Le 10 juillet 2008 sortait au Japon Persona 4. Ce titre, que l’on retrouvera peut-être un jour en Europe, devrait rester dans les annales comme l’un des tous derniers jeux exclusifs à la PlayStation 2. Huit années après son lancement, la console de Sony s’apprête à prendre une retraite bien méritée. Et pour que son pot de départ ne passe pas inaperçu, nous avons tenu à rendre hommage à ce qui restera comme l’une des meilleures consoles de tous les temps. Voici le premier volet de cet historique, se concentrant sur le lancement de la console dans le monde entier ainsi que sur sa première année de commercialisation.
La console la plus puissante de sa génération ?
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En préambule de cet article, il est nécessaire de revenir quelques mois en amont du lancement de la PS2 et d’évoquer la première console de Sony. La PlayStation a réussi un véritable tour de force en défiant les cadors du milieu, Nintendo et Sega. Il faut dire que les deux derniers nommés avaient quelque peu relâché leur étreinte. La Saturn, lancée en 1994, s’est vite assimilée à un gros bide commercial tandis que Big N a attendu 1996 pour distribuer sa Nintendo 64. Il n’en fallait pas plus pour que Sony s’engouffre dans la brèche et convertisse une communauté de joueurs initialement sceptique vis-à-vis de ce nouveau constructeur. A la faveur de sorties de licences multiplateformes et d’acquisitions d’exclusivités telles que les épisodes VII, VIII et IX de Final Fantasy, la PlayStation est rapidement devenue incontournable. A tel point que 70 millions d’exemplaires de la console étaient en circulation à l’aube du troisième millénaire, date choisie par Sony pour lancer sa PlayStation 2.
En mars 2000, un an et demi après la Dreamcast, la PS2 voit le jour au Japon. Elle se présente comme la console la plus puissante jamais créée bien que son processeur central de 128 bits soit déjà utilisé dans la dernière machine de Sega, elle aussi de sixième génération. Mais la principale innovation de la PlayStation est bien évidemment son lecteur DVD intégré, une grande première dans le milieu des consoles de salon. A cette époque, le support DVD n’est encore que très peu implanté, ce qui rend quelque peu légitime le prix exorbitant de la machine à l’heure de sa sortie (2 990 francs, soit 455 euros environ pour l’Europe). Mais ce prix n’empêche pas la console de se vendre à un million d’exemplaires lors du premier week-end de sa commercialisation. Tous les précédents records de vente sont pulvérisés.










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