On a beau dire, la série Call of Duty (CoD pour les intimes) possède deux qualités indéniables : spectacle et défoulement garantis. Du bocage normand aux ruelles de Stalingrad en passant par le désert afghan, les jeux estampillés CoD méritent amplement leur appellation de FPS hollywoodiens. Mais, justement, Hollywood n’est-elle pas qu’une machine à produire, le plus souvent, des œuvres sans âme, formatées pour un public placide, avide de pop-corn et de boum-boum ? Peut-être, et alors ? Il faut savoir parfois mettre son cerveau sur off et profiter du spectacle et ça, Activison l’a bien compris.
Des craintes effacées ?
|
Il faut bien l’avouer, ce nouveau Call of Duty, judicieusement sous-titré World at War, part avec quelques supposés handicaps. Premièrement, les amateurs de FPS furent un brin exaspérés lorsqu’ils apprirent que la série revenait à la Seconde Guerre mondiale. Car, après un Modern Warfare aussi contemporain qu’éblouissant, un bond de 60 ans dans le passé apparaît plus comme une régression qu’une progression. Deuxièmement, Infinity Ward, le studio de développement originel de la série, ne sont plus aux commandes du titre, trop occupés par CoD 6. C’est donc Treyarch qui hérite de cette lourde tâche, un studio qui doit encore faire ses preuves en matière de FPS efficace. Responsable d’un troisième épisode moyen et d’un spin-off médiocre sur consoles (Big Red One), Treyarch est donc sacrément attendu au tournant par une horde de soldats virtuels adeptes du frag.
Balayons tout de suite les craintes concernant le multijoueurs de CoD : World at War. Treyarch a eu la bonne idée de reprendre les excellentes bases de CoD4 afin d’y implanter une skin « world war 2 », tout en apportant de légères innovations de-ci, de-là. On retrouve ainsi, à la touche près, une prise en main simple et complète, un feeling à mi-chemin entre le Quake et le Counter-Strike et une visée à l’épaule indispensable pour frager correctement. Seconde guerre mondiale oblige, les pétoires proposées offrent une précision bien moindre qu’auparavant, obligeant donc les joueurs à se rapprocher les uns des autres. Un mal pour un bien, puisque cela évite à la fois une guerre de positions et apporte un certain dynamisme dans les affrontements. Du côté des nouveautés, on note l’apparition de véhicules, qui semblent pour le moment se limiter aux tanks. Deux joueurs peuvent prendre place dans l’engin, un à la mitrailleuse, l’autre aux commandes. Honnêtement, l’apport de ces véhicules semble pour le moment futile, la faute à une résistance limitée et un temps de recharge du canon abusif (mais peut-être réaliste). Concernant les cartes, on reste aussi dans le classique efficace : que ce soit aux alentours d’un palais d’inspiration nipponne ou dans les ruines de Stalingrad, les environnements répondent au même schéma, offrant leurs lots de planques surélevées pour les campeurs et quelques zones ouvertes privilégiant les fusillades de front.
Bref, vous l’aurez compris, pas ou peu de surprises concernant le mode multijoueurs de CoD : World at War. La sensation de se retrouver devant un mod « WW2 » pour CoD4 est tenace, ce qui n’est pas un défaut en soit. En effet, Treyarch aurait risqué gros en bousculant un système de jeu bien huilé et efficace. Mais les quelques légères nouveautés apportées à l’ensemble seront-elles suffisantes pour que les joueurs abandonnent le quatrième épisode ? Ca reste à prouver.










Cliquez ici ! 























