Déjà sorti et apparemment top-seller Outre-Rhin, Drakensang n'est autre que l'adaptation vidéoludique d'un jeu de rôle papier très populaire en Allemagne et ce, depuis plus de vingt ans. Des millions de fans s'y adonnent sous toutes ses formes depuis de nombreuses années et les développeurs de chez Radon Labs espèrent bien les voir tous craquer pour la version PC qui s’annonce comme le fils spirituel des Baldur’s Gate. Premières impressions encourageantes.
A la découverte du D&D Allemand
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Pour ceux qui ne sont pas familiers avec les grands noms des jeux de rôles papier (dits « pen & paper ») tels D&D ou Warhammer, L’œil Noir n’est autre que le RPG numéro un en termes de ventes -comme de popularité- en Allemagne (connu là-bas sous le mélodieux nom germanique de « Das Schwarze Auge »). Des années de travail éditorial et communautaire ont conduit à un univers extrêmement détaillé et évidemment idéal pour pouvoir être adapté aux jeux vidéo. Cette adaptation a pris la forme de Drakensang : L’Oeil Noir, sous l’égide de Radon Labs (2ème développeur allemand après Crytek, tout de même) et d’une équipe scénaristique composée d’auteurs du jeu papier original, s’il vous plait. Le travail effectué par ces intervenants s’avère au final payant et le succès que le titre a déjà rencontré somme toute logique.
Le jeu se déroule autour de la ville de Ferdock, située dans la contrée moyenâgeuse de Kosh au centre du monde d’Aventuria. Drakensang est le nom du plus haut sommet des montagnes au sud de Ferdock. Voilà pour le background, qui, même s’il garde un tronc commun à tout univers héroic-fantasy (magie, créatures fantastiques…etc.) se veut malgré tout bien plus sobre, réaliste qu’un D&D-like. Disons que les éléments, traces et références à la magie restent discrets, que les décors proviennent d’environnements et de lieux existants et d’inspiration germanique, plutôt que l’inspiration néo-zélandaise et celtique plus souvent usitée. Vous ne serez donc pas taxés des habituelles cités elfes ou débordements de magie.
Et il faut dire que visuellement, l’effet est probant et assez dépaysant. L’immersion évidemment s’avère plus facilement garantie, malgré une vue à la troisième personne et du dessus (plutôt qu’en première personne à la Oblivion). D’autant plus que techniquement, la qualité du rendu graphique est au rendez-vous, tant et si bien que l’univers de Drakensang semble bien vivant ; animé par toute la panoplie des effets à la mode. Les herbes ondulent selon le sens du vent, les ombres se déplacent en fonction de l’heure, un orage éclate créant du remous dans l’eau, etc… Le fait est qu’un vrai charme se dégage de l’ensemble. On regrette juste que le monde soit sectionné en zones, plutôt qu’un univers ouvert, mais malgré tout Drakensang promet définitivement de très bonnes choses.










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