Gameplay, personnages, graphismes : le Prince of Persia nouveau se distingue radicalement de son prédécesseur. La version présentée à l’E3 2008 montre que le studio montréalais d’Ubi tente de renouveler complètement l’expérience du jeu. Visuellement, le pari semble gagné.
Elika, votre ange-gardien
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Un Prince of Persia “nouvelle manière”, il fallait l’oser : une licence aussi forte et bien installée, il est rare de la voir un peu bousculée »... La version présentée à l’E3 dévoile les nouveaux partis pris de l’équipe canadienne chargée du développement, et ce, dès les premières secondes de jeu. Le parti-pris graphique, tout d’abord, déjà dévoilé lors des Ubidays, mais cette fois « en mouvement ». Ce nouveau style mélange -avec un certain bonheur- le cel shading et le style des concept arts réalisés pour les études préliminaires au jeu. Une nouveauté qui détache les personnages du décor, leur confère un véritable relief, une épaisseur proche du rendu de la 3D. L’ensemble de l’animation gagne à ce titre en fluidité et en couleurs. L’autre parti-pris le plus manifeste, c’est l’assistance permanente au joueur. Cette assistance a un nom : Elika personnage très autonome mais pas si secondaire que ça. La présence de cette jeune magicienne influe très fortement sur le gameplay. Davantage qu’un simple side kick, elle se comporte comme le véritable ange gardien du prince. Par sa magie et sa simple présence, elle vous assistera pendant les combats, les acrobaties un peu compliquées et vous épargnera même les game over intempestifs… On ne peut pas vraiment parler de mode coopératif avec l’IA mais plutôt d’une forme d’assistance in game très bien déguisée.
Passons rapidement sur le prétexte de l’épisode : une présence maléfique souille cette partie du monde, la privant de toute vie et même de ses couleurs. Si ce sera bien au Prince de combattre les manifestations de cet ennemi (les créatures et autres ruissellements venimeux), seule la magie d’Elika pourra purifier chaque zone parcourue et lui rendre les couleurs de la vie (un effet visuel assez bluffant), ce qui ouvre l’accès aux zones suivantes… La région jouable se présente comme un territoire ouvert qui permet le voyage, c’est à dire une progression relativement non-linéaire, notamment à l’intérieur de chacune des zones qui la compose. Plusieurs chemins permettront de parvenir à l’objectif, chacun offrant une expérience de jeu spécifique. Dans tous les cas, impossible de se perdre ou d’oublier l’objectif à atteindre : Elika fait office de carte et de guide. La progression, à base d’acrobaties, de sauts et d’escalade apparaît à la fois comme très spectaculaire et exagérément facile. Une impression peut-être due à l’habileté du démonstrateur : si la démo était bien jouable, elle ne l’était que par un représentant du studio de développement montréalais d’Ubi. Peut-être est-ce l’apport du nouvel accessoire du héros, la griffe, qui facilite l’escalade sur toutes les surfaces. Peut-être encore… Elika, bien sûr…Toujours là pour tendre une main secourable au prince, l’aider pour une escalade difficile, l’empêcher de tomber et, d’une manière générale, le tirer d’un mauvais pas.










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