La série Fallout d’Interplay a marqué de manière indélébile toute une génération de joueurs. Surtout ses deux premiers opus. Tranchant net avec l’habituel genre RPG placé dans un monde d’héroic-fantasy rempli de fées et de nains, Fallout nous embarquait dans un univers post-apocalyptique peuplé de mutants et autres abominations radioactives. C’est aujourd’hui Bethesda, développeur du réputé The Elder Scrolls IV: Oblivion qui reprend le flambeau et s’attaque au mythe avec un troisième opus. Nos impressions sur la preview de Fallout 3 qui nous a irradiés de plaisir le temps d’une après-midi.
War… War Never Changes
|
Que l’on rassure tout de suite les fans, Fallout 3 ne se résume pas à un portage d’Oblivion avec flingues dans l’univers de Fallout. Bien qu’il en utilise une version améliorée du moteur graphique, ce troisième épisode tiendra bel et bien sa place dans la saga. Un monde dévasté, radioactif, vaste et détaillé offrant une liberté d’exploration quasi-illimitée. Les choix du joueur influencent naturellement le monde qui l’entoure et la perception des locaux sur son personnage. Tout l’esprit des premiers opus est présent : une violence riche en atrocités, flots d’hémoglobine, morts et destructions, couplés à une amoralité -il faut l’avouer- plaisante. Le tout bien entendu, baigné d’un humour souvent noir mais qui a sans conteste participé au succès des titres originaux. Mais commençons de suite par un petit rappel des faits.
Nous sommes en 2077. Alors que les Etats-Unis ont subi un holocauste nucléaire de la Chine (une histoire de crise économique sans aucun doute), devenue superpuissance, certains privilégiés se sont réfugiés dans des complexes souterrains anti-bombes appelés Abris. Deux siècles après ce cataclysme atomique, les restes de l’humanité vivent toujours dans leur monde souterrain, inconscients de ce qui se passe à l’extérieur. Dans Fallout 3, le joueur incarne un jeune résident de l’Abri 101, vivant des jours paisibles aux côtés de son père, l’un des scientifiques du complexe (interprété par Liam Neeson en VO). Jusqu’au jour où ce dernier disparaît aussi mystérieusement que soudainement de l’Abri. C’est alors que l’on part à sa recherche dans l’inconnu qu’est le Wasteland, le Monde Extérieur.
La preview du jeu commençait d’ailleurs à une sauvegarde juste avant la sortie de l’Abri 101. Après ouverture de l’imposante porte blindée, on franchit les derniers mètres avant la sortie. Là, un magnifique effet de flou lumineux apparaît pour représenter l’adaptation des yeux du personnage à l’éblouissement de la lumière extérieure. Quand la vision se rétablit, c’est pour constater une scène de désolation. Bref, une représentation fidèle de ce que l’on imagine des restes d’un monde ravagé. Ce que le joueur peut faire ensuite, ne dépend que de sa bonne – ou mauvaise - volonté.
Armé d’un pistolet pour tout arsenal, on commence à déambuler dans le Wasteland, à la recherche d’indices pour retrouver la trace de son père. Il faut bien vite trouver de meilleures armes car le Monde Extérieur est loin d’être accueillant. Il est peuplé d’une faune hargneuse qui n’hésitera pas à vouloir se tailler un steak sur votre corps fraîchement sorti de l’Abri : fourmis géantes, rats mutants, radscorpions, super-mutants, goules, bandits…etc. Heureusement, on trouve rapidement de quoi s’équiper en conséquence en fouillant un peu partout les caisses, boîtes, coffres, armoires ou étagères qui traînent.
Pour ceux qui l’ignorent encore, Fallout 3 offre une vue à la première personne, type FPS. Une vue à la troisième personne est également disponible selon la préférence. Contrairement à ce que laissaient penser les nombreux trailers diffusés par Bethesda, Fallout 3 n’est pas un FPS. C’est avant tout un RPG, et même si les combats sont en temps réel, une dextérité de la manette ou du combo clavier-souris ne suffiront pas à occire les ennemis à l’écran. La faculté à toucher un adversaire dépend en effet des compétences du personnage et de la qualité de l’arme choisie.
De plus, que les nostalgiques se réjouissent, on se servira bien plus souvent du VATS (Vault-Tech Assisted Targeting System, le célèbre système du tour par tour hérité des deux premiers opus) que de gâcher ses précieuses munitions lors de combats en temps réel. En pressant la touche adéquate, on affiche l’écran VATS qui met le jeu en pause et où la caméra zoome sur l’ennemi visé. Tout comme dans les précédents épisodes, chaque partie du corps de l’ennemi sera alors affichée en vert, avec un pourcentage de chances de les toucher pour chacune. Selon le niveau d’agilité du personnage, un certain nombre de tirs pourront être distribués sur une ou plusieurs parties visées, ou même différents ennemis. Une cinématique en bullet time s’active alors et l’on peut admirer le résultat de ses actions.
Un tir critique pourra entraîner une blessure grave, une mutilation, un KO voire même l’explosion pure et simple de la tête de l’ennemi. Les animations des adversaires à l’agonie sont nombreuses et toutes aussi gores les unes que les autres. Ces séquences, si elles s’avèrent plutôt sympathiques et grisantes dans les premiers temps, se révèlent cependant beaucoup plus ennuyantes à la longue, on espère que Bethesda implémentera une option pour pouvoir les zapper.










Cliquez ici ! 


Preview Fallout 3 












