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2008 n’ayant pas été un cru exceptionnel en matière de jeux de stratégie, Empire Total War a pu attiser notre convoitise à loisir toute l’année. De belles images, des promesses de gameplay ahurissantes, on allait voir ce qu’on allait voir. La première version jouable qui nous est parvenu laisse présager le meilleur, même si les développeurs de The Creative Assembly vont devoir redoubler d’effort pour corriger les nombreux bugs constatés dans cette version non définitive du jeu.
Total war ship simulator
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Prenant place au XVIIIe siècle le nouvel opus de la série Total War propose un gameplay grandement renouvelé. La stratégie prend une échelle mondiale de l’Amérique aux Indes en passant par l’Europe, mais la grande nouveauté d’Empire : Total War réside dans les batailles navales. Dans les précédents Total War la résolution automatique de ces dernières en fonction des forces en présence avait un côté frustrant aujourd’hui balayé. Le fracas en temps réel d’un combat entre les lourds vaisseaux de ligne anglais et les rapides sloops françaises sont désormais à portée de souris. Réalisme oblige, il ne faudra pas espérer piloter ces navires comme des scooters des mers. Le cap devra être anticipé pour éviter d’avoir à faire demi tour face au vent et les voiles sorties en fonction de sa force pour pouvoir intercepter l’ennemi, le flanquer et lui envoyer une salve de boulets ramés pour faire tomber ses mats. On pourra ensuite choisir de le couler avec des boulets classiques ou de réduire son équipage avec de la mitraille avant de passer à l’abordage.
La prise en main s’avère difficile, mais le tout est magnifiquement réalisé sur le plan graphique. Malgré de nombreux bugs d’affichage obligeant à redémarrer régulièrement pour jouer une partie visuellement propre, Empire : Total War se révèle tout simplement magnifique une fois stabilisé. L’eau est de toute beauté et grâce au zoom pendant les combats on peut voir les moussaillons s’activer pour monter aux mâts, sortir les voiles ou donner du canon. Finalement, la lenteur des vaisseaux s’avère un avantage pour admirer le travail des développeurs de The Creative Assembly. Les combats terrestres restent fidèles à la réputation de la série. Misant une fois encore sur le réalisme, le mouvement des troupes et le côté intuitif du positionnement qui permet d’allonger ou de concentrer les forces d’un régiment garantissent de belles passes d’armes tactiques. Avec le soucis d’offrir pour chaque nation des unités d’époque.
Total Independance day
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La version que nous avons pu essayer contenait, outre un tutorial et une bataille navale opposant dix navires, un chapitre du mode campagne scénarisé illustrant la guerre d’Indépendance aux Etats-Unis. La stratégie tour par tour sur la carte globale déploie ici sa majesté et dévoile ses nouveautés. Le chapitre jouable de ce scénario nous donne le contrôle de la région de Boston. On remarque immédiatement plusieurs villes, et des lieux de productions (ferme, port…) répartis dans la région. Les choses ne sont plus centralisées dans la capitale même si une ville importante réunie les infrastructures les plus lourdes comme la cour de justice ou le collège. Les bâtiments peuvent être construits et améliorés dans chaque ville grâce à l’arbre technologique. Celui-ci propose des améliorations pour le rendement de l’agriculture, des armes plus puissantes ou des innovations politiques permettant de mieux gérer ses populations et ses villes.
La politique est d’ailleurs soumise à changement puisque la religion passe en arrière plan dans ce nouvel opus. Il faut désormais nommer des ministres à plusieurs postes clés pour bénéficier de leur bonus dans les domaines des finances, de la justice, de l’armée ou de la marine. Il est même possible de les révoquer et de les remplacer par d’autres de leurs pairs illustres si leur apport ne convient pas aux objectifs qu’on se fixe. Les généraux et personnages charismatiques seront là pour apporter des bonus de recherche dans vos villes et galvaniser les troupes à la bataille, tandis que les espions s’infiltreront pour saboter et assassiner les leaders adverses. Il faut aussi veiller à satisfaire la population pour ne pas être démis de ses fonctions par les urnes. La diplomatie est là aussi, offrant de nombreuses possibilités d’accords commerciaux et d’alliances avec les autres puissances européennes (France, Espagne et Hollande) et avec les nations indiennes (Iroquois, Algonquin, Hurons…). Sans conteste, Empire : Total War promet beaucoup pour le mois de mars 2009. Nous tournons donc nos espoirs de stratèges vers le printemps, en passant l’éponge sur les nombreux bugs présents dans cette version preview.










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