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L’année dernière, BioShock avait fait l’effet d’une bombe. Plus qu’un FPS, le titre de 2K Games était une expérience à la première personne dans laquelle nous visitions Rapture, une cité engloutie fondée par un milliardaire mégalomane et peuplée de créatures dégénérées. Une expérience disais-je dans la mesure où le soft se démarquait de la concurrence en offrant une aventure crispante, envoutante et psychédélique. Dans un univers que l’on ne saurait oublier de si tôt. Un an plus tard, la version PS3 du titre s’apprête à envahir les bacs. Pour un résultat aussi probant ?

De l’utopie au cauchemar

 
Les petites soeurs ne sont jamais trop éloignées d'un Big Daddy

Ceux qui suivent l’actualité vidéoludique de manière assidue savent déjà que la version PS3 de BioShock ne verra pas le jour sous la même forme qu’elle était venue au monde, il y a un peu plus d’un an sur Xbox 360 et PC. Tous les contenus additionnels sortis depuis l’été 2007 (les nouveaux plasmides par exemple) seront présents d’office pour jouer sur le monolithe de Sony. Et ce n’est pas tout. Un mode de jeu inédit baptisé « Challenge » fera même son apparition et permettra de se lancer dans des quêtes extra-scénaristiques. Pour plus de détails quant à ce mode de jeu, je vous invite à lire l’article que nous avons rédigé à l’occasion de la récente Games Convention de Leipzig. Car, autant le dire tout de suite, la version preview fournie par l’éditeur ne comprenait pas ces nouveautés tant attendues par les habitués de la PS3 souhaitant narguer les fanboys de la 360. Cela étant dit, il est tout de même possible de livrer de premières impressions sur la campagne solo, bien que celles-ci ne contiennent que des ajouts à dose homéopathique.


Pour ceux qui ne connaîtraient pas BioShock, sachez qu’il s’agit d’un soft prenant place dans les années 50, au cœur d’une cité sous-marine baptisée Rapture par son créateur mégalomaniaque, Andrew Ryan. Coupée d’un monde auquel elle ne rend aucun compte, Rapture est le théâtre idéal des artistes bridés par la censure et des scientifiques se heurtant au politiquement correct dès qu’il s’agit de manipuler le génome humain. Paradisiaque en théorie, ce monde sous-marin n’a connu qu’une période de félicité très réduite, dans la mesure où le code génétique de nombreux cobayes a vite déraillé. Ce qui a transformé les habitants en Chrosomes, des créatures mutantes assimilées à des toxicomanes en manque d’Adam. Cette dernière substance, sécrétée par des jeunes filles, est l’objet de toutes les convoitises. D’apparence inoffensive, ces « petites sœurs » sont protégées par des Big Daddy, des humains robotisés, armés jusqu’aux dents enfermés dans leurs scaphandres high-tech. Tout ce beau monde déambule gaiement dans la cité jusqu’à ce que votre personnage ne débarque et ne modifie irrémédiablement le paysage de Rapture.


Déjà indispensable ?

 
Ce screen est tiré de l'un des challenges que la version PS3 de BioShock proposera

Voilà pour le pitch. Passons aux particularités du gameplay car, en définitive, BioShock n’a rien du FPS tel qu’on a l’habitude d’en voir à tous les rayons des magasins spécialisés. Deux types d’arme sont disponibles. Du classique assimilé à la gâchette droite (pistolet, fusil, mitrailleuse) et du novateur correspondant à la gâchette gauche puisque cette touche permet d’utiliser les plasmides. Ces derniers sont utilisables à condition de modifier son code génétique. On peut trouver les plasmides électriques pour foudroyer les ennemis ou des plasmides incendiaires pour brûler quiconque s’approche de soi. Par rapport aux versions originales PC et 360, certains nouveaux plasmides sont disponibles d’emblée sur PS3. Le « Sonic Boom » permet notamment de créer une mini-tornade et de repousser ses adversaires. De manière générale, utiliser des plasmides ne permet généralement pas de tuer tous les ennemis à la ronde. Il s’agit avant tout de capacités à utiliser, soit pour résoudre des énigmes, soit pour étourdir l’ennemi avant de lui coller une bonne rafale de mitrailleuse dans les dents.


Bien que nous ne possédions pas encore la version définitive du jeu, il paraît clair que BioShock sur PS3 ne sera pas une injure aux moutures sorties précédemment sur d’autres supports. Graphiquement et techniquement, le jeu n’a pas pris une ride et, pour peu qu’on se laisse totalement séduire par l’ambiance et l’univers, le soft de 2K peut clairement laisser une trace indélébile dans les mémoires des joueurs. On ne saurait donc que trop conseiller aux joueurs n’ayant encore jamais poussé les portes de Rapture de se laisser happer par un titre comme on voudrait en voir plus souvent. Mais pour un avis ferme et définitif sur ce BioShock dédié à la plateforme de Sony, il nous faut encore attendre quelques jours, jusqu’à la sortie du jeu. Histoire de voir si les ajouts sporadiques apportés par 2K constituent des arguments supplémentaires ou si seule la campagne solo justifie l’achat…


Par Deez, le 24 septembre 2008


 

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