Le Multi fidèle au Solo
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Annoncé comme le FPS de l’année à grand renfort de trailers et de promesses quant aux prouesses de son moteur physique, Far Cry 2 dispose bel et bien des qualités nécessaires pour accrocher les joueurs en mode solo : un environnement ouvert, des graphismes et un moteur physique à la hauteur de cette ambition, le tout couronné par un scénario laissant au joueur une grande liberté d’action. En est-il de même pour le mode multijoueurs ?
Premier bon point : le moteur physique du mode multi est le même qu’en solo. Les joueurs voient donc le soleil se coucher et se lever pendant une partie (si elle dure assez longtemps), les conditions météo peuvent changer et influer sur la visibilité (brume) ou l’efficacité de certaines armes comme le lance-flammes (averse). Les objets du décor sont destructibles et le feu se répand toujours en fonction de la direction du vent et des combustibles qu’il trouve sur son passage. Il faudra aussi prendre garde à ne pas tirer au lance-roquettes dos à un mur pour ne pas être brûlé par le retour de flamme dégagé à l’arrière de l’arme. Autant d’éléments qui participent au réalisme des combats et à l’immersion dans le jeu. Celui-ci souffre cependant de l’absence du duo clavier-souris, un reproche récurrent pour la plupart des FPS sur console. La prise en main des commandes demandera quelques heures de pratique pour permettre de rivaliser efficacement en mode multi (jusqu’à 16 joueurs). Si ce n’est quelques équilibrages à effectuer sur la puissance des explosions, le résultat est convaincant.
Uprising in the rain
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Quatre modes de jeu sont disponibles. Deathmatch, Team Deathmatch, Capture the Diamond (équivalent d’un Capture the Flag), et le mode Uprising qui innove un peu. Dans ce dernier, un capitaine est désigné au hasard dans chaque équipe en début de partie. Celui-ci doit capturer trois points de contrôle sur la carte pendant que ses coéquipiers le protègent. Une fois les trois points occupés, il faut tuer le capitaine adverse pour gagner. En mode Uprising, les retournements de situation sont donc fréquents et la stratégie y prend une place importante. Le système de soin prend ici tout son intérêt. Aucune classe de médic n'étant disponible, tous les personnages peuvent se soigner seuls sur les bases du même système que dans le mode solo. En plus, il est possible de réanimer ses partenaires pendant quelques secondes après leur mort. La protection de son capitaine devient alors aussi importante que le maintien des points de contrôle. Les parties peuvent donc durer assez longtemps, contrairement aux autres modes, puisque le fait d’éliminer les joueurs du camp opposé n’aura pour effet que de le ralentir sans pour autant assurer la victoire pour son propre camp. Au final, le mode Uprising est la bonne petite surprise du multi de Far Cry 2, alors que le reste du jeu parait assez sage.
Le mode multi est également doté d’un système de progression pour faire évoluer son personnage. En LAN, celui-ci se limite à la session de jeu mais bénéficie d’une courbe plus rapide que pour le multi sur Internet. On peut alors espérer une amélioration sensible de ses caractéristiques dans les différentes classes si on ne compte jouer qu’une soirée entre amis. Sur Internet, la progression sera donc plus lente, mais persistante. Elle permet de débloquer des armes, d’upgrader la précision ou d’autres caractéristiques et, ainsi, de se spécialiser dans une des six classes de personnages disponibles.
Evoquons, pour finir, l’éditeur de carte. Celui-ci est aussi facile à utiliser qu’on nous le promettait. Il s’agit en fait d’un puissant outil de level design qui offre le moyen d’inclure quasiment tous les éléments du jeu dans une map. Il ne lui manque finalement que la possibilité d’intégrer des évènements scriptés dans une partie. Les maps créées par les joueurs pourront être partagées en ligne, avec un système de classement et de sélection qui devrait permettre d’éviter une avalanche de cartes de qualités moyennes. Les joueurs pourront les noter et Ubisoft donnera aussi ses propres notes pour permettre une présélection. Chaque joueur pourra ainsi mettre un maximum de cinq cartes en ligne simultanément. Un bon moyen pour ne garder que la crème de la crème.










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