Ascaron a souvent été salué pour son approche culottée dans les jeux qu’il développe. Pour un petit studio, il a déjà secoué avec succès l’univers surpeuplé des RPG hack & slash. Le premier Sacred a été relativement satisfaisant et avec sa suite Sacred 2 : Fallen Angel, Ascaron vise la jugulaire des géants du genre tels Titan Quest ou Diablo. Tandis que Blizzard risque de se faire attendre interminablement pour son Diablo 3, Sacred 2 pourrait représenter un palliatif plus que satisfaisant et de se faire une place très respectable pour combler le vide actuel de titres hack & slash. Premières impressions de la preview PC v0.7 sur laquelle nous avons passé une bonne dizaine d’heures.
Une aventure épique dans une lutte classique du Bien contre le Mal
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Fallen Angel semble être un bon challenger pour le combat à venir contre le géant Diablo 3, offrant une bonne dose d’action et d’exploration, ce qui titillera sûrement les amateurs du genre. Chronologiquement, Sacred 2 se situe 2000 ans avant l’aventure du premier du nom. De fait, les non initiés pourront l’apprécier sans devoir se mettre à jour quant à son histoire.
Cette fois, ce ne sont pas les Humains qui se retrouvent au centre d’intérêt du titre. Ce sont les Elfes qui dominent Ancaria, dont la société florissante tient à leur contrôle d’une force puissante et rentable nommée l’Energie-T. Évidemment, qui dit puissante énergie, dit extrêmement instable et cette source de pouvoir commence à fuir des tuyaux de confinement qui traversent le monde d’Ancaria. Créant au passage des mutations qui affectent certaines créatures et surtout une situation qui divise la communauté elfique et la plonge dans une guerre civile.
On l’a compris, voilà qui mène le joueur à choisir son camp et cela se fait lors de la création du personnage. Si la sexy Seraphim, qui combat pour le bien, oblige à s’aventurer dans la voie de la Lumière, l’Inquisiteur maléfique lui, arpente celle des Ténèbres. Les quatre autres protagonistes disponibles -le Guerrier Noir, la Dryade, le Haut Elfe et le Gardien du temple- laissent au joueur le choix entre l’une et l’autre de ces voies.
Ce qui est important à ce niveau se situe dans les variations de gameplay que représente ce choix. Sans plus de temps passé dessus et ayant choisi un Guerrier Noir dans la campagne des ténèbres, il m’est difficile pour le moment de constater des différences notables et probantes. Mais Ascaron affirme que chacune des deux campagnes varie l’expérience et l’approche du jeu, même si les deux se déroulent sur la même carte du monde. Chacun des personnages nécessitera au moins une bonne vingtaine d’heures de jeu pour achever ces campagnes, mais seulement si l’on zappe la centaine de quêtes annexes.
C’est le Guerrier Noir que votre serviteur a finalement décidé d’incarner. Ce fier et ténébreux combattant à l’humeur éponyme vient d’être fraichement ramené d’entre les morts. On comprend alors qu’il ne soit pas joyeux à son réveil : on est souvent acariâtre lorsque l’on nous réveille en plein sommeil, alors s’il s’agissait du repos éternel… Bref, l’aventure commence et armé de son épée et de son bouclier, le guerrier se lance immédiatement dans l’extermination systématique et sans pitié de ses ennemis.
Tu tapes, tu tapes et tu tapes jusqu’à ce qu’il ne bouge plus, mais tu tapes encore pour être sûr.
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Sur PC, les contrôles sont simples et familiers et le gameplay classique. Comme dans tout bon hack & slash, on pointe et clique avec le bouton gauche de la souris sur la cible à abattre et on clique et on clique et on clique jusqu’à ce qu’il tombe. Avec le bouton gauche, on active un des Arts du combat que l’on possède pour lancer des attaques ou compétences spéciales plus puissantes. On ramasse ensuite les pièces d’or ou les objets que lâchent les cadavres. Tout ce qu’il y a de plus classique en somme. Donc où se situe l’originalité? A plusieurs niveaux en fait. Sacred 2 réutilise des systèmes bien rodés et y ajoute nombre d’options que les joueurs fanatiques des « souris-killers » apprécieront.
Les options de customisation semblent fournies pour chaque personnage. Le premier se fait au niveau du choix de sa déité. Chaque classe commence avec 15 Arts du combat –il s’agit des sorts et compétences du héros-. Chacune des 6 déités en débloquera cinq supplémentaires dans l’avancée du jeu, selon celle choisie. Ces Arts du combat ne s’obtiennent pas avec du leveling mais par du drop. En effet, dans Sacred 2 il faut débloquer chacun de ces Arts en trouvant des runes spéciales. Chaque rune utilisée débloque un pouvoir défini, il n’est donc pas évident de tomber sur le sort voulu, mais pour palier à cela il est possible d’en échanger les non-utilisées auprès d’un PNJ. Au vu de la puissance des Arts du combat associés, leur drop est cependant très rare. Il faudra, hélas, les choisir judicieusement et compter sur le fait que l’arbre des compétences sera pendant un moment désespérément vide.
Comme dans tout RPG. Sacred 2 contient son lot d’objets. A travers le jeu, on trouve, achète, vend, échange ou modifie différentes armes et armures. Le titre ne déroge pas à la règle des objets uniques et des sets à compléter pour des pouvoirs plus puissants. Là où Fallen Angel sort du lot se situe grâce à des options inédites. Tout d’abord une fonction d’ « autoloot » extrêmement pratique qui permet de ramasser automatiquement tout ce qu’il y a au sol sans cliquer sur chaque objet. Cet autoloot est modifiable pour ne choisir de ramasser qu’une certaine qualité d’objet et ainsi éviter de remplir son inventaire de ceux inutiles. Ensuite s’il est possible de vendre ses objets auprès des marchands, il est aussi possible de les vendre directement depuis l’inventaire -à un prix un peu plus réduit- et ainsi ne garder que ceux vraiment intéressants. Enfin, le joueur ne drope quasiment que des objets spécifiques à sa classe : très appréciable.










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Preview Sacred 2 : Fallen Angel 












