Le 10 juillet 2008 sortait au Japon Persona 4. Ce titre, que l’on retrouvera peut-être un jour en Europe, devrait rester dans les annales comme l’un des tous derniers jeux exclusifs à la PlayStation 2. Huit années après son lancement, la console de Sony s’apprête à prendre une retraite bien méritée. Et pour que son pot de départ ne passe pas inaperçu, nous avons tenu à rendre hommage à ce qui restera comme l’une des meilleures consoles de tous les temps.
Voici le second volet de cet historique, qui se focalise sur l’année 2001, douze mois durant lesquels la console va se démocratiser et accueillir une première flopée de titres inoubliables.
Un prix moins prohibitif
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Quelques mois après son lancement, aussi bien au Japon qu’en Europe, la PlayStation 2 entame sa seconde année de commercialisation avec beaucoup de certitudes. Certes, le catalogue de jeux proposé alors n’est pas éblouissant. Mais de nombreux titres annoncés pour les mois à venir suscitent curiosité et intérêt. Notamment Metal Gear Solid 2, Silent Hill 2, Gran Turismo 3 ou Final Fantasy X, autant de suites de saga à succès, toutes exclusives à la console de Sony.
Mais la première bonne nouvelle de l’année 2001 aux yeux de Sony (un peu moins aux yeux des amateurs de jeux vidéo) est sans conteste l’annonce faite par Sega le 31 janvier. La firme au hérisson bleu déclare la mort dans l’âme l’arrêt de la production de Dreamcast à compter du mois de mars. Pendant de nombreuses semaines, de la « fin » de Sega en tant que constructeur jusqu’à la sortie du GameCube de Nintendo en juillet 2001, la PS2 devient la seule console de sixième génération sur le marché. De quoi lui assurer un monopole aussi bien vis-à-vis des éditeurs tiers qu’à ceux du public.
Avec une telle position de force, Sony aurait très bien pu continuer de vendre sa plateforme au prix initial. Mais la démocratisation irrépressible des lecteurs DVD a implicitement décoté la PS2 aux yeux d’un public pour qui les jeux vidéo ne font pas partie des priorités. Le constructeur nippon a donc annoncé deux baisses de prix successives au cours de l’année 2001. Une première, presque négligeable, de 200 francs en juin, permettant à la machine d’être vendue à 2 790 francs au lieu des 2 990 frs initiaux. Fin septembre, une seconde ristourne, beaucoup plus conséquente, voit la PS2 passer de 2 790 à 1 990 francs. Loin d’être innocente, cette incroyable remise a eu le mérite de consolider le leadership de la console au détriment du GameCube, évidemment apprécié par les fans de Nintendo mais plutôt boudé par les éditeurs tiers. De plus, la baisse de prix de la PS2 a permis de porter un sérieux coup à Microsoft, dont la future Xbox, lancée au prix de 479 euros (3000 francs) ne s’annonçait pas sous les meilleures auspices, en dépit d’un processeur supposé encore plus puissant que celui de la PlayStation 2.










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