Il y a quatre ans sortait Chaos League. Sous ce titre très passe-partout se cachait en fait une copie vidéoludique légèrement revue d’un jeu de plateau sorti en 1987 : Blood Bowl. Créé par Games Workshop, Blood Bowl est une transposition du football américain dans l’univers de Warhammer. Là encore, les différents races (Elfes, Orks, Humains, etc) s’affrontent mais dans un stade. Un univers violent mais beaucoup moins sombre que le célèbre jeu de plateau classique, où tous les coups sont permis pour atteindre l’en-but d’en face. Après un détour sur le stand de Focus, voici nos premières impressions (sur PC) de Blood Bowl, le jeu vidéo prévu pour la fin du premier trimestre 2009.
Une licence exigeante bien exploitée
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Chaos League a immédiatement été repéré par Games Workshop. Et plutôt que de leur coller directement un procès aux fesses, l’éditeur du jeu de plateau a signé un accord avec le développeur pour réaliser une adaptation fidèle munie de la licence officielle. Une coopération qui – si l’on en croit Focus – s’est révélée relativement difficile. Games Workshop validait toutes les phases de développement du jeu et demandait régulièrement aux développeurs de modifier des éléments, parfois de simples détails. De cette validation précautionneuse, Blood Bowl en ressort avec deux modes de jeu : un mode classique qui respecte scrupuleusement toutes les règles du jeu de plateau et le mode Blitz, plus souple qui autorise quelques entorses aux règles.
Dans le mode classique, le jeu se déroule uniquement au tour par tour : deux équipes de 11 joueurs se font face, le but du jeu étant de marquer le plus de point durant les 16 tours que compte un match (deux fois huit tours). Les points ne se marquent qu’en réalisant des touchdowns, comme dans le football américain. Pour le match en lui-même, le jeu est très proche du gameplay de Chaos League : la dimension tactique des matchs est toujours aussi présente, et chacune des actions est soumise à un jet de dés. Il faut donc réfléchir très précisément à chacune de ses actions avant de déplacer un joueur ou de décider de bloquer plus ou moins violement un adversaire. Le hasard restant maître, une mauvaise action devient souvent synonyme de joueur blessé, assommé ou même tué et naturellement… de but marqué». Blood Bowl oblige, il est heureusement possible de changer le destin. Avant même le début du match, les plus riches des équipes n’hésiteront pas à soudoyer l’arbitre, à doper ses joueurs ou à renforcer son roster d’un joueur star aux caractéristiques démesurées mais pour un seul match.
Le mode blitz quant à lui est bien plus souple. Il reprend l’ensemble des règles du mode classique, mais permet de modifier le temps de match, d’équiper ses joueurs de pièces d’armures et surtout de jouer en temps réel. Dans ce dernier mode, un match se déroulera sur un quart d’heure (deux fois huit minute) et on contrôlera son équipe comme dans un STR : sélection des unités au lasso, possibilité de faire des groupes avec la touche ctrl + chiffres. Il en découle un gameplay beaucoup axé sur le micro management et – dans la version présentée – plus confus et plus brouillon. Ce mode est destiné principalement aux débutants et à ceux qui souhaitent jouer rapidement et de façon défoulante. Quand on sait qu’un match en tour par tour peut durer une heure, on peut le comprendre…
Des heures et des heures de jeu en perspective
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Le jeu comprendra en tout 8 races dans le jeu de base (Ork, Humains, Elfes Sylvains, Gobelins, Skavens, Hommes-Lézards, Chaos et Nains) et Cyanides prévoit dores et déjà de nouvelles races en téléchargement (gratuit ou payant, rien n’ayant été décidé pour l’instant). Quoi qu’il en soit, pour ceux qui seraient déçus de ne pas trouver les Nains du chaos ou les Morts-vivants, Focus nous assuré qu’un éditeur de races permettrait, en utilisant les skins des races existant de créer presque toutes les races du jeu de plateau. Une fois la race choisie et ses premiers joueurs achetés, il est temps de se lancer dans le mode campagne. Celui-ci est représenté par une immense carte du monde de Warhammer, parsemé d’une quinzaine de tournois. Ceux-ci peuvent accueillir de 4 équipes pour les premiers à 24 équipes pour les derniers. Et chaque saison, c’est une soixantaine d’équipes qui s’affrontent pour obtenir la première place du classement. Comprenez qu’il faudra des dizaines et des dizaines d’heures avant de parvenir dans le haut du tableau…
Puisque l’on parle de son équipe, profitons-en pour nous attarder sur ses membres. Une équipe se composé de 11 joueurs et comprend de nombreux postes : coureurs, lanceurs, trois quarts, receveurs, les big guy, présents pour la castagne. Une fois embauchés, il faudra faire extrêmement attention à eux, sans pour autant s’y attacher. Explications. Chaque joueur de son équipe gagne en expérience après chaque match. Sans monter à de très haut niveau (le maximum que nous ayons vu était 12), les joueurs les plus expérimentés sont naturellement les plus dangereux. Mais ne comptez pas sur deux joueurs de haut niveau dans votre équipe pour remporter la saison. Blood Bowl est un jeu basé sur le hasard. Par conséquent la mort et les blessures seront légion. Et si par chance votre joueur survit, il y a de bonne chance pour qu’un jour ou l’autre il prenne sa retraite. Il faudra alors reprendre un nouveau receveur de niveau 0 et prendre le temps de le reformer. Histoire de faciliter les choses, Cyanide nous a assuré que qu’il serait possible de sauvegarder un très bon roster pour le faire jouer dans des matchs hors championnat ou en multijoueurs.










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Présentation Blood Bowl 









