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Si l’année 2009 ne s’annonce pas vraiment fameuse en terme de hits sur PC, il y a bien un jeu qui porte l’espoir de nombreux joueurs windowsiens. Réalisé par les créateurs de Baldur’s Gate, Mass Effect, KOTOR ou encore le premier NeverWinter Nights, Dragon Age : Origins s’annonce en effet extrêmement prometteur. Brièvement aperçu lors de la GC 08, nous avons enfin pu le voir tourner lors d’une présentation des développeurs et y toucher le temps d’un court donjon. Impressions. L'espoir d'un véritable RPG
C’est un fait, depuis quelques années, les RPG sont de moins en moins ambitieux et de moins en moins ardus. Oblivion, Mass Effect, Fallout 3 n’ont plus rien de comparable avec les jeux de rôle du début des années 2000, ne proposent bien souvent qu’un scénario faiblard et tous les éléments de rôle-play ont été gentiment passés à la trappe. Seul The Witcher, sorti il y a deux ans, a prouvé que les joueurs étaient demandeurs de jeux de rôle plus profonds et plus compliqués. Que les fans de jet de dés se réjouissent, le messie est de retour : Dragon Age Origins se veut le successeur non officiel de Baldur’s Gate. Difficile en effet de ne pas comparer les deux jeux malgré les nombreuses années qui les séparent. Beaucoup de traits leurs sont communs. Scénario, inventaire, gestion du groupe et des sorts, quêtes, on sent clairement l’influence du prestigieux ancêtre. Le scénario tout d’abord sent bon le complot et les ténèbres. Depuis des siècles le monde de Ferelden n’est plus menacé par le Délabrement (Blight, en anglais). Cet événement qui rassemble les créatures infernales du Darkspawn à intervalle régulier, dans le but de semer le chaos dans le monde, n’a plus eu lieu depuis 400 ans. Et ce, grâce à l’action des Gardiens Gris (Gray Wardens), une guilde de guerriers et mages d’élites luttant contre les forces du mal. Après une phase de création du personnage (dont on ne sait encore pas grand chose), le joueur se retrouve dans Ferelden alors qu’une nouvelle menace de Délabrement approche. Il faudra d’abord prouver votre valeur au sein de l’organisation puis enquêter sur les prémices de l’évènement. On en sait pas beaucoup plus pour le moment, si ce n’est que l’histoire sera beaucoup moins manichéenne qu’elle n’y paraît. D’abord parce qu’il sera possible d’être une belle ordure, en agissant pour le Darkspawn par exemple, ensuite parce que, tout comme dans The Witcher, chacune de vos actions aura une conséquence à long terme sur le monde de Ferelden… Et sur nos compagnons d’ailleurs. Baldur's Age Origins
Au nombre de trois maximum, ces derniers se joindront au héros suivant vos actes présents et passés. Et surtout n’hésiteront pas à vous faire part de leurs états d’âmes. Un exemple tout simple : je suis au premier étage d’un donjon et le premier niveau a été assez éprouvant pour mon groupe : des tas de cadavres brûlés, des mages vicieux et une ambiance glauque à souhait. Voilà que mon paladin de service commence à se plaindre du danger environnant et demande à mon héros si on ne devrait pas rebrousser chemin pour chercher du renfort. Une interface de dialogue s’ouvre alors, avec trois choix : acquiescer et passer pour un pleutre auprès des deux autres membres du groupe, le rassurer gentiment et lui dire qu’on va pas tarder à sortir ou simplement lui dire sèchement de la fermer. Chacune des actions aura alors une conséquence sur les relations de votre personnage avec le reste du groupe. Au point que certains membres peuvent décider de partir lorsque vos actions sont en désaccord avec leurs principes. Du RPG à l’ancienne qu’on avait pas vécu depuis un bout de temps. On apprécie. Sur le reste de la présentation et des quelques minutes de hands-on, nous avons pu voir de plus prêt l’interface du jeu. L’inventaire par exemple n’est pas sans rappeler Baldur’s Gate (encore lui), avec ses moults anneaux, ceintures et armes diverses aux capacités spéciales restreintes à 10000 lieues d’un Diablo. Il semble également qu’on pourra assigner des comportements précis à ses coéquipiers via une interface tactique dédiée, mais le développeur m’a immédiatement intimé l’ordre de fermer cet onglet et de ne pas en parler sous peine d’envoyer un tueur à gage à mon adresse. On n’insiste pas. On passe également rapidement sur les combats au tour par tour, d’un classicisme éprouvé et directement tiré de Baldur’s Gate lui aussi. Là encore tout se joue au jet de dés et il est possible à tout moment de mettre le jeu en pause pour donner des ordres à chacun des membres de son groupe. |
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