En 2005, Monolith nous offrait un des meilleurs FPS de ces cinq dernières années : F.E.A.R Ambiance tendue, hectolitres de sang sur les murs, gamine démoniaque et IA au poil. Un cocktail explosif dont on attend la suite depuis un bon moment désormais. Le 13 février prochain, notre patience sera récompensée puisque F.E.A.R. II : Project Origin débarquera sur PC, PS3 et Xbox 360. En attendant de pouvoir abuser à nouveau du bullet-time, voici un petit aperçu de ce qui vous attend, grâce à une preview proposant quatre missions.
Alma, de la gamine adorable à la femme fatale
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Si le studio Monolith a su se faire une place de choix parmi les créateurs de FPS, c’est en partie grâce à leur capacité à instaurer une ambiance de haut vol dans chacun de leurs titres. Souci du détail et de la mise en scène, équilibre subtil entre liberté d’exploration et linéarité… Autant de qualités indéniables qu’ont su porter leurs dernières productions, F.E.A.R. et Condemned en tête. Il n’est donc pas étonnant de retrouver dans F.E.A.R. II ce qui faisait le sel des deux titres cités plus haut. Prenant place juste après les événements du premier épisode, F.E.A.R II vous place dans la peau d’un nouveau soldat du First Encounter Assaut Recon, confronté à la fureur destructrice d’Alma, entité maléfique libérée des couloirs du laboratoire d’Armacham Technology. Le titre devrait mettre en lumière les origines de la gamine démoniaque et nul doute que l’on en apprendra plus sur les protagonistes du précédent opus. A l’instar du premier épisode, le scénario de F.E.A.R II se dévoile progressivement à travers quelques saynètes vues à la première personne ainsi que de nombreux documents disséminés dans les lieux visités.
S’inscrivant parfaitement dans la lignée du premier épisode, FEAR II propose un savant mélange de combats nerveux et d’exploration angoissante. On visite ainsi plusieurs lieux qui restent dans la grande tradition de la série : bureaux, laboratoires louches, rues en ruine, toits d’immeubles ou encore école abandonnée. Cette dernière est d’ailleurs l’occasion pour les développeurs de jouer avec nos peurs les plus primaires. Sursauts à chaque pas, événements surnaturels, apparitions fantomatiques… La trouille y est parfaitement distillée, d’autant plus que l’on y croise certains ennemis assez redoutables, car parfaitement ectoplasmiques. De plus, on sent régulièrement l’influence de Condemned, le titre offrant à intervalle régulier quelques scènes gores parfaitement efficaces. Arrachage de tête et autres démembrements sont légion, rapprochant d’autant plus le titre de Condemned, d’un point de vue « ambiance ». Autre signe d’une approche résolument placé sous le signe de l’horreur : Alma a définitivement laissé derrière elle son look de petite fille affublée d’une charmante robe rouge. C’est désormais une femme adulte qui nous fait face. Long cheveux tombant sur un corps nu et décharné, les apparitions d’Alma sont toujours de purs moments de terreur et la créature imaginée par les développeurs rappelle immanquablement celle croisée au cinéma, à la fin de l’excellent REC.
FPS sous LSD
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Quiconque a joué au premier épisode de F.E.A.R. vous le dira : les combats y étaient parfaitement réussis. Nerveux, jouissifs et épuisants, chaque gunfight mettait les reflexes du joueur à rude épreuve, notamment grâce à une IA de qualité, sachant anticiper et prendre des initiatives. F.E.A.R II ne peut donc décemment pas décevoir de ce point de vue, et les quelques heures passées sur cette preview rassurent grandement. Si l’on croise la plupart du temps des soldats lourdement armés, ceux-ci ne se contentent pas d’apparaître de manière scriptée, comme c’est malheureusement trop souvent le cas dans bon nombre de FPS actuels. Sachant mettre à profit l’environnement qui les entoure, les ennemis croisés n’hésitent pas à vous contourner, à vous déloger de votre couverture à coup de grenade ou encore renverser une table pour en faire un abri de fortune. Ainsi, attendre patiemment, planqué derrière un poteau ne constitue plus une solution à long terme. Vos adversaires n’hésitent pas à venir vous chercher et l’on ne compte plus le nombre de fois où l’on se fait surprendre par un soldat que l’on pensait placé à l’opposé. Au rayon des nouveautés, on note la possibilité d’utiliser le mobilier comme couverture (renverser une table pour vous y planquer, par exemple), des décors partiellement destructibles (mais pas suffisamment, malheureusement) et surtout, quelques passages ultra-bourrin aux commandes d’un exosquelette suréquipé. Montez dans cette armure de métal et lâchez-vous : Les corps explosent sous l’impact des balles de mitrailleuse lourde, certains murs se pètent à coup de lance-missile et il n’y a guère que les exosquelettes adverses qui risquent de vous poser problème. Bref, bien que courts, ces morceaux de bourrinage assumé se savourent avec un grand plaisir et rappelleront de vieux souvenirs aux amateurs de Shogo : Mobile Armor Division (développé par… Monolith, quelle coïncidence). Bref, situés à l’opposé de l’ambiance lourde et angoissante de certains passages 100 % terreur, les combats de F.E.A.R. II semblent au moins aussi réussis que dans le premier opus.
Un mot sur la technique, pour finir : ne vous attendez pas à une claque monumentale, le titre reprend le moteur de Condemned 2 et y ajoute quelques effets par ci, par là. Poussière, particules, destruction de décors… Rien de particulièrement notable, mais l’ensemble reste malgré tout très propre et agréable à regarder.
A retenir
F.E.A.R. II semble bien parti pour succéder dignement à son illustre aîné. L’ambiance y est à la fois fidèle et plus horrifique, les combats s’annoncent particulièrement efficaces et quelques passages originaux (l’exosquelette) promettent d’apporter un brin de variété à l’ensemble. Alors, certes, ce ne sera sûrement pas le plus beau FPS de l’année 2009 et certains pesteront toujours contre des décors un brin monotones, mais les amateurs des jeu d’action prenant et immersif ont toutes les chances de prendre leur pied, dès le 13 février prochain.










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