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Avec Valkyria Chronicles, Sega revient à ses premiers amours, le Tactical-RPG. L’éditeur abandonne pour l’occasion sa série phare (Shining Force) pour nous offrir un titre inédit qui renouvelle totalement le genre. En attendant la version finale du jeu en novembre, exclusivement sur Playstation 3, voyons voir ce qu’il ressort de ce premier contact.

Une Seconde Guerre Mondiale et pas de Nazis ?

 
Les combats de chars font partie intégrante du jeu

Pour un Tactical-RPG japonais, Valkyria Chronicles surprend au premier abord par son background réaliste. Car même si l’histoire prend place dans un monde imaginaire, le joueur est plongé dans une Seconde Guerre Mondiale qui se rapproche de celle que l’on connaît. Les Nazis et les Alliés laissent respectivement leur place à l’Empire (sur le front Est) et à l’Alliance Atlantique (sur le front Ouest) mais la référence est évidente, même si le naturel revient vite au galop et que l’on trouvera quelques éléments fantastiques propres au RPG japonais (dans la veine de Jeanne d’Arc sur PSP). Nous sommes en 1935 et l’Empire déclare la guerre à l’Alliance Atlantique en franchissant ses frontières ouest. Entre ces deux puissances, on trouve un pays neutre, Gallia. Le jeu commence alors que l’Empire amorce son attaque sur cette nation, jusque-là extérieure au conflit. Valkyria Chronicles va ensuite suivre le destin d’un jeune homme de 22 ans, Welkin. De retour dans son village natal, cet étudiant est pris pour un espion par Alicia, un soldat de l’Alliance. Mais alors que la petite sœur de Welkin vient mettre un terme à ce malentendu, un groupe armé de l’Empire entre dans le village et commence à assassiner impunément femmes et enfants qui cherchaient à s’exiler avant l’invasion ennemie. Ni une, ni deux, Welkin vient porter main forte à Alicia. La première phase de combat débute.


Avant chaque affrontement, un briefing vous met au courant des forces en présence et de la tactique à adopter. Après avoir choisi vos troupes (fantassins, snipers, soldats anti-tank…), celles-ci sont envoyées sur le champ de bataille. Une carte de l’ensemble du terrain vous permet de repérer chaque membre de votre équipe (et aussi de celle de l’adversaire). C’est là que l’on peut jouer au général afin d’élaborer sa stratégie et surtout diriger chaque personnage. Une fois ce dernier sélectionné, le jeu bascule dans une vue à la troisième personne comme dans n’importe quel TPS. Sauf qu’ici, le joueur n’est pas complètement libre de ses mouvements. A commencer par la mobilité de vos personnages, symbolisée par une jauge qui se vide graduellement au fil de vos déplacements. Le personnage peut également entrer en « Target Mode » (il devient alors intouchable), ce qui lui permet de tirer avec son arme, de lancer une grenade ou encore de se remettre de la vie. En mode visée, il est possible de tirer sur n’importe quelle partie du corps de l’ennemi. Logiquement, un « headshot » se veut plus meurtrier. Mais attention, car plus on recherche le tir fatal, plus les chances de rater sa cible sont grandes. Sur les six premiers chapitres testés, l’équipe se montre bien souvent maladroite, ce qui devient vite rageant dans les moments les plus tendus du combat. Surtout que de son côté, l’adversaire fait souvent mouche. On pense spécialement aux tirs de snipers. C’est d’autant plus rageant que le ciblage manque clairement de précision. On passe ainsi un moment à ajuster son tir pour finalement voir son personnage tirer à côté alors qu’il est parfois à moins de deux mètres de son adversaire.



Un scénario un peu naïf ?
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