Qui aurait cru il-y-a quelques mois que la DS accueillerait bientôt un épisode inédit de GTA ? Annoncé en toutes discrétion par Nintendo lors de la morne conférence de l’E3 2008, GTA : Chinatown Wars s’était jusqu’à présent montré très discret. Quelques captures d’écrans par-ci, une ou deux rumeurs par là… Il était donc temps d’assister à une véritable présentation de la bête et c’est dans une chambre anonyme d’un grand hôtel parisien que nos doigts avides de free roaming on pu découvrir le premier GTA se jouant sur deux écrans.
Après les Mystères de Pékin : les Mystères de Liberty City
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Sous-titré Chinatown Wars, ce nouvel épisode de Grand Theft Auto affiche, sans surprise, un casting bridé, composé de divers membres des triades. L’honneur compte au moins autant que le business et ce n’est pas Huang Lee, fraîchement débarqué à Liberty City, qui nous contredira. Son père, un éminent membre de la Triade Hong-Kongaise, vient d’être assassiné et le meurtrier se terre quelque part, dans les rues de la ville américaine. Une fois n’est pas coutume, c’est la vengeance qui motive ses actions ; un parallèle intéressant, rappelant immanquablement la quête de Nico Bellic dans GTA IV.
Très vite recueilli par son oncle, Huang Lee se verra confier ses premières missions, incluant la récupération d’une épée ancestrale, transmise dans la famille à travers les générations. Le jeune héros va rapidement se retrouver au cœur de la guerre des gangs et devra par ailleurs faire face aux inévitables luttes intestines animant les Triades. Bref, rien de bien original pour ce nouveau scénario, mais l’ensemble présente plutôt bien. Les cinématiques défilent sur l’écran du bas (composée d’images fixes) tandis que le dessus affiche continuellement le jeu. On note par ailleurs un véritable effort de maturité dans les dialogues, ce qui constitue un soulagement, tant l’on redoutait que le support DS impose un lissage trop grand public.
Et c’est même plutôt le contraire. GTA : CW peut sembler, au premier abord, un véritable retour aux sources de la série. La vue du dessus tout d’abord, ne manquera pas de raviver les souvenirs de ceux ayant pratiqué les deux premiers épisodes. Les passants s’écroulent dans une marre de sang pixelisée, ça hurle dans tous les sens et les gunfights sont 100 % arcade. On lock, on arrose, on straffe et on achève son adversaire avec force et fracas. Mais ne vous y méprenez pas, le titre s’avère véritablement impressionnant d’un point de vue technique. Dès les premières secondes, la foule de détails impressionnent et Rockstar Leeds (développeurs des deux GTA sur PSP) ont implémenté tous les effets à la mode : cycle jour nuit, conditions météo variables, un brin de physique (plusieurs objets sont destructibles de manière réaliste), dégâts localisés sur les véhicules… Bref, un travail d’orfèvre compte tenu du support. Rockstar avance d’ailleurs que le titre a bénéficié de 800 000 lignes de codes, soit deux fois plus que Vice City Stories et Liberty City Stories. En terme de surface, les deux tiers de la ville de GTA IV seront accessibles. L’éditeur ayant préféré supprimer la dernière île (Aldernay), par « souci de cohérence scénaristique ». Mouais… Quoi qu’il en soit, le moteur 3D développé par le studio Leeds semble en avoir sous le capot et GTA : CW pourrait bien devenir le titre le plus visuellement impressionnant de la DS.























