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 TOM'S GAMES >  ARTICLES    >     Cursed Mountain
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Que sa sainteté le Dalaï-lama soit en joie, Deep Silver a décidé de faire de la pub au profit du bouddhisme grâce à son prochain titre, Cursed Moutain. En mêlant alpiniste et rituels religieux, le studio britannique ose le pari et se lance dans le développement d’un survival horror totalement à part.

La montagne, ça nous gagne !

 
Les fantômes seront les principaux adversaires

Dans Cursed Mountain le joueur incarne Erik Simmons, un jeune alpiniste qui cherche à retrouver son frère récemment porté disparu. Ce dernier effectuait des recherches sur les « termas », textes cachés il y’a des siècles par les moines bouddhistes afin de préserver le savoir des aléas du temps. Notre quête sera donc de suivre sa trace et de la retrouver, dans les sombres décors d’une montagne hantée de l’Himalaya. Ce synopsis abondant en originalité n’avait encore jamais été imaginé pour un survival horror. Mais malgré ce bon côté, Cursed Mountain a tout de même ses lacunes.

Au premier coup d’œil, le jeu peut surprendre par son rythme d’une lenteur rarement égalée. Le héros avance à l’allure d’une septuagénaire ankylosée. Martin Filipp, le développeur en charge du management des relations publiques nous rassure, c’est entièrement voulu. La démonstration nous le prouve peu de temps après : Cursed Mountain reste un survival horror, son but n’est pas d’exploser de façon hystérique des hordes de zombie à coup de fusil à pompe. Deep Silver tient à mettre l’accent sur une atmosphère extrêmement pesante, procurant un sentiment d’insécurité tout au long de l’aventure. L’angoisse est d’autant plus grande étant donné que Cursed Mountain se veut réaliste, aussi bien au niveau du gameplay que du background basé sur des faits réels.
Au niveau de l’univers dans lequel on est amené à évoluer, on nous assure qu’il s’agit d’un monde entièrement ouvert, gigantesque et sans chargement entre les zones. Du village de départ, on peut apercevoir un monastère au loin, incrusté dans la montagne. Et du coup, ce même village est également visible depuis la montagne. Un concept tout bête mais sympathique que l’on retrouve trop peu actuellement.


Que le pouvoir du Christ s'empare de toi !

 
Il y'aura beaucoup de phases en extérieur, comme celle-ci

C’est au tour du gameplay de passer sur le billard. Les contrôles sont simples et logiques. Il faudra jouer de la wiimote et du nunchuk pour la plupart des actions. Grimper, courir ou encore faire face au vent pour ne pas tomber nécessiteront un bon coup de poignet. Rien de bien folichon jusqu’au moment de découvrir les combats. Simmons reçoit une formation accélérée d’exorcisme, seul moyen de combattre les esprits maléfiques coincés dans le Bardo (rien à voir avec Brigitte). Le Bardo est le monde à mi-chemin entre la vie et de la mort où transitent les âmes en attente d’une réincarnation. La malédiction qui touche la montagne empêche ces âmes d’accomplir leur destiné. C’est ces fantômes en colère que vous affronterez à grand coup de prière bouddhistes dans la face. Non, vos yeux ne vous jouent pas des tours, il faudra bel et bien exorciser les âmes en peine à l’aide de notre wiimote vengeresse !

Parlons maintenant un peu technique. Graphiquement, Cursed Mountain est encore très loin d’être au point. Les séquences de jeux qui nous ont été présentées laissent transparaitre des décors trop pauvres et des textures pas folichonnes. La bande-son, en revanche, est bien réussie : la musique et les bruitages collent à l’environnement, la sensation d’oppression est bien rendue. Heureusement pour lui, le titre est encore en plein développement. On peut toujours espérer une amélioration des points noirs, malgré la tonne de boulot qu’il reste à Deep Silver pour faire de leur joujou quelque chose de potable.

Cursed Mountain semblait bien parti, le scénario est bien ficelé, la sensation d’insécurité palpable, mais ses lacunes graphiques le rattrapent pour mettre un terme à son élan héroïque. Dommage pour Deep Silver, il y’avait de l’idée. Tout est encore sujet à modification, nous pourrons nous prononcer objectivement une fois la version finale sous la main.


Par Yse, le 13 février 2009


 

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