Des tripes pendantes encore fumantes, un bras qui se détache du corps à coup de machettes, une tête qui explose, répandant cervelle gélatineuse sur les murs… Bref, du gore, de la violence et des hectolitres de ketchup. Quel ado n’a jamais tripé devant un film d’horreur ambiance « steak tartare » ? Si le cinéma exploite depuis longtemps notre voyeurisme (et repousse sans cesse les limites de notre estomac), le jeu vidéo n’est toutefois pas en reste, offrant à intervalle régulier de véritables perles de noirceur, aptes à satisfaire nos plus bas instincts. Bienvenue dans ce dossier estampillé « 18+ », Papa Noël n’est pas là pour vous protéger et il ne tient qu’à vous d’avoir assez de tripes pour « admirer » cette petite sélection de jeux garantie 100% Boucherie Sanzot, amoureusement déterrés par les plus vils psychopathes de la rédac’. Inutile de préciser que nous entrons ici en zone « public averti »…
Les jeux gores abusés
Carmageddon II
Je vous parle d’un temps où la censure ne s’était pas encore abattue sur notre loisir préféré. Une époque où des jeux tels que Carmageddon II pouvait atterrir sur nos étals, sans que personne ne s’en inquiète (sauf les Allemands, bien entendu). Car Carmageddon II, c’est de la provoc’ facile, de la violence gratuite, des grands-mères écrasées sous des roues surdimensionnées et des courses urbaines d’une violence rare. Alors, certes, la prise en main reste antédiluvienne et le moteur graphique a pris un méchant coup de vieux, mais qu’est ce qu’on s’amusait à l’époque… Rien n’était plus jouissif qu’un piéton hurlant face à un pare-brise maculé de sang.
Shadow Warrior
Contrairement à ce que peuvent penser certains membres de rédac’ dépourvus de goûts (ils se reconnaitront), les ninjas ne sont pas que des guerriers de l’ombre, tuant subtilement leur cible à coup de cyanure dans un verre. Non, ils peuvent parfois se montrer totalement bourrins, et découper leurs ennemis comme des tranches de sashimi, tout en balançant quelques vannes bien grasses. Rejeton improbable de Duke Nukem et Joe Musaishi, Lo Wang est le héros de Shadow Warrior, FPS surboosté au Build Engine (le moteur graphique de Duke Nukem 3D). Armes destructrices, ambiance cyberpunk/nippon féodal et gerbes de sang dans tous les sens : voilà un cocktail réussi pour un jeu d’action explosif, mais aussi sacrément difficile.
Blood
Bien avant FEAR ou Condemned, l’excellent studio Monolith s’était déjà illustré dans le FPS tendance horrifique, et l’objet du délit se nommait Blood. Reposant une fois de plus sur le moteur de Duke Nukem 3D, Blood baignait dans une ambiance crasseuse et torturée, au moins autant que son héros Caleb, cowboy de l’enfer à l’allure de Clint Eastwood gothique. Arsenal varié et original (on se souvient encore avec émotion de l’aérosol lance-flamme), tripailles sur les murs, tortures innommables… La recette parfaite pour se faire vraiment peur ? Probablement. Dommage que sa suite intitulée Blood 2 : the chosen n’ait pas été à la hauteur de son ainé.
Dead Rising
Dead Rising, c’est un peu le fantasme ultime du fan de film d’horreur. Souvenez-vous du film Zombie de Georges Romero (récemment remaké sous le nom de l’Armée des morts) : des centaines de morts-vivants infestant un centre commercial et une bande de survivants tentant de… survivre. Et bien, c’est à peu prêt la même chose dans ce hit de Capcom. Dans la peau d’un photographe professionnel, vous voilà entrain de parcourir les allées du « mall », tout en charcutant, décapitant, démembrant du mort vivant. Arsenal délirant (tondeuse, batte de baseball, katana et j’en passe), second degré permanent, technique qui dépote… Autant de qualités qui font de Dead Rising un excellent Survival.
Ninja Gaiden 2
C’est bien connu, Ryu Hayabuza ne fait pas dans la dentelle. Et surtout pas dans Ninja Gaiden 2, jeu certes plus accessible que ses prédécesseurs, mais poussant la violence et les démembrements au paroxysme. Il faut dire que le ninja dragon possède un attirail vaste et dévastateur. Katana, faux, griffes, hachettes, tonfas, le clan de l’Araignée Noire fait long feu face à l’arsenal de Ryu. Dans de somptueux décors, parfois eux-mêmes teintés de sang, le héros de la saga n’hésite jamais à trancher dans le vif et à ne laisser que des membres découpés sur son sillage. D’aucuns regretteront le manque de sang… mais les restes de bras, de jambes, de têtes et de troncs sont eux bien présents.
Soldier of Fortune 2
Nombreux sont les FPS du XXième siècle à nous infliger l’éternelle lutte contre le terrorisme, avec l’idéologie douteuse qui va bien. Soldier of Fortune 2 ne déroge pas à la règle et ajoute à ce mauvais goût manifeste une bonne louche de gore et de découpage quasi-chirurgical. Rarement la localisation des dégâts n’a été aussi précise que dans ce titre de Raven Software. Il n’y a qu’à voir les nombreuses vidéos traînant sur Youtube où le joueur s’amuse à découper méthodiquement des corps, pour s’en rendre compte. Alors, certes, c’est de la surenchère gratuite, le scénario est bidon voire nauséabond, mais en matière de FPS pur SoF 2 s’avère des plus efficaces et jouissifs. Et puis, libre à vous de viser autre chose que la tête…
Mortal Kombat
On ne va pas le cacher. Si on a joué pendant des années à Mortal Kombat, c’est moins pour le jeu de baston que pour les célèbres fatalités qui ont fait la renommée de la série. Quelle satisfaction de pouvoir décapiter d’un unique coup de poing la tête de son adversaire. Quelle jouissance de lui extraire la colonne vertébrale, de le démembrer, de l’électrocuter, de lui trancher le corps en deux ou de le brûler vif. Mortal Kombat, c’est ça, un plaisir coupable à base de mises à mort sadiques et sanglantes.
Thrill Kill
Par nature, le jeu de baston est violent. Mais dans Thrill Kill, la violence atteint un tel degré qu’elle en devient drôle. Il faut d’abord voir le look déjanté des personnages qui, coincés en Enfer, n’ont pas d’autres choix que de s’affronter pour espérer revenir sur Terre. Le titre se caractérise notamment par une jauge de « Kill Meter » qui se remplit au fil des coups infligés à l’ennemi. Une fois pleine, vous pouvez laisser exploser votre sadisme avec différentes mises à mort comme un bon uppercut qui vient littéralement décoller la tête de votre adversaire. Il est également possible d’encastrer l’ennemi dans le plafond, laissant ainsi son sang repeindre les murs ou alors tout simplement le faire exploser façon puzzles dans toute la pièce. Ah finesse, quand tu nous tiens.










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