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 TOM'S GAMES >  ARTICLES    >     GC 08 : White Gold
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La Games Convention ce n’est pas uniquement l’occasion de voir les gros titres qui sortiront à la fin de l’année. C’est aussi le moment de prendre un peu de temps pour découvrir des projets ambitieux ou curieux, inaccessibles le reste du temps. Nous avions pris rendez-vous avec les Russes de Play-Ten pour découvrir White Gold et The Precursors. Nous n’avons pas été déçus. La présentation a été réalisée dans un stand d’environ 8 m², sur un écran 19 pouces, sans le son, par un Russe bègue à l’accent de l’Est très prononcé. Autant dire que mon titre de journaliste de l’extrême n’est plus usurpé…

De la pure ?

 
Les interactions avec la population locale seront nombreuses, et hem... variées.

White Gold est donc la suite spirituelle de Boiling Point : Road to Hell. Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, le jeu de Deep Shadows était un mélange extrêmement ambitieux proposant un cocktail de FPS saupoudré de RPG touillé dans un univers ouvert. Au final, le jeu s’est révélé des plus décevant, pourri de bugs qu’il était. Il n’empêche que l’idée était bien présente et cette première mésaventure n’a pas empêché le développeur russe de se remettre au travail. White Gold reprend grosso modo les mêmes bases que Boiling Point. Une aventure dans les îles des Caraïbes, un mélange de FPS et de RPG, un univers adulte, mais un scénario différent. Vous m’excuserez d’ailleurs de ne pas avoir compris grand chose au scénario, le représentant de Play Ten ayant un peu de mal à me l’expliquer. Il est tout de même question d’une étrange série de meurtres, prétexte à un complot de plus grande envergure. Ici, ce n’est plus un gentil papa à la recherche de sa fille qu’on incarnera, mais plutôt une bonne vieille barbouze sans trop de scrupules. Pour l’anecdote, il sera possible de coucher avec les prostituées du coin. Un film porno brouillé apparaîtra à l’écran pour suggérer la scène torride.

Contrairement à ce que laissaient penser les trailers, White Gold devrait être plus orienté vers le RPG. « White Gold, c’est Oblivion avec des combats au flingue » me susurre le représentant presse. Et de me montrer les tableaux de compétence que le héros pourra débloquer à force de monter de niveau. Parmi celles-ci notons les classiques aides au tir (visée à l’épaule, crosshair, rechargement plus rapide, etc.), des compétences de pilotage (avion, hélicoptère, blindés, bateau), mais aussi des compétences un peu plus farfelues comme le domptage de requin. Des statistiques influenceront également le personnage durant toute la durée de l’aventure. On pourra par exemple perdre en précision à force de se prendre des balles dans le bras. Tout comme dans Boiling Point, les factions présentes sur l’île (six au total) joueront un rôle important pour la résolution de l’énigme principale. On espère simplement que ce sera un peu plus fin que pour son aîné, où les quêtes se résumaient à rapporter des objets en butant la moitié de la ville. L’interface nous a semblé tout de même très rudimentaire avec ses icônes en 2D qui se ressemblent toutes et des pop-ups d’informations qui apparaissent toutes les deux minutes pour nous signaler qu’on vient de perdre un bras lors d’un affrontement.


Moins buggué que Boiling Point, c’est toujours ça de pris…

 
Les combats étaient un peu mou, mais on ne désespère pas qu'à haut niveau ce défaut sera corrigé.

Techniquement, le jeu est honnête. Les environnements, s’ils ne sont pas aussi beaux que ceux d’un Oblivion et bien loin de la foule de détails des productions les plus récentes, ils s’avèrent néanmoins agréables à l’œil. La ligne de vue est généreuse, la modélisation des personnages est honorable. Il n’y a rien de vraiment impressionnant, mais rien non plus de rédhibitoire dans l’aspect technique de White Gold. Malgré tout le jeu n'évite pas les PNJ-clones donneurs de quêtes Fed-EX ou des comportements de l'IA étranges. Le représentant de Play-Ten a par ailleurs longuement insisté sur le fait que l’équipe de développement de Deep Shadows avait quadruplé (pour passer à 60 développeurs) depuis Boiling Point et que le jeu final devrait être énormément moins buggué que son titre précédent. On ne demande qu’à le croire. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas vu de très gros bug durant toute la durée de la présentation… Avec un peu de chance, on pourra finir le jeu sans utiliser les cheat-codes…

Pas vraiment convaincu par White Gold ? Effectivement. Il faut dire que ce n’est pas la meilleure présentation à laquelle nous avons assisté. Et, pour connaître un peu la précédente production de Deep Shadows, nous restons prudents. La date de sortie reste quant à elle très floue : le jeu devrait sortir en novembre prochain en Russie, et – c’est à confirmer - avant la fin de l’année dans le reste de l’Europe.


Par Zick, le 26 août 2008


 

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