d’ailleurs pas attendre et transparait à la moindre occasion. Dialogues, mimiques, personnalités et actions du joueur sont autant d’occasions de nous arracher un sourire. Cliquez plusieurs fois sur une action impossible et les possibilités affichées à l’écran iront jusqu’à « Aller à la fin du jeu ». Les espagnols ne manquent pas d’inspiration et c’est tant mieux pour notre bonne humeur.
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| | Voici le fameux casino. Parviendrez-vous à y pénétrer ? |
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La recette Runaway fonctionne une fois de plus à merveille et les diverses énigmes et problèmes qui se dressent devant nous se résolvent toujours avec une certaine logique (si tant est que la logique ait sa place dans pareil endroit…). Loin d’être finalisée et donc truffée de bugs, la version fournie nous a permis d’approcher le nouvel inventaire concocté par les développeurs. Un outil indispensable à tout héros de jeu d’aventure qui s’annonce ici très ergonomique et fort pratique. Encore en cours d’élaboration, la version qui nous a été présentée dispose déjà d’arguments lourds pour nous séduire. Les objets s’entassent automatiquement à la suite les uns des autres et la taille de notre besace s’adapte au fil de nos trouvailles. On salue également l’option d’observation des objets qui permet d’examiner nos possessions sous toutes les coutures grâce à des objets entièrement modélisés en 3D. Un travail d’orfèvre, fin et détaillé, que l’on retrouve sur les personnages, empli de détails réalistes, malgré leur rendu dessin animé, au même titre que les animations des protagonistes que la motion capture a sans doute aidé à rendre plus crédibles. Malgré notre trop brève rencontre avec Runaway : A Twist of Fate, il nous tarde d’en voir plus avec notamment la possibilité d’incarner Gina Timmings, la petite amie de Brian, jouable pour la première fois dans la série. Reste à attendre la fin d’année et la version finale pour juger ce titre prometteur et cher au cœur de nombreux joueurs.