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 TOM'S GAMES >  ARTICLES    >     E3 : Alpha Protocol
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Forum Alpha Protocol  Présentation Alpha Protocol
Catégorie : RPG  - Editeur : Sega  - Disponible sur :   Alpha Protocol sur Pc   Alpha Protocol sur Playstation 3   Jeu Alpha Protocol  - Forum du jeu

Développé par Obsidian, déjà à l’origine des pas mauvais NeverWinter Nights 2 et KOTOR 2, Alpha Protocol bénéficie d’un a priori favorable. Présenté à l’E3 dans une version non jouable, ce RPG-action présente déjà un niveau de finition honorable pour un titre qui dispose encore de nombreux mois de développement. Obsidian saura-t-il faire d’Alpha Protocol un titre mieux que « correct » ?

Du RPG très verbeux

 
Exécuter le terroriste ou le laisser filer pour mieux l’utiliser par la suite ? Cruel dilemme.

Au cours d’une de ses missions, l’ex-agent Thornton (viré de la CIA) découvre l’existence d’un complot à très grande échelle dont les tenants et aboutissants restent encore secrets. Situé de nos jours, Alpha Protocol est doté d’un scénario réaliste, adossé à un contexte géopolitique crédible. Comprenez : le monde est au bord de la crise et ça devrait empirer. Dès le départ, Il faudra donc choisir son camp et se résoudre à affronter, le cas échéant, des membres de sa propre faction, partout à travers le globe. Complication supplémentaire : impossible de faire confiance à personne, il faudra se méfier de tout le monde.


Comme dans tout RPG qui se respecte, les phases d’interaction verbale avec les PNJ prennent une place primordiale dans le gameplay. Outre les longs, très longs, dialogues, il est possible de donner un certain ton à la conversation et de tenter d’influencer le PNJ dans un sens ou dans un autre. Pour ce faire, un système d’attitude et d’émotions, avec curseur à faire varier vers la menace, la persuasion, le charme…
Dans la démo présentée, il s’agissait de convaincre le garde de l’ambassade des Etats-Unis (en état d’alerte), de laisser entrer notre avatar… Malgré une réticence manifeste, la sentinelle autorise l’accès, sans qu’on ait eu à recourir à la phase « action », c'est-à-dire à la force brute. Ce serait ennuyeux de vous fâcher tout de suite avec le corps des Marine, faction incontournable du jeu…


Cette habile transition permet d’aborder directement la phase de combat. Au-delà du catalogue impressionnant d’armes de poing et d’épaule, ce seront surtout les compétences relatives à chaque arme, et l’amélioration des compétences de Thornton qui feront la différence. On pourra, entre autres customiser ses armes d’accessoires tels que viseurs ou chargeurs rallongés, se spécialiser dans une arme particulière. Mais aussi utiliser des super attaques ou des coups critiques, comme cette sorte de bullet time qui permet de viser et toucher plusieurs cibles successives. Bien sûr, les éléments du décor serviront de couverture et le corps à corps sera parfois la meilleure option, une fois au contact.


Quant à l’aspect infiltration, autre option, libre au joueur de décider de la tactique la plus appropriée. Si les missions peuvent être abordées et accomplies de toutes les manières, le bon choix tactique les rendra plus faciles et rapides à finir. Rien d’original, le bon sens même.


L’avatar passe-partout et sans charisme

 
Discrétion et furtivité se révèleront, parfois seulement, la meilleure option.

Obsidian nous promet une bonne vingtaine d’heures de gameplay. Le déroulement du scénario proposera naturellement de nombreux embranchements en fonction de votre comportement et de vos choix. Que faire d’un odieux terroriste tombé entre vos mains ? L’exécuter pour l’empêcher définitivement de nuire ou le laisser vivre, pour en tirer des bénéfices ultérieurs éventuels ? De l’aveu même des développeurs le joueur sera constamment confronté à ce genre de décisions cruciales afin de renforcer son sentiment d’immersion. Autre facteur d’implication formellement revendiqué, l’étonnante banalité du héros, son manque absolu de personnalité et de charisme. Pour compenser malgré tout ce parti pris, Thornton pourra se servir dans une généreuse garde-robe de déguisements et de tenues de combat. Un ensemble presque aussi varié que le véritable arsenal disponible mais dissimilé dans les refuges provisoires du héros. Ceux-ci lui serviront aussi à choisir ses missions.
Plus anecdotique : vos actions les plus retentissantes pourront faire l’objet d’une retransmission télévisée. A l’inverse, cela aura-t-il une influence sur la suite du jeu ?

Les graphismes, techniquement et visuellement irréprochables, y compris en ce qui concerne les textures et autres effets de lumière, souffrent un peu du même manque de personnalité et de parti-pris graphique qui caractérisent le héros.


Cette démo (forcément) réussie laisse malgré tout une opinion mitigée. Trop courte, elle survole trop rapidement de nombreux points essentiels du jeu. Mais surtout, à l’instar du héros si passe-partout, il manque une petite étincelle. Comme c’est agaçant.


Par Steve_M, le 30 juillet 2008