Dire que Fallout génère un véritable culte auprès d’une foule d’adorateurs, et que le troisième épisode de la série (si l’on ne compte pas Fallout Tactics et Brotherhood of Steel) suscite autant d’attentes que de craintes sont des évidences. Rare représentant du genre RPG post-nucléaire, l’univers dépeint ferait fantasmer n’importe quel amateur de Mad Max. Dès lors, on peut légitimement s’inquiéter de voir un studio « étranger » à la licence s’emparer de l’objet de tous les désirs. Mais l’heure est enfin venue : après deux contacts visuels avec la bête (à lire ici et ici), il est temps de s’emparer du pad et de quitter la sécurité du Vault 101.
Bienvenue dans le monde irréel
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Je maudis ces fichues 30 minutes. Comment juger un titre de l’ampleur de Fallout 3 en seulement une demie heure de temps ? On me place le pad 360 entre les mains, la sauvegarde se lance. Ecran de chargement au look « 50’s », avec ancienne publicité qui va bien. Quelques (longues) secondes plus tard, me voilà dans le Vault, face à une porte : une issue vers la liberté, mais aussi et surtout la mort et la désolation. L’interrupteur me fait face, il est temps de sortir affronter son destin.
Mes yeux se brouillent, la lumière du soleil m’aveugle et tout est flou autour de moi. Doucement, les contours de collines dévastées commencent à se dessiner et apparait alors le paysage d’un monde détruit. L’horizon porte loin, très loin et j’aperçois même le dôme blanc du Capitole de Washington, miraculeusement intact… vu d’ici.
Il est temps d’avancer, la première cité sur mon chemin se nomme Megaton et j’y trouverais peut être quelques indices sur mes recherches. Marchons doucement, les tonnes de déchets, gravats et morceaux de ferrailles écroulés rendent la progression difficile. Pas un rat à l’horizon, tout semble (trop) calme.
Heureusement, la fameuse ville n’est pas loin et mon premier contact humain ne se fera pas dans le sang. Aux portes de la cité, un marchand ambulant se tient sagement sur mon chemin. Au lieu de faire parler la poudre, voyons plutôt ce qu’il a à me proposer. Cette première rencontre est courte cependant, mes économie s’élevant pour le moment à rien. Il me souhaite bonne route et je franchis les portes de Megaton.
Surplombant les bâtiments, la ville n’est qu’un ensemble monstrueusement désordonné de passerelles, ponts et bâtiments de traviole. C’est à se demander comment cette architecture chaotique arrive à tenir debout. Un homme coiffé d’un chapeau de cowboy s’approche. Sa ressemblance avec Chuck Norris est troublante mais il me fait vite comprendre qu’il est ici maitre de sa ville et qu’il ne vaut mieux pas s’écarter du droit chemin, sous peine de douloureuses représailles.
Un peu plus loin, un étrange spectacle m’interpelle : une bombe est à moitié enfoncée dans le sol et quelques illuminés se recueillent devant l’objet, semblant vouer un culte à un dieu destructeur et tout puissant. Me voilà en compagnie des membres de l’Eglise de l’Atome.
Il s’avère que cette énorme masse au milieu de la ville est une bombe nucléaire n’ayant, bizarrement, jamais explosé. Un premier choix s’offre alors : si mon expertise en matière d’explosif me le permet, je peux tenter de désamorcer l’objet ou encore de programmer une explosion et éradiquer définitivement la ville…
Mais ce cruel dilemme me sera épargné, mes compétences en la matière étant insuffisantes pour le moment. Et, surtout, une voix me signale qu’il est temps de passer la manette au voisin. Fichues 30 minutes…










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