C’est un Microsoft Japon tout d’espoir rempli qui présente fièrement son nouveau titre, Ninja Blade, un jeu d’action développé par From Software. A première vue, des images qui claquent, une musique digne des plus grands studios d’Hollywood, et un ninja surentrainé. Mais également une impression de déjà vu, vous avez dit Ninja Gaiden ? En quelques sortes, mais bien loin d’égaler son grand frère.
Copier, c'est le mal
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Les premières minutes de jeu nous mettent face à un scénario bateau au possible. L’action prend place fin 2015 à Tokyo. Une étrange infection transforme la faune et la flore en monstres sanguinaires et difformes, connus sous le nom d’infectés (Alpha-Worms dans la version US). Afin d’éviter que la menace ne se répande au-delà des frontières nippones, les Nations-Unies décident de « stériliser » la capitale a grand coup d’armes de destruction massive. Les forces armées du japon, regroupées sous le nom de GUIDE (Global United Infestation Detection and Elimination) sont amenées à combattre elles-mêmes la menace, sans quoi Tokyo se verrait transformé en un gigantesque cratère fumant. Parmi ces forces armées, des supers ninjas, dont Ken Ogawa, héros américano-japonais du titre de From Software.
En bref, un jeu inspiré de Ninja Gaiden sur un background de Resident Evil. Est-ce que c’est en pompant les meilleures idées et en les mettant côte à côte que l’on donne naissance à un hit ?
Parlons tout d’abord de cette forte ressemblance avec Ninja Gaiden. Le système de combat est à deux détails près le même, il faut se déplacer sans cesse et attaquer sans laisser de répit aux adversaires. Même topo pour l’équipement qui regroupe un arsenal presque similaire. Au menu, katana simple, épée massive efficace contre les boucliers et les blindages, épées-grapin permettant des attaques amples et rapides, et un shuriken géant. Le tout bien sûr peut être amélioré par le biais des orbes de sang lâchées par les ennemis morts. A côté de ça on retrouve également de quoi doper son héros ou encore le soigner. Un système de « vision ninja » quant à lui paye de sa petite originalité. Une fois activé, le temps est ralenti, et des éléments jusque là invisibles (ondes de choc ou ennemis) vous apparaissent. A la manière d’un bullet time ayant copulé avec une paire de lunettes thermiques, cette technique grignote rapidement votre énergie spirituelle. A utiliser donc avec parcimonie.
Jeu vidéo ou grand écran ?
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Deuxième aspect important du soft, les QTE (Quick Time Event, des scènes au ralenti ou il faut appuyer sur les boutons au bon moment) qui jouent un rôle prépondérant dans la progression. Un rôle qui prends de temps en temps une trop grande ampleur et qui fini très vite par lasser. Le moindre déplacement ou acrobatie face à un boss fait place à une séquence de QTE. Le système est certes sympa, mais en abuser à ce point provoque une indigestion aigue. D’autant plus qu’une action ratée lors d’une séquence QTE n’est pas synonyme de « game over ». On est juste ramené quelques secondes plus tôt pour retenter notre chance, et ce jusqu’à la réussite du passage. Une réelle pénalité aurait été préférable. Cet aspect trop exploité et aujourd’hui quelque peu « has been » donne l’impression d’être nez à nez avec une production cinématographique grossière. Rien à faire, la mayonnaise ne prends pas et ce titre pourtant pas si dégueu se fait harakiri.
La difficulté en revanche offre un bon point à Ninja Blade. Outre les ennemis aussi lents que débiles (dans cette version preview tout du moins), les boss quant à eux se révèlent être de vrai casse-tête. Il faudra parfois recommencer le combat plusieurs fois avant de trouver la bonne parade pour leur faire mordre la poussière. Utiliser toutes les armes à disposition s’avère nécessaire, Ninja Blade marque un point ici aussi. Autant dire que le joueur devra s’armer de patience s’il ne veut pas finir digéré dans l’estomac de ces ennemis atteint de gigantisme.
L’ultime arme proposée par le jeu de From Software est sans conteste sa prise en main intuitive. La croix directionnelle permet de changer d’arme rapidement, la gâchette droite active le sprint et l’esquive rapide, la manette Xbox 360 se prête parfaitement au titre et n’a pas à rougir face à un Ninja Gaiden à ce niveau.
Au niveau technique, Ninja Blade n’est pas ce qui se fait de mieux et peine à faire honneur à la dernière console de Microsoft. Les textures sont grossières, et on tente de les cacher sous une couche d’armures étincelantes et divers effets de lumière qui finissent très vite par nous entamer la rétine. Le titre souffre encore de quelques bugs de texture qui devraient être corrigés d’ici sa commercialisation. Les doublages, en plus d’être ridicules au possible reflètent plus de clichés à eux seuls qu’un français à béret allant acheter sa baguette dans une boulangerie sous la Tour Eiffel. Même topo pour le scénario qui n’abonde pas en originalité et reprends honteusement les idées des grands classiques (Ninja Gaiden et Resident Evil). On peut par contre applaudir la bande-son qui mêle musique traditionnelle japonaise et métal et colle merveilleusement bien à l’action.
En l’état actuel, Ninja Blade n’a pas le « petit truc » qui pourrais le démarquer, lui donner un certain cachet. La réalisation n’est pas achevée certes mais ce qui nous a été montré laisse transparaitre un contenu trop pauvre, et peu susceptible d’être étoffé d’ici la commercialisation du soft.










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